Il était 2 fois Arthur

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Biographies jointes du boxeur noir Jack Arthur Johnson et du poète-boxeur Arthur Cravan.


1900 - 1913 : Du début du XXe siècle aux prémices de la première guerre mondiale 1914 - 1918 : La Première Guerre Mondiale Aire Libre Arthur Cravan Biographies Documentaires La BD au féminin La Boxe Racisme, fascisme

Au début du XXème siècle, aux États-Unis, l'esclavage est bien aboli... mais la ségrégation raciale bat son plein ! Interdiction diverses, ligne de démarcation, vexations, lynchages, les hommes et femmes de couleur sont soumis à une multiplicité de lois les reléguant en dessous des Blancs. Notamment dans le milieu sportif : un boxeur noir ne peut concourir en catégorie poids lourd. Mais Jack Johnson, athlète d'exception, va tout changer, obligeant la loi à changer et les blancs à regarder. De l'autre côté, Arthur Cravan, poète-pugiliste, aventurier et pacifiste, dadaïste avant l'heure, véritable personnage romanesque qui écrit sa propre légende. Une vie qui défie l'entendement et dont l'aspect fictionnel se mélange intimement à la réalité. Ce qui est certain, c'est que ces deux hommes se croiseront à un moment-clé de leurs histoires. En pleine Première Guerre mondiale, le poète fuit les combats et débarque à Barcelone. Jack Johnson, qui vient de perdre son titre de champion du monde poids lourd, est présent. Ils vont s'affronter sur le ring durant 43 minutes avant que ce dernier ne mette l'habile homme de lettres K.O. Une rencontre sportive superbe et le premier happening de l'histoire de l'art.

Scénario
Dessin
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 06 Septembre 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Il était 2 fois Arthur © Dupuis 2019
Les notes
Note: 2/5
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18/09/2019 | Ro
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Par Ro
Note: 2/5
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Idée originale que de présenter deux biographies en une. La première partie de cet album raconte le destin de Jack Johnson, boxeur noir qui se bat pour se faire une place dans le monde raciste de la boxe américaine et atteindre le titre de véritable Champion du Monde et non pas seulement celui de sa "race". Très fort, il a une confiance méritée dans son grand talent et aime aussi à provoquer le public et tout le monde autour de lui, comme un enragé décidé à montrer qu'il peut tout faire comme un blanc, les belles choses comme les plus méprisables. Nous suivrons ainsi son apogée puis la descente de sa carrière jusqu'à ce match un peu fantoche et plutôt orienté vers le spectacle qu'il mènera contre Arthur Cravan. Et c'est à ce moment là, à la moitié de l'album, que nous allons changer de sujet de biographie et relater ce qu'il va advenir ensuite de ce fameux poète-boxeur ayant fui la France et l'enrôlement dans l'armée au début de la première guerre mondiale. Celui-ci est encore pire provocateur que ne l'était Jack Johnson et passera une vie d'artiste échevelée en Europe puis en Amérique, séduisant les uns par ses idées et son audace autant qu'il se fera détester par les autres par son comportement séditieux et offensant. Ayant lu il y a un peu plus d'un an la BD Arthur Cravan, je connaissais déjà bien le personnage. A l'inverse, je ne connaissais pas du tout Jack Johnson. J'ai plutôt apprécié la première moitié de l'album qui raconte la vie de celui-ci car elle est claire et instructive. Son combat pour trouver sa place de Champion du Monde et combattre par la provocation et son talent brut de boxeur le racisme ambiant à l'époque est bien mis en scène et assez prenant. A l'inverse, la seconde moitié sur Cravan m'a paru trop embrouillée. Déjà que je n'apprécie pas le personnage en lui-même, de le suivre dans une narration confuse et peu engageante m'a été un peu pénible et m'a ennuyé. Je ne me suis vraiment pas attaché à ce récit et à son sujet. A cela s'ajoute un dessin que je n'aime pas du tout. C'est un noir et blanc au trait brouillon, avec nombre de visages franchement laids et des planches aux allures bâclées. Grégoire Carlé était capable d'un dessin bien plus agréable dans Baku notamment et il y a quelques cases de cet album qui sont plus jolies que les autres, comme ce paysage de tempête de sable, donc j'en déduis que c'est probablement un choix esthétique que d'offrir des planches ainsi dessinées mais c'est un choix qui ne me plait vraiment pas et me rend réticent à la lecture.

18/09/2019 (modifier)