Confessions d'un enragé

Note: 3.2/5
(3.2/5 pour 5 avis)

Il a frôlé la mort. Sa vie s’en retrouvera changée à jamais...


Chiens & Chats Ecole Emile Cohl Enfance(s) Folie Maladies et épidémies

Fin des années 1970. Dans les rues de Rabat au Maroc, Liam, un petit garçon, est attaqué par un chat errant. Transporté d’urgence à l’hôpital, le diagnostic est sans appel : il a attrapé la rage. Gravement contaminé mais soigné à temps, Liam a frôlé la mort, mais sa vie s’en retrouvera changée à jamais. Hanté par le fantôme de ce chat, le jeune garçon va développer des capacités hors-norme, et une sauvagerie quasi animale... (texte : Glénat)

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 31 Août 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Confessions d'un enragé
Les notes (5)
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10/10/2016 | Spooky
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L'avatar du posteur Mac Arthur

J’ai trouvé l’idée de départ très originale. Son traitement m’a plutôt bien plu… à un détail près : les interventions du scientifique. Ces passages, bourrés de termes techniques n’apportent finalement pas grand-chose alors qu’elles plombent le rythme narratif. C’est bien simple : j’ai fini par survoler ces passages pour me concentrer sur l’évolution du personnage. Sinon, rien à redire. Le découpage est bon. La narration à la première personne fonctionne. Le dessin est agréable à l’œil et facile à lire. Le personnage propose un profil intéressant. Le final est vite prévisible mais convient parfaitement au récit. Pas mal, donc. Et même si je n’en ferais pas une priorité pour moi, je ne vois pas de raison de vous en déconseiller l’achat.

19/11/2018 (modifier)
Par Canarde
Note: 2/5

Une couverture très chouette à tous égards qui surpasse de beaucoup l'intérieur, assez convenu. (spoiler)L'histoire saugrenue d'un enragé mordu par un chat qui se transforme en chat meurtrier 7 fois dans sa vie, pour se sauver par l'amour au dernier saut. Bref pas un pitch terrible mais qui aurait pu se tirer d'affaire par une mise en œuvre époustouflante, ça arrive. Mais là, les dialogues sont très passe-partout, le vernis scientifique et récurent sur la rage n'apporte rien, les visages sont un peu bâclés à mon goût. Il manque l'épaisseur psychologique qui aurait pu nous faire avaler la pilule. Dommage parce que le trait est sympathique, les jus d'aquarelle réussis, et une certaine variété dans la mise en page est digne d'intérêt.

03/06/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Je me retrouve tout à fait dans l’avis de Spooky – mise à part la comparaison avec son œuvre précédente, que je n’ai pas lue. En effet, c’est une histoire forte, qui commence doucement (ce début « lent » et « gentil » n’augurait rien de bon pensais-je), mais qui, une fois Liam agressé par le chat enragé, est très captivante. La lutte de Liam, le jeu mortel entre lui et le « chat », ses nombreuses « morts », lorsqu’il pète un câble, sont assez prenants – ceci étant accentué par le jeu des couleurs, qui sortent de lui comme de la bave ou des mauvaises pensées. La douceur du début est alors mise en retrait par ces accès de fièvre, de violence, violence qui va crescendo, jusqu’à l’agression de sa compagne. Les intermèdes, durant lesquels un médecin explique ce qu’est la rage, et commente les réactions de Liam passent plutôt bien – même si j’ai eu du mal à m’y faire au début, trouvant que cela hachait un peu trop la lecture. J’ajoute que le dessin est lui aussi plutôt bon, à mi-chemin entre le franco-belge de base et le réaliste. Il contribue à fluidifier la lecture de cet album que je vous recommande.

13/04/2017 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Il n’y a rien de plus traitre et que de dangereux qu’un horrible chat. Un garçon de 4 ans va en faire l’amère expérience après une attaque sauvage dans les rues d’une ville marocaine. Il va aller à l’hôpital, puis suivre un traitement qui le conduira hors de ce pays d’Afrique pour rejoindre la métropole. Il va même devoir se séparer de son pauvre chien pour une histoire de voisin ne supportant pas les dérangements. On peut comprendre les confessions d’un enragé. Il n’est pas question seulement d’une révolte chez un jeune qui découvre la vie et ses multiples facettes. Cela sera surtout en rapport avec la rage, cette terrible maladie virale qui fait encore entre 40000 et 70000 morts à travers le monde chaque année notamment en Afrique et en Asie. Il est dommage que ma ville natale alsacienne soit si mal orthographiée : cela m’a fait mal au cœur surtout que pour une fois une œuvre en parlait pour un fait historique survenu en l’an de grâce 1220. C’est effrayant de savoir que lorsque les premiers symptômes apparaissent, la mort est une quasi-certitude. C’est pourquoi il est toujours recommandé d’aller subir un traitement antirabique lorsqu’il y a morsure avec un animal (chat, chien, renard, loup ou chauve-souris…). Oui, on en apprendra un peu plus sur cette maladie qu’on croyait disparu et qui peut malheureusement toujours faire des ravages surtout quand on se déplace à l’étranger. Il y aura une partie assez ennuyeuse avec beaucoup de termes médicaux compliqués qui tranche avec le reste. A croire que cela a été recopié sur un manuel de médecine. Une simplification en d’autres termes aurait été souhaitable. Maintenant, il y a surtout le parcours initiatique et fantastique d’un petit garçon qui va garder cela en lui durant des années. Le chat viendra le hanter alimentant une aversion pour ce type d’animal. Cela explosera forcément à un moment ou l’autre et l’on ressent cette tension permanente. La fin n’est pas du tout crédible mais on passera l’éponge. Il y a tout d’abord un atout graphique assez considérable dans un style semi-réaliste avec une superbe mise en couleurs. Et puis, le récit est assez prenant par moment avec des surprises intéressantes. Bref, cela perturbe pour le pire et le meilleur.

24/11/2016 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

Après Le Roman de Boddah, cet album est le deuxième réalisé en solo par Nicolas Otéro (même si le premier est librement adapté d'un roman). Et encore une fois, c'est un album fait avec les tripes. Partant d'une anecdote d'enfance -une morsure par un chat enragé au Maroc- Nicolas Otéro part sur un récit initiatique qui oscille constamment entre réalisme et fantastique. Il prouve une nouvelle fois qu'il va falloir compter avec lui en tant que scénariste ou auteur complet dans les années à venir, car c'est un récit de colère, de peur, de souffrance. Cette puissance évocatrice est particulièrement présente lorsque le chat prend possession de Liam pour lui faire péter un câble ou pour le faire "mourir". On ne peut pas lâcher l'album, c'est très prenant. Graphiquement Otéro a encore évolué par rapport à son album sur Kurt Cobain. Il a adouci son trait, l'a rendu moins torturé. On sent l'auteur peut-être en cours d'apaisement, même si la rage qui l'anime s'exprime dans ses histoires. Le travail sur les couleurs, réalisé par son épouse Vérane, est remarquable, car il se montre tout aussi percutant et nuancé que l'histoire. Un album fort.

10/10/2016 (modifier)