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Dedal - La Légende du roi barbare

Note: 2/5
(2/5 pour 2 avis)

Du tréfonds des ténèbres A nos ages sédentaires, L'histoire de l'humanité Est jalonnée de feu et de fer, De chair et de sang, Et finalement de pierre...


Corbeyran

Mais rien dans l'histoire que je vais te conter, Ne doit susciter en toi la pitié ou son contraire, Car ces sentiments sont humains Et rien n'est plus dénué d'humanité Que la légende du roi-barbare.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mai 1993
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Dedal - La Légende du roi barbare © Soleil 1993

10/10/2010 | Superjé
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L'avatar du posteur Agecanonix

J'ai trouvé ces 2 albums qui apparemment semblent les seuls de cette série soi disant terminée, mais dont le final du tome 2 donne encore de la matière à poursuivre cette histoire, enfin si on peut appeler ça une histoire... heureusement que je n'ai pas payé bien cher ces 2 albums, en fait je les ai eus en échangeant d'autres albums qui ne me plaisaient pas, je préfère ça au fait de revendre souvent pour un prix dérisoire... Donc voila, le tome 1 s'ouvre par une pleine- page époustouflante qui en met plein la vue, c'est clair qu'en 1993, ça en jetait, on n'était pas encore très envahi par la fantasy, surtout celle-ci qui est celle que je préfère, et que j'ai qualifié souvent dans d'autres avis, de fantasy "peaux de bête et gros serpents", celle de Conan, bien barbare, bien sauvage, bien bourrin et remplie de cruauté, de sortilèges, de violence et de sang, avec en plus un aspect érotique qui ici est bien représenté, puisqu'on a des filles nues comme si c'était naturel, et presque aussi bien gaulées et musclées que le héros Ragnall. J'ai l'impression que Corbeyran a voulu se faire plaisir et se fixer un défi qui était de pondre un récit de fantasy très Howardien si je puis dire, mais c'est dommage qu'il ait fait n'importe quoi avec ce scénario qui n'en est pas un, sans profondeur, souvent incohérent, et bourré de scènes stupides... j'avais l'impression de voir certains travers plus récents dans lesquels il verse parfois, or là c'est de 1993, donc c'est un peu plus normal on va dire, il avait moins de métier qu'aujourd'hui, n'empêche que c'est délirant et qu'on ne peut pas prendre ce récit au sérieux. Graphiquement, c'est du beau travail, Guenet affirme déjà un style bien à lui alors qu'il débutait quasiment, c'était sa première série importante, et même si je n'ai pas lu Yiu, j'en connais son style graphique pour avoir feuilleté des albums (je ne sais pas si j'en lirai un jour, ce genre de Bd ne m'attirant pas du tout), et je trouve que malgré quelques corps parfois mal proportionnés, des visages déformés, il s'en tire bien le bougre, avec ces gros lézards musculeux et féroces, ses pleine-pages grandioses, surtout sur le tome 2 où son style est plus abouti dans l'anatomie féminine et le corps bodybuildé du héros, les couleurs sont aussi moins délavées, plus flashantes, et un peu moins "peinture", ça ressemble même par endroits à du Corben. Autant dire que ce dessin m'a plu, mais je trouve dommage que Corbeyran ait déconné à bloc en n'ayant pas pu fournir un scénario digne du talent déjà précoce de Guenet. Ceci dit, je garderai quand même ces 2 albums parce que c'est sympa et rigolo ce genre d'essai...

14/01/2017 (modifier)
Par Superjé
Note: 2/5

Avis après lecture du premier tome Bof… C’est -je crois- la première œuvre de Corbeyran que je lis, et même en considérant que cette série est l'une des ses premières, je n'aurais pas du commencer par "ça", ce "Dedal", pour aborder son univers... "Dedal", c'est vraiment complètement kitsch. Pour moi c'est de la mauvaise héroïc-fantasy, cumulant tous les poncifs du genre (même si apparemment, c'est voulu). Le héros ? Un gros tas de muscles sans cervelle, comme Conan (principale influence de Corbeyran pour son récit) élevé par les loups. Et ce co***rd, pour les remercier -la famille de loup- couche avec sa mère adoptive -Zora la louve- (enfin non, elle lui "donne son amour", ce qui pour Corbeyran a l'air différent) et tue son père à main nues... Évidemment Ragnall (c'est le nom du héros) est un guerrier hors pair, qui n'a pas besoin de cuirasse tellement ses muscles sont durs pour faire la guerre. Puis il devint roi, super facile de s'identifier au personnage hein ? Mais ce n'est pas fini. Ragnall est un sage (oui, en héroïc fantasy, il est plus facile d’obtenir le ‘statut’ de sage que dans notre monde)... Et va prier et se purifier, nu, le crâne rasé, au fond d'une caverne... Super cohérent le bonhomme. A sa sortie, il va découvrir la cité céleste et merveilleuse de Dedal... Attention, on va voir la réelle force du personnage là : il rentre à l'intérieur, devient roi, et ne lâche plus jamais le pouvoir, mais il est apprécié de ses sujets. Après comme tout lui réussit, un dieu, qui n'était pas content qu'un simple mortel soit roi de la cité Dedal, précipita la ville dans les "arcanes de la magie maléfique du démon". Alors il est embarqué dans une quête (vue la débilité de ce que je vous ai raconté plus haut, pas besoin d'en rajouter), avec une gentille/méchante, au moins aussi musclée que Ragnall, mais toujours nue, et apparemment sexy (?) Vous l'aurez compris, pour moi, le scénario est complètement c** ! Le dessin (peinture) de Guenet est maîtrisé, mais esthétiquement parlant, ça ne vaut pas ses couleurs dans Yiu. Le dessin est figé, les couleurs ne sont pas très belles et criardes ; l’ensemble fait très kitsch. Si je tombe sur la suite, évidemment, je ne cracherai pas dessus, mais je ne débourserai pas plus d’argent dans cette série. A éviter… Même pour les fans de "Conan le barbare" !

10/10/2010 (modifier)