La Cour des Miracles
Alors qu’il cherche à épargner le supplice de la roue à son fils, Anacréon, le roi des gueux, est de plus en plus aculé par le pouvoir royal.
1643 - 1788 : Au temps de Versailles et des Lumières Paris Quadrants Soleil
Paris, le 14 février 1667. Dans une rue passante, un mendiant éclopé et affalé contre un mur, alerte un bourgeois : une crapule est en train de lui faucher la bourse attachée à son ceinturon. Le gamin est aussitôt attrapé et neutralisé au sol. Un groupe de témoins s’affaire alors à le mener jusqu’au châtelet, pour qu’il y soit jugé et embastillé. Or, durant le trajet, ils doivent soudainement faire face à un groupe plus important de combattants ayant dégainé leurs épées. Les témoins prennent aussitôt la poudre d’escampette, abandonnant le mendiant et le gamin… qui sont père et fils, complices de cette mascarade ! Pour assister au triomphe de ce chef d’œuvre de traîtrise, il ne manque que « la marquise », la sœur de Jean (le chapardeur) et fille d’Anacréon, alias le Grand Coësre (le mendiant). Ce dernier est le roi des gueux. Il trône sur une vaste cour des miracles, dans les ruelles abandonnées et sordides de la capitale. Régulièrement, lors de grandes processions, chacun lui apporte un tribut de valeur variable, selon son bon vouloir, sur ce qu’il lui reste de son butin de chapardage. Evidemment, certains apportent plus que d’autres, et cela génère des tensions. La règle est pourtant simple : « Foutez-vous en plein la panse et le gosier, et ne conservez rien ! »
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| Date de parution | 24 Janvier 2018 |
| Statut histoire | Série terminée 3 tomes parus |
Les avis
La Cour des Miracles est une très solide bande dessinée d’aventure historique, portée par un univers particulièrement riche. Le choix de s’ancrer dans le « monde d’en bas », structuré, organisé et régi par ses propres règles, fonctionne pleinement. Le contraste avec le pouvoir royal et les élites est bien exploité, tout comme les jeux d’influence et les manœuvres politiques nécessaires à la survie de cette contre-société. Le contexte historique constitue une réelle plus-value, sans jamais alourdir la lecture. On reste avant tout sur un récit d’action et d’intrigues, fluide et efficace, qui privilégie le rythme et la tension dramatique. Les personnages sont soignés, tant sur le plan graphique que narratif : aucune figure caricaturale, peu de manichéisme, et une subtilité appréciable malgré une approche clairement romancée. Le dessin accompagne parfaitement le propos. Il est appliqué, lisible et très attentif à la restitution des décors, des corps et de la misère omniprésente, élément central du récit. L’ensemble dégage une vraie cohérence visuelle et narrative. Une bande dessinée dense, immersive, et clairement marquante.
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