King Richard

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

1908 - Richard de Winter, paraplégique fasciné par l'aviation, obstiné et prêt à se ruiner, veut jouer un rôle d'importance dans ce petit monde que découvre frileusement le reste de la société. Mais face à son grand rival, Gabriel Montaigue, il risque de ne pas faire le poids...


Aviation Handicap Les Losers Paquet

1908 - Richard de Winter, paraplégique fasciné par l'aviation, obstiné et prêt à se ruiner, veut jouer un rôle d'importance dans ce petit monde que découvre frileusement le reste de la société. Mais face à son grand rival, Gabriel Montaigue, il risque de ne pas faire le poids... ... et si, en plus, l'amour s'en mêle !

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 30 Octobre 2013
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série King Richard
Les notes (1)
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05/12/2013 | Mac Arthur
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Etrange récit que celui-ci. Elégant par son trait, sa colorisation et sa mise en page, il désarçonne par sa narration et déstabilise le lecteur via quelques libertés prises (et assumées) avec l’histoire telle que nous la connaissons. Avec une trame ayant pour cadre les débuts de l’aviation (le récit débute en 1908 et se termine durant la première guerre mondiale), on pouvait s’attendre à une base historique solide. L’auteur a cependant choisi de créer une histoire totalement imaginaire. Fi de certains de nos repères, nous devons accepter d’être déstabilisés, faute de quoi nous ne rentrerons pas dans ce récit. Si vous cherchez de l’historique pur et dur, je pense que vous pouvez passer votre chemin. Nous sommes ici dans un récit aux limites de l’onirisme qui s’articule autour de Charles De Winter, personnage de fiction, perdant magnifique et paraplégique fasciné par le mythe d’Icare. La narration est très présente et assez particulière. Max Vier nous invite à rentrer dans la tête de son ‘héros’ mais ce dernier n’est pas toujours facile à suivre. Pourtant, au fil des planches, nous le comprenons de mieux en mieux. Ce perdant magnifique devient touchant grâce autant à ses rares qualités qu’à ses multiples défauts. Le récit, long de plus de 100 pages, permet de bien développer ce personnage mais aussi, et surtout, d’offrir des planches très aérées et joliment découpées (j’ai pensé à « La Caverne du souvenir » d’Andréas, par moments, c’est vous dire). La lecture est aisée et relativement rapide pour un aussi gros volume. La colorisation est vraiment agréable, elle aussi. Douce et nuancée, elle ensoleille le récit. Enfin, le trait de l’auteur est des plus sympathiques même si deux de ses personnages masculins offrent une physionomie très proche (ce qui m’aura dans un premier temps induit en erreur à un moment clé du récit). C’est beau, c’est frais, les décors ne sont pas oubliés et le découpage dynamise agréablement le récit. On peut être surpris de ne pas retrouver cet album dans la collection « Cockpit » chère à l’éditeur mais je pense que cette option est due aux libertés prises par l’auteur vis-à-vis d’une quelconque véracité historique. Le thème du récit, bien plus encore que celui de l’aviation (qui n’est jamais qu’un prétexte) est celui du dépassement de soi, de cette force vitale qui pousse l’homme à avancer… quitte à rentrer dans le mur, encore et encore… le mythe d’Icare, je vous dis ! Un récit assez particulier, étrange, mais que j’ai lu d’une traite et avec plaisir. Je n’en déconseille certainement pas l’achat mais j’insiste : il ne s’agit en rien d’un récit historique, ni même d’une uchronie. Le propos est ailleurs. C’est la raison pour laquelle je pense qu’une location préalable vous évitera peut-être une grosse désillusion. A mes yeux, il n’empêche que c’est plutôt du type : « Ah ouaiiiss, pas mal ! »

05/12/2013 (modifier)