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Des dieux et des hommes

Note: 2.75/5
(2.75/5 pour 4 avis)

Pendant la crise financière de 1929, soixante-six créatures naquirent le long de la route 66. Immortelles, indestructibles, dotées de pouvoirs aléatoires, elles se firent appeler des dieux par les humains.


Auteurs Italiens

Pendant la crise financière de 1929, soixante-six créatures naquirent le long de la route 66. Immortelles, indestructibles, dotées de pouvoirs aléatoires, elles se firent appeler des dieux par les humains. Ces dieux se reproduisirent à grande vitesse, jusqu'à devenir plus nombreux que les humains. Lentement, ils assistèrent à la disparition de la population de la planète, avec aussi peu d'intérêt que s'ils avaient observé l'extinction d'une espèce animale. Dans ce premier album qui se déroule en 2047, le Seigneur des Mouches, dieu de second rang, provoque le numéro un en duel, pour une raison qui nous échappe. Les deux dieux se livrent un combat homérique, mais ils sont tous deux indestructibles...

Scénariste
Dessinateurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 14 Janvier 2011
Statut histoire Histoires courtes (série abandonnée) 4 tomes parus
Couverture de la série Des dieux et des hommes
Les notes (4)
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20/01/2011 | Yannis
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L'avatar du posteur Noirdésir

Dans le premier tome, les deux auteurs dédient leur travail à Moebius. Qu’ils devaient connaître (du moins Dionnet c’est sûr). Et cela faisait sens, si ce n’est dans la narration, du moins dans les décors, le dessin. Mais pour le coup, ce n’est plus du tout le cas à partir de l’album suivant, qui change radicalement de ton et d’ambiance – à part un très court récit sur la fin (on est là plus dans du « power flower » post-soixante-huitard, mâtiné de fantastique, que dans la SF du premier !). Accessoirement, je n’apprécie pas lorsque le dessinateur change dans une série (et là le changement est radical – et pas forcément à mon goût en plus). Et cela se poursuit dans les autres tomes de la série, se déroulant durant la seconde guerre mondiale (et j’ai encore moins aimé le graphisme de ces albums…). Ça m’a du coup un peu fait décrocher de la série que j’ai poursuivie ensuite sans trop d’enthousiasme (alors que j’avais passé outre les dialogues quelque peu abscons du premier, pour voir où cela pouvait nous mener). Les promesses du premier tome n’ont hélas pas été tenues, et je suis sorti déçu de la lecture de la suite. Note réelle 2,5/5.

04/05/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Note : 2.5/5 A la parution de cette série, j'étais très intrigué par elle. Le premier tome semblait en effet mettre en scène un univers visuel inspiré de Moebius pour le début d'une histoire originale de super-humains quasi-divins dans un contexte qui attisait ma curiosité. J'avais hâte de découvrir l'idée de cette série et son développement. Mais j'ai été déçu de découvrir qu'il ne s'agissait non pas d'une longue histoire mais de courts récits, un ou deux par album, se déroulant dans le même monde uchronique mais dessinés par des auteurs différents et portant sur des sujets indépendants, avec juste quelques personnages qu'on retrouvait d'une histoire à l'autre. Et aux côtés de ces bandes dessinées s'ajoutaient des pages de textes et d'illustrations pour approfondir ce monde. A la base, le concept est intéressant : l'idée de demi-dieux apparus tout à coup et sans raison claire sur la Route 66 au moment même du crash de 1929, puis de leur impact sur la civilisation humaine au 20e siècle et au-delà, est intéressante et ne manque pas d'un certain ton poétique, mystique ou artistique. Le thème de super-héros apparus au cœur du 20e siècle tel qu'on le connait a déjà été largement balayé par les comics américains, des super-héros aux pouvoirs quasi-divins parfois (Supergod pour un exemple récent) voire même directement des dieux apparus durant la seconde guerre mondiale (D-day, le jour du désastre) ce qui est justement l'un des aspects contés dans la moitié des récits de Des dieux et des hommes. Ce qui diffère dans cette série imaginée par Jean-Pierre Dionnet, c'est d'une part la réelle inhumanité (ou post-humanité) de ces fameux dieux mais aussi la vision d'un monde futur où les hommes auraient presque disparu au profit de dieux ayant pris possession de la Terre. Il y avait là quelque chose d'intéressant à approfondir à mes yeux. C'est du moins ce qui est raconté dans le premier tome de cette série, celui qui m'a mis l'eau à la bouche en espérant des développements ultérieurs. Mais au lieu de cela, c'est un retour vers le passé qu'imposent les tomes suivants, avec des histoires se déroulant des années 30 jusqu'aux années 70. Le premier tome est donc une intrigante introduction sur ces dieux et leurs rapports avec les hommes et avec la Terre. Le graphisme de Laurent Theureau y rappelle fortement celui de Moebius (avec un trait moins fluide néanmoins). On y sent une influence des BD de science-fiction de l'époque de Métal Hurlant. Son récit reste cependant assez léger, très visuel et à l'intrigue diluée. Et le fait que la dernière douzaine de pages de l'album ne soient pas des planches dessinées mais des articles de presse et illustrations donnant des détails sur ce monde m'a un peu déçu. Le second tome nous ramène à l'époque des hippies et du flower power dans un récit mettant en scène d'autres dieux et personnages que dans le premier. Il est dessiné dans la ligne claire et élégante de Roberto Baldazzini mais je regrette l'aspect raide de ses personnages. L'histoire est intéressante mais reste assez légère au niveau scénario, et rapidement lue. En addition, on trouvera un court récit mettant en scène un dieu du premier tome, là encore très vite lu mais assez parlant sur la psychologie de ces nouveaux dieux. Le troisième et le quatrième tomes se déroulent en majorité durant la seconde guerre mondiale. L'un, illustré dans le style réaliste et sombre de Danijel Zezelj, met en scène un dieu d'origine japonaise dans un récit qui ne m'a guère convaincu, un peu vide et ennuyeux malgré une représentation brève mais assez intéressante de l'Allemagne en plein milieu de la guerre. L'autre, doté de l'agréable dessin de Peter Snejberg, met en scène une intervention divine mouvementée et peu surprenante en territoire nazi. Et en deuxième récit, une histoire se déroulant dans les années 50 où les dieux dissertent entre eux sur leurs relations avec les hommes sans parvenir à une conclusion claire. Malgré un bon concept initial, les récits qui composent cette série se révèlent trop légers, trop vains et trop rarement surprenants. On les lit et on les oublie rapidement. Ils peinent à captiver le lecteur. J'aurais très franchement préféré une seule longue histoire sur plusieurs tomes. Quoiqu'il en soit, la série n'ayant visiblement pas rencontré le succès, elle s'arrêtera à 4 tomes seulement quand une trentaine étaient prévue initialement. Un peu dommage car j'aurais bien aimé voir l'histoire du tome 1 prendre pour de bon son envol vers une intrigue plus concrète, si possible avec le même dessinateur tout du long.

29/08/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Une bande dessinée kitch qui sent bon les années 70. Je pensais même que c'était une réédition d'un vieux truc qui serait paru dans le Métal Hurlant des années 70 ou un truc comme ça ! Le dessin me fait penser à du Moebius et il y a beaucoup d'imagination dans les planches. En revanche, le scénario n'est pas passionnant même si je trouve intéressant le principe que des dieux sont venus au 20ème siècle. J'aime bien les compléments qui montrent comment les choses ont évolué différemment. Malheureusement, ça tombe trop dans le ridicule. On dirait du Jodorowsky mais avec aucun bon coté et juste les défauts. Le pire ça doit être la première chapitre qui est un long combat inutile avec une réplique tellement stupide que je l'ai toujours en tête depuis hier soir : Je sais que tu sais que je sais que tu mens ! (enfin, un truc comme ça) Tellement débile que ça m'a fait hurler de rire.

12/09/2011 (modifier)
Par Yannis
Note: 3/5
L'avatar du posteur Yannis

Difficile de se faire une opinion tranchée après avoir lu ce premier tome. Premièrement, la couverture très kitsch m'a fait penser aux comics des années 70-80. Pour le dessin idem, je l'ai apprécié et la palette des couleurs est variée et agréable. Les défauts viennent des décors assez dépouillés et des personnages qui se ressemblent globalement tous. Au niveau du scénario, l'histoire d'hommes devenant des dieux et modifiant l'histoire m'attirait beaucoup. Je suis malheureusement resté sur ma faim. On en découvre trois même si tout un groupe de dieux apparaît à un moment donné. On en apprend un peu sur eux grâce aux articles tirés de livres ou de journaux en fin d'album. J'avoue ne pas trop savoir ou tout cela va nous emmener même si certains indices peuvent donner des pistes et c'est pour cela que j'ai mis 3 au lieu de 2. En bref, le dessin m'a plutôt plu mais sans plus (en même temps je suis bon lecteur au niveau du dessin du moment que c'est lisible). Quant au scénario, je vais attendre le tome 2 pour me faire une véritable opinion sur la série car je trouve que l'on manque un peu d'élément pour donner un avis négatif ou positif. Je pense que c'est une oeuvre qui ne laissera pas indifférent et qui pourrait devenir culte ou tout au contraire devenir un navet de plus. A voir.

20/01/2011 (modifier)