Le Cheval qui ne voulait plus être une oeuvre d'art

Note: 3/5
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Premier album jeunesse coédité avec les éditions du Louvre, cette bande dessinée hippique et poétique dit en quoi chaque œuvre est un témoignage unique et irremplaçable d’une époque offert aux regards d’aujourd’hui.


Le cheval Le Musée du Louvre Peinture et tableaux en bande dessinée

Mardi, jour de fermeture du musée du Louvre. Dans la tête d’un cheval blanc, l’idée jaillit qu’il ne veut plus être une oeuvre d’art. C’est le moment de s’enfuir et de rallier à sa cause d’éventuels compagnons de route. Certains parlent d’une porte gardée par une créature étrange surnommée « le Cerbère ». Mais que garde-t-il vraiment ? La clé de la liberté ou plutôt celle du mystère de leur existence ?

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 23 Novembre 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Cheval qui ne voulait plus être une oeuvre d'art
Les notes (1)
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12/12/2016 | PAco
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Par PAco
Note: 3/5
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Olivier Supiot inaugure ici une nouvelle collection chez Delcourt qui s'associe au Louvre pour donner à l'art une image un peu moins poussiéreuse que se font certains des musées. Je trouve l'initiative des plus louable et l'album d'Olivier Supiot original dans son traitement. J'avais déjà pu apprécier son savoir faire dans des albums jeunesse mais surtout dans le très bon album Le Dérisoire sorti dans la merveilleuse collection "Carrément bd" chez Glénat. On retrouve ici l'originalité de son trait et de ses couleurs qui pour moi collent parfaitement pour traiter un tel sujet. Nous allons suivre les fers de cette tête de cheval blanc peint par Géricault qui en a marre d'être une "simple" œuvre d'art et se met en quête de sortir de ce musée. Le voilà donc parti à l'aventure, cherchant par tous les moyens une issue, traversant les pièces, croisant d'autres œuvres, devisant avec elles sur le sens de tout cela et de leur état. C'est donc dans un véritable petit conte philosophique que nous convie Olivier Supiot, nous questionnant sur le rôle de l'art et la place de ces œuvres en jouant avec cette quête de liberté que ce cheval introduit dans ce sanctuaire. Alors oui, c'est beau, c'est intéressant et malin, mais il m'aura manqué un tout petit quelque chose pour atteindre une note supérieure. J'ai eu un peu de mal à ressentir une plus grande empathie que ça pour ce cheval et malgré la qualité du travail d'Olivier Supiot je suis resté un peu en retrait, simple spectateur, sans être vraiment touché par le résultat final. Dommage, mais l'art c'est parfois ça, on n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui fait qu'une oeuvre ne vous touche pas plus que cela.

12/12/2016 (modifier)