Villa Toscane

Note: 2.75/5
(2.75/5 pour 4 avis)

Et si l'immortalité était dans les bras de ce vieil homme acariâtre ?


Troisième âge

Le baron Pascal de Fribourg est un vieillard diminué, mais lucide. Il sait bien que sa famille l’abandonne dans une clinique privée, la villa Toscane, en espérant qu’il meurt rapidement. Mais à 79 ans, le baron n’a pas envie de mourir. Il est vieux, c’est un fait, mais il n’est pas malade. Ne confondons pas. Son cœur bat, encore et encore, et il lui reste beaucoup à accomplir. Il est du genre militaire têtu. Il refuse les médicaments et entretient son esprit en récitant des vers de Shirao Kaya. Par ce biais, se lie une complicité avec Théandra, la jeune infirmière chargée de s’occuper de lui. Rapidement, le baron la met dans la confidence. Il a travaillé toute sa vie à la mise au point d’un élixir d’immortalité. Avec sa complicité, il pourrait s’enfuir de la Villa toscane, rejoindre le laboratoire situé dans son château et finir ses travaux. La jeune fille se laisse convaincre, elle y croit, malgré l’incrédulité indulgente de Colin, son fiancé. Elle pose ses conditions : le baron devra produire trois doses du précieux Nectar Noir. Rien n’est moins sûr… Au nom de l’éternité, Théandra n’aurait-elle pas, en fait, signé un pacte mortel… (texte : Futuropolis)

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 09 Octobre 2008
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Villa Toscane
Les notes (4)
Cliquez pour lire les avis

28/11/2008 | Spooky
Modifier


Par Ems
Note: 3/5

Avant tout je tiens à préciser que cette BD est sortie des cartons et éditée 17 ans après sa création. Elle n'est pas finie à 100 %, certaines cases restant à colorier. Depuis 1992, le monde de la BD a évolué mais ce one shot possède un scénario défiant le temps. Le trait est ultra-classique et plaisant. Malheureusement la colorisation psychédélique risque de rebuter plus d'un lecteur. On passe outre ce défaut au fil des pages. L'histoire est intéressante mais aurait mérité une plus grande pagination pour développer certains points. J'apprécie la démarche de Futuropolis où l'hommage prend le dessus sur le commercial. Il y a de bons passages dans ce one shot qui offre une lecture plaisante.

23/11/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Cela fait toujours un peu bizarre de livre une oeuvre testament d'un défunt auteur. On n'ose pas trop livrer une analyse négative lorsque l'on sent beaucoup d'humanité à travers la démarche. Il y a des gens qui ont sorti cette histoire des lymbes sachant très bien que cela ne ferait pas un carton. On sent que la motivation est loin d'être commerciale. Après tout, pourquoi pas ? J'ai bien aimé le déroulement de cette histoire qui commence dans un asile d'aliénés pour riches gens. Le déroulement de cette histoire va être totalement inattendu. La quête qui va se dessiner renvoie à des thèmes proches de la folie. Cependant, notre héroïne, une jeune et belle infirmière, a étonnement la foi. C'est presque improbable comme réaction de la part d'un professionnel de la santé mais bon, ce n'est que littérature ! La fin de ce récit réserve également des surprises inattendues. On aurait presque aimé une autre conclusion. Le trait graphique semble manquer de consistance ou de caractère. C'est presque à la limite de l'esquisse. La colorisation est trop pâle également. A lire pour se faire une idée du travail accompli par cet auteur.

24/09/2009 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
L'avatar du posteur iannick

« Villa Toscane » devait être paru chez l’éditeur Glénat en 1992 mais suite à l’abandon de leur collection « histoires et légendes », il ne fut jamais publié… jusqu’à ce qu’un commissaire d’une exposition sur Michel Crespin (décédé en 2001) redécouvre ces planches et propose à Futuropolis de les éditer… « Villa Toscane » débute à une sorte de clinique privée de luxe où se trouve un certain baron Pascal de Fribourg. Ce vieillard se doute bien que s’il est là, c’est parce que sa famille espère bien qu’il meure le plus rapidement possible. Ce vieillard, c’est aussi un ancien Nobel de médecine et est convaincu d’avoir découvert le nectar noir, l’élixir qui donne l’immortalité à celui qui le boit ! Il va confier son secret à la belle infirmière Théandra à condition qu’elle puisse le faire de la clinique… Je ne peux pas dire que j’ai pris du plaisir à lire ce récit, je dois avouer que rien ne m’a marqué dans cette histoire, je suis même prêt à parier que je vais vite l’oublier ! Il y a beaucoup de choses qui ne me sont parus illogiques dès le début dans ce récit comme le fait d’avoir envoyé un homme titulaire d’un Nobel dans une clinique alors qu’il a les moyens de se faire soigner chez lui et l’indifférence des scientifiques qui auraient pu être à ses cotés pour bénéficier de ses connaissances même jusqu’à son dernier souffle ! Pour le reste, ce scénario m’est apparu classique et peu intéressant. En plus, les personnages ne sont pas si attachants que ça et le dénouement très ouvert m’a dérangé. En fait, c’est l’ambiance rendue par la mise en couleurs bizarre qui m’a le plus impressionné dans cette bd. Le dessin de Michel Crespin m’est apparu assez spécial comme s’il n’avait pas complètement terminé ses planches, j’ai eu l’impression que son encrage n’était pas achevé (d’ailleurs, les vignettes où la couleur manque semblent mieux traitée au niveau de l’encrage). Je dois reconnaître que je n’ai pas beaucoup apprécié le coup de patte de Michel Crespin car ses personnages me sont apparus à plusieurs fois inexpressives (comme souvent –il me semble- lorsque le dessin est très réaliste). Quant à la mise en couleurs, l’auteur a employé des tons assez inhabituels qui rendent très bien l’atmosphère étrange de ce récit. Sur ce plan, c’est vraiment une réussite ! Fallait-il publier cette bd ? Je pense qu’en hommage à Michel Crespin, il fallait le faire même si cette histoire ne m’est pas apparue si captivante que ça. Je rajouterais aussi que ce genre de bd détonne beaucoup par rapport aux autres ouvrages publiés par Futuropolis, c’est un peu comme si l’éditeur l’avait fait uniquement pour faire plaisirs aux fans de Michel Crespin… tant mieux pour eux ! Note finale : 2,5/5

22/12/2008 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Cet album est une sorte de testament. Celui de Michel Crespin, auteur au trajet météoritique dans la bande dessinée, et qui disparut à l'orée de sa gloire, en 2001. Cet album devait être publié chez le Lombard, et se retrouve finalement chez Futuropolis, 7 ans plus tard. Je suis un peu déçu. J'avais assez apprécié "Faust", publié chez Casterman, et ici nous avons une sorte de plongée dans la folie, couplée à une histoire d'alchimie moderne. Le récit est plutôt indigeste. Très vite j'ai trouvé les personnages caricaturaux, l'histoire peu intéressante. Et puis le dessin possède un curieux caractère d'inachevé, sciemment décidé par l'éditeur. Deux cases sont ainsi en noir et blanc, contrairement au reste de l'album. Et d'autres, plutôt nombreuses, possèdent une colorisation un peu étrange, assez datée, alors que Crespin a un trait assez élégant. Il sait installer des ambiances, et sait en jouer. Dommage qu'il n'ait pu achever correctement cet album.

28/11/2008 (modifier)