Koba

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)

Un épisode de la jeunesse de Joseph Staline qui bouleversera sa vie future.


Jean Dufaux Russie Vampires

Fin des années 40, Sibérie. Staline revient en zone 0049, celle où précisément il avait été déporté à l'époque où il se faisait appeler koba. Il doit y éclaircir un mystère lié à une toile le représentant avec ses compagnons de lutte devenus depuis des membres importants du régime. Or, ces derniers disparaissent progressivement du tableau sans qu'une main humaine, apparemment, en soit la cause...

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 27 Août 2014
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Koba
Les notes (2)
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29/08/2014 | sloane
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Par Blue Boy
Note: 3/5
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Dans ce one-shot ténébreux, Jean Dufaux revisite avec une certaine audace la biographie du « boucher de l’URSS » en y mêlant le mythe du vampire. A partir d’une métaphore troublante et très pertinente, celle d’un tableau se vidant peu à peu de ses personnages, le brillant scénariste de Murena a conçu une histoire fantastique dans la grande Histoire, avec pour héros Staline alias Koba. On sait que ce dernier faisait retoucher – bien avant l’invention de Photoshop – les photos où il apparaissait avec ses collaborateurs par la suite tombés en disgrâce, ceux-ci étant purement et simplement gommés. En croisant le mythe draculéen avec un mythe de l’Histoire, Dufaux rend au despote soviétique l’hommage qu’il mérite, nullement glorieux dans sa soif du pouvoir, ou, devrais-je plutôt dire, de sang. Sous un emballage graphique assez classique et néanmoins adapté, le récit est relativement clair, même si j’ai dû effectuer plusieurs retours en arrière afin de me remémorer certains protagonistes. Le trait de Régis Penet est maîtrisé, élégant, avec quelques touches d’érotisme politiquement correct, embelli par une mise en couleur hyper léchée. Mais cette quasi-perfection a son corollaire : une certaine froideur, qu’on ne peut pas mettre seulement sur le compte du contexte géographique sibérien. D’ailleurs, j’ai eu quelques réserves au début, lorsqu’apparaissent dans leur nudité les jeunes vampires au look androgyne, me demandant si les auteurs ne cherchaient pas à surfer sur la mode « Twilight », ce galvaudage teenager si peu sensuel du chef d’œuvre de Bram Stocker. La suite, j’en suis fort aise, m’a confirmé que Dufaux n’était pas de ce bois. Cette histoire aurait peut-être mérité un second volet afin de rebondir sur cette fin incongrue et d’approfondir certains personnages aux contours à peine esquissés face à un Staline imposant. Par des dialogues aux accents shakespeariens, les déchirements intérieurs de ce dernier y sont bien évoqués, mais les autres personnages, à l’image des figures de la toile se dissolvant dans le néant, ne semblent là que pour faire exister le dictateur, aspirateur de vies jusque dans une BD le mettant en scène en 2014. Cela étant, on sait gré à Delcourt de n’avoir pas enclenché une nouvelle série à rallonge, format prédominant et passablement agaçant dans la BD actuelle.

09/09/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
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Que voilà un bien étrange one shot. Dufaux au scénario et Penet au dessin. Donc on se dit Dufaux, gage de qualité. Penet je ne connaissais pas, mais pour moi c'est une bonne découverte, le trait est très agréable et ses vampires sont diablement sexy de quelque bord qu'ils soient. Donc, Joseph Staline au faîte de sa carrière se retrouve confronté à son passé. Non loin du camp où il était prisonnier politique du tsar, (le goulag est une vieille invention), se trouve un musée dans lequel, surveillé par le peintre qui l'a réalisée, se trouve une toile sur laquelle figure outre Staline, ses vieux camarades de jeunesse, d'avant la révolution. Mais ces bons camarades s'effacent, disparaissent de la toile. Sur celle-ci figure également une mystérieuse jeune femme L'on apprendra que si Staline s'est évadé du camp où il était prisonnier c'est en fait grâce à l'aide d'un vampire et de sa bande. Ils sont immortels bien sûr, Staline aurait voulu être comme eux, mais ceux-ci, plein de sagesse prémonitoire, lui prédisent un avenir où il n'aura pas besoin de l'immortalité des vampires pour rester dans l'histoire des hommes. A ce stade ce que je pourrais dire de plus serait spoiler le récit. Venons-en au fond puisque la forme comme je l'ai dit, tant graphique, mise en page et couleurs me parait adéquate. Je suis totalement incapable de mettre une note à cette heure, mais oui je sais, oh site chéri, qu'il va falloir que je me décide, j'oscille entre le pas mal et le franchement bien. Staline et les vampires ; Du sang au goulag ; Staline, un amour de vampire, etc... Dans tous les cas Mr Dufaux, chapeau ! Mais où vont-ils chercher tout ça ? Bon je vois bien l'idée ! Staline, vampire refoulé n'est devenu ce qu'il était qu'à cause d'une frustration de jeunesse, qui plus est vécue dans une période traumatisante de sa jeunesse. OK, je prends, au moins ça casse l'hagiographie (j'espère qu'ils en ont envoyé deux ou trois exemplaires Place du Colonel Fabien). Allez je me décide et pour cette dernière blagounette je mets la note ci-dessus pour l'idée et un dessin au top pour moi.

29/08/2014 (modifier)