Captain Sir Richard Francis Burton

Note: 3.2/5
(3.2/5 pour 5 avis)

L’histoire du Capitaine Richard Francis Burton, le mouton noir de l'Angleterre Victorienne, parti sur les pistes africaines à la recherche de la source du Nil.


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune Afrique Noire Auteurs italiens

C’est auréolé de la gloire de ses expéditions précédentes que le Capitaine Richard Francis Burton se voit confier la direction d’une expédition en quête des fameuses Sources du Nil, recherchée depuis plus de mille ans. Mais cet homme au caractère trop trempé, peu conventionnel, érudit et provocateur fascine autant qu’il rebute. Aux trente langues qu’il manie parfaitement il n’en manque qu’une pour se faire accepter de la société londonienne, la langue de bois. Aussi, lui impose-t-on le fils d’une bonne famille, le Capitaine John Hanning Speke, comme partenaire pour conduire durant près de deux ans la plus grosse expédition africaine que l’Angleterre n’ait jamais lancée. Une aventure qui va alimenter l’imaginaire du monde entier et dont les résultats vont diviser l’Angleterre pour des décennies. Et remettre en cause l’ensemble de la carrière et les récits de Burton…

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 26 Septembre 2012
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus

Couverture de la série Captain Sir Richard Francis Burton © Glénat 2012
Les notes
Note: 3.2/5
(3.2/5 pour 5 avis)
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26/09/2012 | pol
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L'avatar du posteur Noirdésir

On a là un bon diptyque, qui dresse le portrait d’un de ces explorateurs européens du XIXème siècle, qui se lance à la recherche des sources du Nil (dans le tome 1), et qui pénètre dans le sanctuaire musulman de La Mecque (aventure antérieure narrée dans le tome 2). Chaque tome est agrémenté d’un dossier historique de bonne facture, qui complète et précise très bien les récits BD. Si le diptyque se laisse lire très agréablement dans sa globalité, les deux albums se distinguent quand même (et pas seulement par la localisation de l’aventure qui en est au cœur). D’abord, le changement de dessinateur entre les deux albums (chose que je n’aime pas d’ordinaire) est assez marqué, les stylent diffèrent trop à mon goût, les personnages ayant du coup changé d’aspect. Même la colorisation (pourtant réalisée elle par la même personne sur les deux albums) m’est apparu changée. Bref, des changements dommageables selon moi. Ensuite, indépendamment de ces changements graphiques, j’ai préféré le premier tome, plus tourné vers une aventure faisant écho à l’image que l’on se fait de l’exploration de l’Afrique par des Européens, comme l’ont ancré dans les esprits certains films hollywoodiens, ou certains romanciers (comme Rider Haggard). Ce tome aurait même été encore meilleure si la « conclusion », c’est-à-dire la « trahison » de Speke – qui sert d’introduction au second tome sur une dizaine de pages – y avait été incluse. Le second tome donc, mis à part les trésors d’ingéniosité et de rouerie de Burton (entre autres sa capacité à se déguiser – en plus de sa maîtrise de l’Arabe) pour pénétrer dans des espaces interdit aux non musulmans, manque sans doute d’un certain souffle épique, de l’aventure « classique » qui imprégnait l’album précédent.

29/03/2024 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Ils sont forts ces Angliches! Je blague, mais il y a longtemps que je connais le personnage du Capitaine Burton et notamment pas le biais de l'auteur de science fiction P.J. Farmer qui en fait un de ses héros principal de son roman "Le monde du fleuve" et ses suites. Le parcours du bonhomme y est retracé et au sortir de l'adolescence l'histoire de ce gars ne pouvait que me passionner, tant j'étais accro à tout ce qui touchait l’Égypte. bonne surprise donc de voir qu'un diptyque était consacré à cet explorateur un peu méconnu dans nos contrées. Bon soyons clairs, le dessin ne m'a pas trop plu. Dans un style réaliste, j'ai trouvé le trait un peu gras avec une certaine rigidité et un manque de dynamisme chez les différents personnages. C'est donc bien évidement l'histoire qui a retenue toute mon attention. Une mention spéciale pour le cahier explicatif en fin d'album qui permet d'approfondir ses connaissances. Et puis surtout cette aventure humaine qui montre l'obstination compulsive de deux hommes que tout sépare qui s'engagent à la recherche des sources du Nil. Sans en faire trop à la sauce hollywoodienne, nous découvrons des peuples, des paysages qui sont rendus dans un esprit le plus réaliste possible se qui n’exclut pas le petit côté mystérieux et envoutant de l'Afrique. Pour le tome qui conte les aventures de Burton pour ce qui fut le premier voyage répertorié et cartographié d'un occidental à la Mecque, la sauce prend nettement moins bien même si quelques pages sont plaisantes. Dans cette série sur les grandes découvertes et explorations l'on préférera donc le tome sur la découverte des sources du Nil. Une bonne découverte de lecture.

21/06/2015 (MAJ le 21/06/2015) (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Je précise que je n'accorde 4/5 uniquement au tome concernant l'expédition vers les sources du Nil, le second tome m'ayant déplu rien qu'à voir le dessin qui ne me plaisait pas ; j'ai lu un peu le début mais je n'ai pas accroché du tout. Pourquoi j'ai préféré l'expédition africaine ? c'est très simple, c'est encore lié au cinéma, parce qu'il m'a rappelé aussitôt le très beau film Aux sources du Nil, réalisé par Bob Rafelson en 1990, avec Patrick Bergin dans le rôle de Burton, je n'ai hélas pas retenu le nom de l'acteur qui incarnait Speke, même s'il était bon, mais il n'était pas vraiment connu. Cette Bd en est pratiquement le copié-collé, elle reprend toutes les situations rencontrées dans le film, mais elle abrège certains passages qui auraient gagnés à être mieux évoqués dans un second album, ça aurait pu faire un diptyque excellent. Le résultat est quand même satisfaisant puisqu'il m'a plu ; j'ai toujours été fasciné par l'Afrique et les expéditions qui y seront menées, c'est une source de mystères et de dangers toujours attirants pour un lecteur ou un spectateur. Dans le film de Rafelson, j'ai découvert une autre Afrique, totalement différente des vieilles et traditionnelles versions hollywoodiennes qui montraient une Afrique exotique remplie de clichés éculés allant des "oui Bwana" aux attaques d'indigènes féroces, en passant par toutes une panoplie de bestioles venimeuses ou dangereuses. Et dans cet album ,j'ai retrouvé le même traitement, d'où une attirance forte. Cette expédition est proprement fascinante, elle s'inscrit dans une époque où les découvertes dans des contrées sauvages et mystérieuses où l'homme blanc n'avait jamais mis les pieds, étaient en plein essor, Burton et Speke n'étant pas les seuls à découvrir ce continent, je pense notamment à Stanley parti à la recherche de Livingstone. Mais Speke et Burton restent à jamais marqués par cette expédition, c'est ce que transmet cet album qui en plus envoûte par les charmes de l'Afrique, et qui bénéficie d'un dessin très agréable, ainsi qu'un dossier en fin d'album qui donnera toutes les clés de cet incroyable périple.

18/03/2015 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Ce récit retrace les aventures de Sir Burton en Afrique à la recherche de la source du Nil. Cette histoire se déroule il y a plus de 150 ans, à une époque où l’origine du fleuve représentait une sorte d’Eldorado jamais atteint par l’homme. Son expédition durera plusieurs années et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle ne fut pas de tout repos. Les nombreuses difficultés rencontrées sont bien décrites. Entre la logistique pour porter le matériel, les difficultés pour se ravitailler et surtout les désagréments causés par les rencontres avec les autochtones hostiles. Chaque village parle un dialecte différent et exige un droit de passage. Bref plusieurs années de galères. Par contre on ne voit pas trop le temps qui passe, il y a quelques séquences un peu vite expédiées. Le récit fait la part belle à ces rencontres et ces difficultés. On ressent bien que ce voyage était éprouvant et complétement insensé. C’est dépaysant et instructif à la fois. Le dessin est agréable et les couleurs rendent plutôt un bel hommage aux paysages africains. Tome 2 Le second Opus commence par conclure assez rapidement l'histoire du tome 1 avec une mise en scène qui permet surtout d'introduire une nouvelle histoire. Il est en effet question d'une tout autre exploration, antérieure à celle du tome 1. Celle ci a mené Sir Burton jusqu'à la Mecque, une destination complètement interdite à un non musulman. Notre aventurier va donc devoir faire usage de malice et de ruse pour s'y introduire. J'ai trouvé ce voyage moins dépaysant que le premier. S'il est amusant de voir les ruses employées par Burton pour s'intégrer dans la communauté musulmane, j'ai surtout ressenti des 'saccades' à la lecture de l'histoire. La narration est un peu hachée, on passe d'une séquence à une autre assez brutalement, le rythme n'est donc pas très fluide. Le dessinateur a changé et je trouve aussi que le style était plus propice à l'évasion dans le premier tome.

26/09/2012 (MAJ le 24/07/2013) (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Il faudra attendre le XIXème siècle pour que les Anglais se lancent dans des expéditions difficiles afin d'éclaircir le mystère des sources du Nil. La Royal Geographical Society va financer plusieurs expéditions à partir de Zanzibar. En 1858, après six mois d'exploration pénible, Richard Burton et John Speke découvrent le lac Tanganyika. Les deux hommes entrent alors en conflit, Speke part seul et découvre un autre lac encore plus grand qu’il nomme Victoria, en l’honneur de la reine. Speke est persuadé avoir trouvé la source du Nil mais Burton demeure plus que sceptique. Speke rentre précipitamment en Angleterre annoncer sa découverte. Burton rentre à son tour, furieux. Une controverse s’engagera et nuira à la réputation de Burton… Cette bd retrace les péripéties liées à cette découverte. Cependant, on se placera volontiers du point de vue de Burton qui avait un certain sens de la diplomatie au contraire de son acolyte qui multipliait les bourdes comme tirer sur un hippopotame ce qui attire les autres forcément. Bref, on se rend compte que c’est surtout grâce à lui que la source du Nil sera découverte mais c’est l’autre qui va vouloir en tirer profit. Ce n’est pas la première fois que je lis une bd dans cette collection qui nous fait découvrir les grands explorateurs (Magellan, Mary Kingsley). J’ai toujours la frustration de ne découvrir qu’un épisode de leur vie pourtant très riche. C’est un choix qui a été fait en amont lors de la création de cette collection Explora. Bref, on restera un peu sur notre faim. Pour autant, la lecture a été un réel plaisir avec les magnifiques paysages africains de la région des lacs.

20/02/2013 (modifier)