Cafardman

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Dans un Vierzon atomisé, un super-héros français veille.


Après l'apocalypse... Les super-héros 'à la française' Super-héros rigolos

A Vierzon, dans un futur post-apocalyptique profondément désolé, règne le parti unique de L'Ordre Vert, dictature écologiste ayant détruit toute chose " non-bio ". Autant dire à peu près tout. Dans cette ville en ruines mais habitée, un justicier à gueule de cafard (et à l'esprit aussi vif), s'efforce de sauver la veuve et l'orphelin, tout habillé de cape et de collants - comme il se doit. Las, toutefois, Cafardman est en quête de l'ultime pièce mécanique qui lui permettra de quitter ce bled pour le grand voyage, au volant de sa moto, antennes au vent, prêt à affronter le monde. Une parodie délirante des comics post-apocalyptiques et superhéroïques, parfois même de fantasy, truffée de séquences à mourir de rire. Très inspiré, l'univers crée par L'abbé est une mine de situations absurdes et hilarantes. (Présentation de l'éditeur)

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 21 Avril 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Cafardman
Les notes (1)
Cliquez pour lire les avis

02/12/2019 | Noirdésir
Modifier


L'avatar du posteur Noirdésir

J’avais découvert L’abbé, plutôt avec plaisir, avec un petit album paru chez les éditions Lapin, Docteur Peste, et c’est avec plaisir que je me suis lancé dans son deuxième opus, même si au final, j’en suis sorti un chouia déçu. Le dessin d’abord, qui est globalement bon, même si alternent un trait précis et des passages moins élaborés et plus « flous », sans que je sache toujours si cette « inégalité de traitement » est volontaire ou pas. Deux personnages de « L’Ordre vert » ont des traits similaires à ceux de médecins de Docteur Peste. Si le dessin est sympathique (je l’ai bien aimé en tout cas), j’ai été moins convaincu par la colorisation, pas toujours à mon goût (peut-être L’abbé aurait-il dû se contenter d’un dessin en Noir et Blanc). L’histoire elle est totalement foutraque. Après une grande carte d’introduction au monde post-apocalyptique dans lequel se débat notre héros (carte singeant les habituelles cartes des mondes fantasy à la Tolkien, mais présentant un monde pourri, détruit, malade, autour des ruines de Vierzon !), on entre de plain-pied dans un univers à la fois glauque et déjanté. Découpée en chapitres (pour faire comme les magazines de super-héros américains), l’histoire tourne autour d’un type fluet, moulé dans une combinaison verdâtre, et vraiment pas très futé : Cafardman se débat, avec l’aide d’une sorte de cancrelat, contre les tenants de L’Ordre vert, mais aussi contre les dégénérés qui survivent dans les ruines radioactives. C’est un super héros de carnaval, aussi débile que certaines parties des intrigues (on est dans l’humour bête, débile, caricatural). Pour pimenter l’ensemble, un peu de trash et de passages olé olé (avec Vagina la « biopute » par exemple). Le résultat de ce grand défouloir n’est pas inintéressant, mais c’est trop inégal, L’abbé hésitant entre l’histoire « sérieuse » et le délire en roue libre. Album à découvrir à l’occasion, plutôt via un emprunt je pense. Note réelle 2,5/5.

02/12/2019 (modifier)