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La Ligue des Gentlemen Extraordinaires - Century (The League of Extraordinary Gentlemen - Century)

Note: 2/5
(2/5 pour 2 avis)

Dans les souterrains du British Museum, le célèbre chasseur de fantômes Carnacki est assailli par les visions d'une secte occulte invoquant l'Enfant Lunaire et la fin du monde. Sous les ordres des services secrets de Mycroft Holmes, l'aventurier Allan Quartermain, le voleur repenti Anthony Raffles et la mystérieuse Miss Murray, membres de la Ligue des Gentlemen Extraordinaires, mènent l'enquête...


Alan Moore Auteurs britanniques La Ligue des Gentlemen extraordinaires Top Shelf Productions

Dans les souterrains du British Museum, le chasseur de fantômes Carnacki a la vision de l'imminence de la fin du monde, qu'une mystérieuse secte chercherait à provoquer. Les services secrets de Mycroft Holmes mobilisent la nouvelle Ligue des Gentlemen Extraordinaires composée de l'aventurier Allan Quartermain, le voleur repenti Anthony Raffles et la mystérieuse Miss Murray. Ces personnages mènent l'enquête à travers trois époques distinctes du vingtième siècle.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 17 Février 2010
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série La Ligue des Gentlemen Extraordinaires - Century
Les notes (2)
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24/02/2014 | Eric2Vzoul
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Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Déjà je n'aimais pas trop la Ligue des Gentlemen extraordinaires, mais au moins j'aimais bien l'homme invisible et Hyde. Ici, ils sont absents et à la place j'ai droit à des nouveaux personnages que je ne connais pas et qui ne me semblent pas du tout extraordinaires. Je suis sûr que je peux leur botter le derrière facilement ! Le gros problème du scénario est qu'Alan Moore part dans un gros délire où j'ai l'impression qu'il faut avoir de bonnes références culturelles pour comprendre ce qui se passe. Comme je ne connais pas vraiment la littérature britannique en dehors des classiques, je me suis vite perdu dans une histoire qui part dans tous les sens et qui me semble inutilement longue.

24/03/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Eric2Vzoul

La Ligue des Gentlemen Extraordinaires - Century constitue le second cycle de l'univers de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires. On y retrouve certains des personnages de la série d'origine, mais ces 3 albums peuvent se lire indépendamment. Cependant, je conseillerai vivement à ceux qui ont adoré le premier cycle de s'en tenir là, afin de s'épargner une grande déception, car Century n'est pas exactement au même niveau, loin s'en faut. Alan Moore reprend pourtant la même (bonne) idée : mobiliser les personnages célèbres des romans populaires de la fin du XIXe et du début du XXe siècle pour créer une équipe de héros, puis les confronter à divers ennemis qui menacent l'Angleterre, le tout dans un univers uchronique inspiré lui aussi des grandes sagas de la littérature rocambolesque de l'époque. Le problème est que ce qui fonctionnait remarquablement avec la première Ligue coince assez vite dans les trois tomes de Century. Cela vient d'abord des personnages. Moore crée une nouvelle équipe et ne conserve de l'ancienne que les moins connus des lecteurs : Allan Quartermain (pour un temps, puis c'est son fils Allan Quartermain Jr qui prend le relais) et Miss Mina Murray. Ils faisaient auparavant équipe avec trois pointures charismatiques de l'imaginaire romanesque (le Capitaine Nemo, Dr Jekyll/Mr Hyde et l'Homme invisible). Désormais, leur équipe réunit trois petits nouveaux Gentlemen : Thomas Carnacki (un médium chasseur de fantômes), Arthur J. Raffles (un genre d'Arsène Lupin britannique) et Orlando (un immortel vieux de 3000 ans qui change régulièrement de sexe sans prévenir). Et c'est là que ça coince. Personnellement, j'ai lu un certain nombre de grands classiques de cette époque et ne me suis jamais senti dépaysé face aux anciens personnages. Mais ceux-là ne me disent absolument rien ; ils apparaissent dans des œuvres mineures très peu connues en France et, à moins d'être un spécialiste en littérature anglaise, il faut s'enquérir de leur identité sur Internet pour comprendre ce qu'ils représentent. Je ne retrouve donc plus le plaisir spontané que j'ai eu auparavant à identifier Mr Hyde derrière le monstre de la Rue Morgue, l'Homme invisible dans l'incube qui met les pensionnats de jeunes filles en émoi, ou John Carter en général d'armées martiennes… Par ailleurs, je trouve que ces nouveaux personnages sont très fades en tant que héros et leur caractère extraordinaire m'échappe bien souvent. Il y a aussi l'intrigue, embrouillée à souhait. Alan Moore se complait à livrer les informations au compte-gouttes à travers des dialogues souvent aussi interminables qu'abscons, bourrés d'allusions nébuleuses. En clair, suivre l'histoire fait très mal au crâne et exige un véritable effort de réflexion. Quand on construit une uchronie, il faut en expliquer les codes au lecteur, sans quoi ce dernier ne comprend rien au contexte et peine à se concentrer sur l'intrigue. Ajoutons à cela que la série s'étale sur trois époques distinctes : 1910, 1969 et 2009 et qu'elle procède donc par ellipses, sans que le scénariste prenne pour autant la peine de nous expliquer ce qui s'est passé entretemps. Certaines clés sont livrées dans un album hors-série, intitulé La Ligue des Gentlemen Extraordinaires - Le dossier noir et dont la lecture est vivement conseillée à ceux qui veulent démêler les fils de l'intrigue tortueuse de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires - Century. Peut-être Alan Moore est-il trop intelligent et cultivé pour moi… Peut-être que l'âge venant, il ne parvient plus à se mettre au niveau du simple d'esprit que je suis… Toujours est-il que je le trouve assez pédant dans son approche érudite. Au dessin, Kevin O'Neill est toujours aussi bon. Son style est reconnaissable au premier coup d'œil et il parvient avec bonheur à restituer l'esprit de l'imagerie populaire des époques qu'il évoque, y compris dans ce qu'elle peut avoir de plus hideux (il n'y a qu'à voir les images criardes du tome 2 pour se replonger dans l'horreur psychédélique de 1969). Je donnerais un 1,5/5 à cette série dont la lecture m'a vraiment paru interminable et dont je ne suis vraiment pas certain d'avoir compris toutes les allusions. Le dessin de O'Neill vaut cependant 3/5, même s'il ne rend pas toujours l'histoire plus claire. J'arrondis donc à 2 étoiles et en déconseille encore une fois la lecture à ceux qui veulent rester sur la bonne impression de la première époque.

24/02/2014 (modifier)