Vic Valence

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Angoulême 1987 : Alfred meilleure BD de l'année pour le tome 1 Les aventures d'un "baroudeur-navigateur" sans frontières


Angoulême : récapitulatif des séries primées Circus

Vic Valence ?... une sorte de baroudeur. Mais aussi quelqu'un désabusé par les conditions de la vie. Il posède un navire, enfin si on peut appeler "navire" son rafiot. Et à bord de ce dernier, Vic se livre à divers trafics... euh, pas toujours honnêtes. C'est vrai qu'elle n'est pas trop marrante, la vie de Valence. Surtout que ses "livraisons" lui amènent souvent un tas d'emmerdes qu'il n'a pas trop sollicitées...

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1986
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Vic Valence
Les notes (3)
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19/02/2007 | L'Ymagier
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L'avatar du posteur Noirdésir

C’est une série que j’ai découverte sur le tard. J’avais eu l’occasion d’avoir un album entre les mains, et le dessin m’avait alors rebuté et j’avais refermé l’album sans aller plus loin. Une nouvelle occasion s’est présentée, et j’ai finalement lu les trois tomes. Je dois dire que le dessin d’Autheman n’est pas de ceux qui m’attirent. Assez original pourtant, mais ce trait gras, un peu brouillon, pas forcément bon – mais jouant sûrement sur cet aspect fragile – ne m’a pas aidé à entrer dans l’histoire. Mais j’ai insisté, et finalement, cela se laisse lire assez facilement. C’est de l’aventure assez classique (un peu de « Tintin », un peu de Théodore Poussin, une touche de Conrad, etc) du genre poisseuse –, et du coup le dessin s’apprécie sans doute davantage sous cet éclairage. Quasiment tous les personnages – des principaux aux plus secondaires, voire même les simples figurants – sont borderline, vivent à l’écart des normes ou de la loi, que ce soient des paumés, des révolutionnaires et autres fonctionnaires corrompus. La moiteur de la jungle ou l’isolement insulaire les autorisent à s’inventer une vie marginale. Toute la noirceur, la crasse, la ruine des illusions – et les moyens illicites de les entretenir, s’étalent le long des pages de ce triptyque. Au milieu de tout ça, Vic Valence traverse ces aventures avec un certain flegme. Chaque tome, s’il suit bien une trame commune, peut d’ailleurs presque se lire indépendamment. De la bonne aventure crasseuse, nonchalante, sans prétention, mais qui m’a finalement assez plu, alors même que j’étais réticent au départ de ma lecture.

04/10/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

J.P. Autheman aime les aventuriers, on se souvient du sympathique Condor crée en 1978. Ici, ce baroudeur qui se livre à quelques trafics pas bien méchants sur un rafiot de fortune, est un anti-héros attachant qui dépasse le simple cadre de l'aventure, car cette bande possède une véritable atmosphère. C'est de l'aventure déglinguée, crasseuse, un peu glauque, à l'ambiance portuaire trouble. Vic Valence affiche une gueule de bourlingueur décavé et fracassé par la vie, avec barbe de trois jours, tignasse en pétard, pif de boxeur et gosier en pente. Il emmène le lecteur dans un univers sombre et bourbeux où se télescopent des salauds durs et virils, une putain vitriolée au passé glorieux, des Sud-Américains toqués dans le style "Tintin, Oreille cassée", des losers, des poivrots pathétiques et des véreux pervers, bref une vraie ambiance exotique teintée d'une imagerie de film noir telle qu'on en voyait dans les films de la Warner Bros des années 40. Autheman écrit des récits au réalisme brut qui colle au décor, soutenu par un dessin pas toujours élégant mais vigoureux, et surtout embelli par de savantes couleurs. Une excellente Bd hélas trop brève, puisqu'elle ne comprend que 3 épisodes parus d'abord dans Circus entre 1985 et 1989, puis proposés en albums Glénat.

12/06/2013 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

La série débute dans le mensuel "Circus" n° 89 de Septembre 1985. Curieuse mais attachante série. Le héros n'est pas un "pur et dur" au regard d'acier, mais plutôt un gars- assez attachant d'ailleurs- qui se livre à divers trafics parce qu'il faut bien vivre. Et aussi par le fait qu'il ne sait pas faire grand chose d'autre. Série intéressante, parce que ces histoires d'aventures -quand même dramatiques- privilégient plutôt des ambiances à l'action pure. Le graphisme ?... un style vraiment personnel ; un trait assez minimaliste qui -parfois- me fait penser à de simples croquis, mais diablement efficace. Par contre, ce style "dénudé" est accompagné -à l'inverse- d'un sens très poussé du dialogue et du rythme narratif. Un ensemble curieux, mais fort intéressant. Les albums : Ed. Glénat : 3 tomes de 1986 à 1989. A noter : une "intégrale" des 3 albums parue en 1999 chez le même éditeur. Qu'est devenu Valence ?... vraisemblablement embarqué vers une destination inconnue, ou en train de servir de repas aux poissons... Mais cela intéresse-t-il encore quelqu'un ?...

19/02/2007 (modifier)