Evil Heart

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

« Les ennemis, les amis, on se les fait soi-même. »


Seinen Shueisha

« Les ennemis, les amis, on se les fait soi-même. » Umeo Masaki est un enfant à problèmes, bagarreur, il vit sans parents, seul avec sa grande soeur, lycéenne. À la rentrée des classes, au collège, Umeo découvre l'aïkido et commence alors à ouvrir son coeur.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 03 Novembre 2006
Statut histoire Série terminée 6 tomes parus
Couverture de la série Evil Heart
Les notes (3)
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30/11/2006 | Spooky
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Par Erik
Note: 3/5
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J'ai eu du mal au début avec ce manga à cause de la personnalité turbulente du petit Uméo. Cependant, petit à petit , on arrive à comprendre ce que cache cette violence. Certes, on évitera pas tous les poncifs du genre avec par exemple l'étranger européen qui apprend les arts martiaux en prônant la non-violence. L'aikido a d'ailleurs le vent en poupe dans notre pays. Bref, c'est le genre de manga qu'il ne faut pas lâcher au début mais laisser une chance de prendre. Il a des qualités mais également des défauts inhérent au genre. Autre chose qui m'a un peu marqué: c'est le troisième manga d'affilée que je lis où des enfants sont obligés de vivre tout seul sans leurs parents pour diverses raisons qui se justifient ou pas. Cela serait impensable en France. Est-ce que cela se pratique vraiment au Japon ? Bon, en tout cas le procédé nous permet de suivre les aventures de ce petit garçon et de sa soeur qui n'ont réellement pas eu de chance dans leur vie.

28/08/2015 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

En entamant le premier tome de ce manga, je me suis demandé pourquoi il était rangé dans la collection Big Kana : en effet, il commence sur une trame très proche des shonens typiques. Un jeune garçon turbulent découvre un nouveau sport, ici l'Aikido, et grâce à un maître gentil et intelligent, on sent qu'il va finir par s'y initier et en gravir les échelons tome après tome. Sauf que la série Evil Heart se termine en 3 tomes seulement. Les choses ne pourront donc pas se passer sous la forme d'une suite de combats, d'évolutions et de découverte des beautés de l'Aikido. Et en effet... J'ai eu un peu de mal à entrer dans le récit de ce manga. La narration, notamment celle des scènes d'action, n'est pas toujours très claire. Le jeune héros n'est pas très attachant en début de lecture car on ne sait pas pourquoi il est aussi impulsif et violent, même si on voit bien qu'il ne s'énerve que quand il estime devoir se défendre ou défendre sa grande soeur. Le dessin est à double tranchant, parfois sérieux et assez net, il prend des tournures assez caricaturales et un peu plus "bâclées" par moment qui me plaisent moyennement. Quant au début de réflexion sur la violence et comment l'Aikido permet de gagner "en n'étant jamais celui qui attaque", il ne m'a guère captivé sur les deux premiers tiers du premier tome. Mais la fin de ce tome amène avec l'arrivée du grand frère du héros l'explication de son comportement et donne à mes yeux une vraie raison d'être au récit et au combat contre la violence elle-même et à la recherche de la maîtrise de soi. Cette situation familiale et sociale a véritablement titillé mon intérêt et me donne une vraie envie de savoir comment l'Aikido permettra (ou non) de gérer les évènements, comment le héros se comportera face aux évènements et si l'histoire pourra avoir un happy-ending ou pas. Un véritable désir de connaître la suite que je ne pensais pas avoir tant le début de Evil Heart me paraissait classique au premier abord. Quand le shonen rencontre une situation plus grave et plus proche du seinen, cela donne ce manga qui aura l'avantage de se terminer en peu de tomes. J'en conseille donc l'achat et suis curieux de voir la suite.

15/12/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Etrange petite série que ce manga qui nous parle d’un enfant à problèmes, le petit Umeo, qui est capable d’accès de violence impressionnants en cas de contrariété. Mais cette attitude cache en fait un lourd secret familial : le père d’Umeo frappait régulièrement sa mère, et le frère aîné, Shigeru, est de la même trempe, puisqu’il bat sa mère et leur sœur. Un sujet sans concession, donc, qui traite de l’un des fléaux de notre époque : la violence domestique et familiale. Umeo et sa sœur doivent vivre seuls, sans véritable tutelle (chose assez étonnante, mais je ne connais pas la loi nipponne en la matière), et lutter seuls aussi contre la vindicte populaire, les qu’en-dira-t-on et la méfiance des gens. L’aïkido, par l’intermédiaire du professeur Daniel, canadien, sera-t-il la porte de sortie ? Pas mal cette idée de rédemption par le sport. Elle n’est certes pas originale, mais le fait de l’incarner par une personne de nationalité et de culture différente est intéressant, et permet à l’auteur de rajouter un regard extérieur à la situation d’Umeo. Le récit est bien mené, bien rythmé, et l’on ne boude pas son plaisir. Contrairement à d’autres mangas du même genre, le fait qu’Umeo soit colérique n’en fait pas une tête de turc pour le lecteur. On sent bien qu’il y a une explication profonde et psychologique à son comportement frondeur et bagarreur. Le dessin de Taketomi est agréable, mais sans plus. Il manque un peu de fermeté par moments, on a l’impression qu’il est à l’état d’ébauche. Ses personnages sont un peu impavides, mise à part Machiko, la grande sœur, qui doit supporter toute cette violence autour d’elle. Le dessin n’est pas exceptionnel, mais le sujet et surtout le traitement de ce fait de société rendent « Evil Heart » plutôt intéressant, du moins dans le premier tome.

30/11/2006 (modifier)