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Plogoff

Note: 2.33/5
(2.33/5 pour 3 avis)

2014 : Prix Tournesol En 1979, la petite ville de Plogoff en Bretagne se mobilise contre le gouvernement qui souhaite y construire une centrale nucléaire.


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Bretagne Documentaires Encrages Environnement et écologie Prix Tournesol

Après le choc pétrolier de 1973, la France passe au tout nucléaire. Plogoff, commune de Bretagne, est retenue pour l'établissement d'une centrale. De l'incompréhension des habitants naît la contestation puis la résistance. Ce n'est qu'en 1981 que le projet est stoppé par Mitterrand, comme promis durant sa campagne. À l'instar de Fukushima, la centrale de Plogoff devait se situer sur une faille sismique. ** résumé Delcourt **

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 06 Mars 2013
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Plogoff
Les notes (3)
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19/02/2014 | biglolo
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Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Quels sont les évènements relatés dans cette bd ? Il s’agit de l’affaire de Plogoff une charmante petite commune située en Bretagne au bord de la mer à l’extrémité de la pointe du raz. L'affaire de Plogoff désigne le projet d'installation d'une bonne centrale nucléaire sur cette commune. Ce projet va entrainer la mobilisation de toute une population entre 1975 et 1981. Les manifestations ont abouti finalement à son abandon. En effet, en mai 1981, François Mitterrand est élu président de la république et le nouveau gouvernement socialiste décide l'abandon du projet. C’est notamment grâce à cet homme providentiel que les habitants de ce charmant village d’irrésistible breton ont mis fin à l’occupation des forces impériales de l’ordre giscardien. N’oublions pas que ce dernier avait déclaré en 1978 qu’aucune centrale ne serait construite sans l’accord des habitants : un mensonge de plus de la part de nos gouvernants. Le dessin ne brillera pas par sa beauté graphique du fait d’un très simple et de l’absence de couleurs. Ce n’est pas là où l’accent a été mis dans ce documentaire. J’aurais sans doute aimé plus de neutralité journalistique. La maîtrise de l’énergie nucléaire permettra sans doute à l’homme de conquérir un jour l’espace. Non, nous avons droit juste à une opposition systématique sans explication, sans donner la parole à ceux qui souhaitent fournir de l’électricité à la plus grande partie de la population. On agite les peurs d’un big one en Bretagne et d’un raz de marée engloutissant une centrale nucléaire à l’image de ce qui s’est produit au Japon à Fukushima. Le fait de penser qu’un avion pourrait percuter un tel édifice est également un anachronisme au milieu de ces insouciantes années 70. Maintenant, ce qui me plaît, c’est quand un peuple dit non. Il faut respecter sa parole et non imposer le projet sous d’autres formes plus pernicieuses. On se souvient tous du déni de démocratie en contraignant la France à s'intégrer à l'Europe en 2006 au traité de Lisbonne malgré le non massif au référendum. C’est l’exemple qui m’est venu à l’esprit au moment où la Grèce a dit non. Bref, l’objet de cette bd militante est de démontrer comment une mobilisation populaire pouvait venir à bout d’un projet imposé à coup d’hélicoptères de l’armée et de véhicules blindés. C’est clair qu’il fallait bien cela contre la bretonne et l’orphelin car ils sont coriaces ces gens-là. Autre chose de juste : la dérision des enquêtes d’utilité publique qui ne sont en fait qu’un leurre aboutissant toujours au même résultat. On sent bien qu’il y a tout un semblant de démocratie. C’est une réflexion bien juste dont j’ai personnellement fais les frais très récemment. Tout peut se construire à côté de chez soi. Le nucléaire s’est développé en France contre l’approbation des populations car l’objectif était l’indépendance énergétique du pays après la crise pétrolière de 1973. La raison d’état contre de simples individus. Plogoff, c’est une bataille féroce gagnée par le peuple soucieux de son environnement. Cela force l’admiration. Une bd reportage qui nous restitue l’ambiance de cette époque.

09/07/2015 (modifier)
Par Canarde
Note: 2/5
L'avatar du posteur Canarde

Je suis totalement du même avis que Biglolo (quel pseudo!) et j'ai les mêmes références de docs réussis. Mais un avis tout seul ça peut être un mauvais hasard, alors, j’appuie. Peut-être qu'il manque un peu de contraste, dans le dessin mais aussi entre le dessin et le propos: tout est gris, monocorde. Pas de rythme non plus. Et effectivement, la mise en scène n'est pas au rendez-vous. Chez Davodeau, ce n'est pas exubérant d'invention, mais c'est très efficace: il nous fait entrer dans les rapports qu'il a eu avec ses interlocuteurs, c'est comme si on venait avec lui les voir, avec notre carnet de croquis, nous aussi. Là on n'a pas notre place. En regardant sur la liste des BD sur l'écologie, on voit que c'est rarement réussi, je crois que le secret de Davodeau c'est qu'il aime les gens, les regarder, les suivre, les comprendre: l'écologie, c'est un épiphénomène: ce n'est pas le sujet, donc le message passe. Dommage pour Plogoff... Un truc de commande peut-être... Des fois, il vaut mieux continuer à manger des pâtes que de faire les choses à reculons.

09/07/2014 (modifier)
Par biglolo
Note: 2/5

Le sujet ne peut qu'être intéressant, que ce soit historiquement ou au niveau prise de conscience. Il est toujours d'actualité si on considère les risques de catastrophe écologique induits par la politique française du "Tout nucléaire" et fait écho au combat de ces gens qui sont pris en otage par les décisions des différents gouvernements et des lobbies du nucléaire au niveau des choix des sites pour entreposer les déchets nucléaires. Donc au niveau du fond, rien à dire, c'est intéressant... enfin par moments. En effet, le fond ne suffit pas, il y faut aussi la forme. Car contrairement à des bd de type "documentaire" comme certaines de Davodeau, Rural !, Les Mauvaises Gens, qui mettent en avant l'humain, structurent le propos pour être passionnant, ici on est face à une succession de faits, qui petit à petit m'ont fait tomber dans l'ennui. Bref, c'est du reportage un peu trop brut de fonderie. Je ne demande pas à "enjoliver" la réalité pour rendre ça plus intéressant, mais juste un peu de structuration du propos pour une meilleure captation de mon attention. Pour les militants écolo, cette bd est sûrement culte, mais pour les néophytes, elle a peu de chance de les convaincre.

19/02/2014 (modifier)