Fire Punch
Dans les flammes de la vengeance... la mort serait la de?livrance
Les petits éditeurs indépendants Shonen Shueisha
Plonge?s dans une nouvelle e?re glaciaire, ou? le chaos et la famine re?gnent sur terre, les hommes sont pre?ts a? tout pour survivre. Parmi eux, certains, posse?dent des dons surnaturels. Agni et sa sœur Luna font partis de ces « e?lus » et utilisent leur pouvoir de re?ge?ne?ration pour nourrir les habitants de leur village. Mais un jour, un terrible malheur les frappe. Agni sera le seul survivant d’un massacre qui a bru?le? ses proches. Il part alors dans une que?te effre?ne?e pour assouvir sa soif de vengeance.
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Editeur
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Genre
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| Date de parution | 21 Juin 2017 |
| Statut histoire | Série terminée 8 tomes parus |
Les avis
Bon, j'adore le travail de Fujimoto, j'ai déjà avisé la totalité de ses créations éditées en français, ne me restait plus que Fire Punch, la première œuvre du bonhomme dont on m'a parlé, celle dont j'ai entendu beaucoup de positif depuis si longtemps, celle qu'on m'a répété de lire maintes et maintes fois, ... Et que je n'avais ironiquement jamais lue jusqu'à présent. Verdict ? C'est du très bon... Mais également très imparfait. Allez, on accroche sa ceinture, c'est parti ! Dans cette histoire, le monde est ravagé par une nouvelle ère glaciaire, l'humanité est au bord de l'extinction, des gens dotés d'étranges pouvoirs jouent les élus divins, les prophètes ou, malheureusement, les batteries permettant au reste de l'humanité de tenir le coup. Agni, notre protagoniste, est doué d'un pouvoir de régénération. Sa capacité régénératrice est telle qu'il semble incapable de mourir, même après avoir été décapité, même après été immolé par des flammes qui consument tout ce qu'elles touchent jusqu'à destruction absolue. Et que se passe-t-il quand, un jour dramatique, un être qui jamais ne peut disparaitre entre en contact avec des flammes qui consument jusqu'à destruction totale de ce qu'elles ont touché ? Eh bien on obtient un feu éternel, un feu conscient puisque le pauvre Agni ne peut pas mourir, un feu souffrant car Agni brûle déjà depuis plusieurs années sans jamais s'éteindre, sans jamais perdre de vue son objectif : vivre et se venger. Enfin, "vivre", en tout cas, envers et contre tout. Une histoire de vengeance, de recherche d'un but, de souffrance et de désespoir humain, une histoire sur les pires aspects de l'humain aussi. Les personnages de cette histoire sont abjects, cruels, immoraux, comme souvent dans les récits post-apocalyptiques, l'humanité poussée dans ses derniers retranchements révèle ses tendances les plus sombres. Viols, ségrégations sexistes, meurtres à foison, cannibalisme, fanatisme, ... les personnages sombrent progressivement dans la folie ou bien ont déjà sombré il y a bien longtemps. Le sujet du fanatisme, de la facilité qu'ont les gens à croire des mensonges pour se rassurer et se persuader que tout ira bien, que tout a un sens, le fait que les mensonges (aussi légers soient-ils) peuvent avoir des conséquences désastreuses est assurément le sujet le plus proéminent de la série, par ailleurs. Bon, je trouve les personnages complexes et immoraux intéressants, l'histoire est simple, barrée mais prenante, j'ai un faible pour les récits sur la fin des choses (alors le post-apo j'aime beaucoup), c'est par Fujimoto dont j'apprécie habituellement l'écriture, pourquoi donc est-ce que je ressors mitigée de cette lecture ? Eh bien parce que l'œuvre est malheureusement fouillie, ou en tout cas je l'ai ressentie ainsi. Surtout dans la deuxième moitié des albums, j'ai vraiment ressenti que certains événements s'enchaînaient trop rapidement, que la psychologie des personnages (toute intéressante qu'elle soit sur le papier) prend parfois des directions un peu trop expédiées, que le côté fantastique de cette histoire prenait parfois trop le dessus, que les pouvoirs et explications devenaient parfois trop loufoques (en tout cas suffisamment pour me faire sortir du récit) - je pense notamment à tout ce délire autour se l'arbre, qui donne un final intéressant mais dont la justification et l'arrivée soudaine dans le récit m'ont vraiment semblé tirés par les cheveux. Il y aussi que les dessins, que je trouvais assez joliment travaillés au début de la série, m'ont semblé moins impactants sur la fin. Il y a toujours de très belles cases, la mise en scène reste travaillée, mais j'ai regretté la disparition de grandes cases extrêmement détaillées et les quelques folies de mise en scène que l'on avait notamment avec Togata jouant les "réals". Tiens, Togata, parlons-en ! Je ne serais pas négative sur le personnage, au contraire il est facilement mon préféré de cette histoire, je regrette juste un détail de la traduction VF à son égard puisque Togata est ici genré au féminin, par lui-même à plusieurs reprises, même après son coming out narratif, ce qui est très bizarre quand le personnage s'avère être une très bonne représentation d'un homme transgenre. Bon, par "bonne représentation" ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, les personnages sont tous immoraux et Togata ne fait pas exception. Pour vous faire un résumé rapide visualisez un sociopathe immortel passionné de cinéma, véritablement habité par une passion pour le septième art, et qui ne recule devant aucune dépravité, aucune cruauté, pour réaliser lui-même le film parfait. Il a un pet au casque, la narration littéraire se plie à sa volonté lorsqu'il est là et se permet un paquet de références cinématographiques, il est drôle, perturbant, tragique aussi (avoir un corps qui se régénère en permanence quand on n'est pas à l'aise dedans c'est on ne peut plus génant), ... bref, j'aime beaucoup Togata, je note d'ailleurs après lecture que c'est après son départ de la série que j'ai fini par pleinement me sentir détachée du récit, mais voilà je regrette ce défaut de traduction préférant visiblement le genré au feminin, même après découverte narrative de sa nature transgenre. C'est pas nouveau que la VF décide d'éclipser le côté trans d'un personnage, j'ai bien vérifié que ce n'était pas le cas en VO, ça fait chier, donc petit défaut à mentionner. Bref, l'histoire est intéressante, dérangeante même à plusieurs moments, mais se perd un peu narrativement vers la moitié, les délires incestueux du protagoniste m'ont un peu agacée sur la fin, il y a beaucoup de choses à dire sur cette série et pourtant j'en ressors vraiment mitigée. Je comprends pourquoi cette série a fait parler d'elle, pourquoi on m'en a dit tant de bien, mais je comprends aussi pourquoi ce n'est pas cette série là qui a pleinement fait exploser la popularité de Fujimoto. On reconnait déjà les prémisses d'autres de ses futures histoires mais in fine je préfère justement ces histoires antérieures, que je trouve plus finement travaillées, plus abouties. La série est bonne mais pas sûre que je la relise de si tôt.
Un manga qui commence très très bien. Le début est un peu difficile à supporter si l'on se met dans la peau du héros, lequel doit subir des souffrances inimaginables, mais aussi voir mourir ses proches. C'est noir, très noir, et violent. Et bien sûr, on enchaîne sur une histoire de vengeance relativement classique, mais l'auteur ne s'appesantit pas dessus, et le manga prend, dès ce premier tome, un virage narratif inattendu. Et même plusieurs, si l'on tient compte de la rencontre avec celui qui est à l'origine de ses malheurs et de son tourment. Et encore plus avec les deux séquences et images finales... Le tome 2 développe les suites de la rencontre de la fin du tome 1. Agni, en plus de subir des souffrances physiques inimaginables, va devoir faire avec la folie de celle qui l'oblige, quelque part, à collaborer avec elle. A côté de ça, on ne perd pas de vue Sun, qui s'était un temps accroché à notre (anti-)héros. Surprenant en permanence, ou presque. Le tome 3 prend une autre direction, alors qu'Agni sort du scénario échafaudé par Togata, et semble marquer une sorte de fin de cycle, même s'il se termine sur un énorme cliffhanger, totalement inattendu. La suite propose de nouveaux développements, et la rencontre avec la sorcière des neiges va provoquer un virage assez inattendu dans l'histoire d'Agni... Au tome 6 survient un total renversement de paradigme, nous partons visiblement sur un nouveau récit. Le dessin est assez dynamique, même s'il a ce goût d'inachevé sur les visages qui ne me le rend pas super agréable. Intrigant, très. A suivre, donc.
2.5 Dans un monde plongé dans une ère glaciaire où il est difficile de survivre, certains humains ont des pouvoirs surnaturels. J'ai eu de la difficulté à rentrer dans l'histoire. Je ne l'ai pas trouvé intéressante au début et puis petit à petit j'ai commencé à trouver que certaines scènes étaient pas mal et j'ai fini par trouver certains personnages attachants et que cet univers avait du potentiel. Toutefois, je ne réussi toujours pas à trouver le scénario passionnant et je n'attends pas la suite avec impatience. Le dessin est très bien fait.
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