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Fluorescent Black

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)

« Je me souviens... Je me souviens de l'odeur du diesel et de la viande grillée. Je me souviens de la douleur.


Anticipation

« Je me souviens... Je me souviens de l'odeur du diesel et de la viande grillée. Je me souviens de la douleur. Je les vois quand je ferme les yeux, des images flottant dans les ténèbres. Les quelques moments qui résument ma vie. Je me souviens du jour où j ai échoué au test biostat standard... ... et où j ai été déporté de Singapour. Ils nous ont envoyés là où ils envoient tous les malades et les fous. » À Singapour, la bio-ingénierie a partagé l'humanité en deux races : les Inférieurs et les Supérieurs. Et si vous n'avez pas la chance d'avoir un code génétique pur, il vous reste le ghetto, ses gangs, ses hybrides génétiquement modifiés, ses banques d'organes sauvages et son écosystème empoisonné. Bienvenue en 2085, année du Lapin. Bienvenue dans un avenir radieux ! Texte : Editeur.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 21 Octobre 2011
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Fluorescent Black
Les notes (2)
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10/01/2012 | Jetjet
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Par Miranda
Note: 2/5
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Comme son titre l’indique « Fluorescent Black » est fluo à outrance et ses couleurs ultra vives finissent par tuer les yeux. Cette colorisation qui se veut originale ne fait que masquer un très joli noir et blanc qui se retrouve massacré par tant de joyeuseté visuelle. Le scénario est à l’image de son visuel, une bonne idée de départ mais qui s’enlise dans l’action, les coups de poing et la mitraille. Les auteurs ont privilégié la forme et laissé de côté tout ce qui fait tout l‘intérêt du récit. Les personnages ne sont pas trop mal fichus mais ici aussi on reste trop superficiel, on ne nous donne pas l’occasion de bien les connaître, soit que les auteurs avancent trop vite soit qu’ils les dégomment sans scrupule. Rien d’étonnant à tout ça finalement car c’est la spécialité de cet éditeur, proposer des histoires où facilité et raccourcis scénaristiques pullulent. A réserver à ceux qui aiment les récits d’action à outrance.

18/05/2012 (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5
L'avatar du posteur Jetjet

Ça ne vous a jamais pris comme ça le fait de regarder Blade Runner ou Le Soleil Vert en vous mentionnant que si le monde établi par ces deux pépites du cinéma est tout simplement parfait, que cela manquait parfois cruellement d’action en lieu et place de la réflexion ? C’est un peu le constat des auteurs de Fluorescent Black, une œuvre qui ressemble à beaucoup d’autres œuvres d’anticipation sans perdre pour autant son âme au diable qui ont voulu balayer d’un grand revers de main, majeur tendu, toute la réflexion vers de l’adrénaline pure et dure et de l’action. Ici on ne parle pas de Cyberpunk et les robots ne rêvent pas de moutons électriques, d’ailleurs des machines il n’y en a guère. Elles sont remplacées de nouveau par la chair, celle de Cronenberg, sale et putride, sensuelle ou indispensable… On traite ici de matière vivante, de corps comme une pompe à fric et peut être aussi un peu de l’âme par des émotions qui se veulent teintées de couleurs fluorescentes dans un monde définitivement sombre et mauvais… Exit le cyberpunk donc et place au biopunk dans un futur toujours pas si éloigné où la santé se négocie par l’argent afin de corriger toute dégénérescence et de devenir un être parfait… Bien sur la frontière séparant les pauvres des riches, les nantis des biens portants est toujours très mince surtout lorsque Max, rouquin malade dealer d’organes et chef de bande croise Nina la femme parfaite, fruit de recherches génétiques et spécimen unique convoitée par tous… Le mélange est hautement improbable et on est pris dès le départ dans un monde violent et crasseux où des enfants n’hésitent pas à vendre le cadavre de leur mère afin de subsister. On sent énormément l’influence d’un Akira (avec clin d’œil sur un blouson de Max :) ) dans ce comics hautement jouissif riche en couleurs et dont les cadrages explosent à chaque page ! Le style rappelle énormément celui d’un Paul Pope qui aurait bouffé des ecstasys. Il est juste dommage que certaines actions manquent parfois de lisibilité et que les propos ne soient pas un peu plus mis en avant car ici tout n’est qu’action, violence, sang et rythme… Quelques pointes de poésie et de finesse émanent quelquefois par une nature trafiquée et omniprésente dans un monde définitivement de brutes où la morale n’est plus sauve… Voici ce qu’on pourrait exiger aujourd’hui d’un Bilal à la ramasse devant ce concentré d’energie pur et étayé par quelques tirades jouissives « Il faut mieux avoir des cicatrices et un passé que de ne rien avoir du tout »…. En dépit d’une fin convenue et peu satisfaisante, le point supplémentaire est attribué à l’édition unique et définitive concoctée par un petit éditeur qui deviendra grand : Milady !!!! ::

10/01/2012 (modifier)