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Zatoïchi

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

2 aventures de Zatoïchi, le légendaire masseur-sabreur aveugle.


Akata / Delcourt Gekiga Handicap Hirata Hiroshi Le Japon historique Vu au cinéma

Zatoïchi, le film de Takeshi Kitano, a fait connaître aux Occidentaux ce personnage imaginé par kan Shimozawa, un masseur aveugle d'apparence innoffensive mais exceptionnellement doué pour le combat au sabre et notamment l'art du Iaï-Do, qui consiste à tuer son ennemi dès le 1er coup porté en dégainant son sabre. Cet album propose deux aventures de Zatoïchi, La Ballade de Zatoïchi et Zatoïchi traverse la mer, inspirées par 2 des 26 films de la série originale. Chaque fois, le bon coeur de Zatoïchi va lui attirer des ennuis avec les hors-la-loi du coin. Dans La Ballade de Zatoïchi, il lutte contre un gang de yakuzas qui rackettent les commerçants d'Ichi-no-Miya pendant le festival des Tambours du Tonnerre. Dans Zatoïchi traverse la mer, il protège deux enfants contre un gangster de Sanuki après avoir été contraint de tuer leur frère aîné.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 2006
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Zatoïchi
Les notes (3)
Cliquez pour lire les avis

15/02/2006 | Cassidy
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Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Je ne suis pas amateur de Gekiga mais je sais reconnaitre un récit crédible et bien construit. L'intrigue de Zatoïchi devait être relativement originale à l'époque de sa création, mais son thème de l'invincible combattant au sabre qui erre de villages en villages, tentant d'éviter les ennuis mais immanquablement amené à se battre contre la pègre locale, bien contre son gré, a depuis été vu et revu. Difficile donc d'y trouver grand intérêt de nos jours si ce n'est d'en voir là une des versions les plus authentiques. Le dessin est correct mais n'est pas très attirant. Les intrigues des deux histoires courtes qui composent cet album sont simples, crédibles mais sans grande originalité. Le personnage principal est relativement attachant car sincère et assez réfléchi dans ses actes. Ca se lit comme un divertissement adulte, mais je n'en conseillerais pas l'achat à part aux grands amateurs de gekiga et d'histoire du manga.

16/02/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
L'avatar du posteur Spooky

Je vais me faire découper en rondelles par le rônin Cassidy pour dire ça, mais... j'ai très moyennement accroché à ce "Zatoïchi". Certes, le postulat de départ, celui d'un masseur aveugle qui peut saucissonner sans sourciller (pardon) dix mecs d'un coup ou presque, est quand même relativement lourd à avaler. Mais j'ai moi aussi vu Ken le survivant, j'ai détestéLe projet Blair Witch et je n'aime pas le poisson. Alors, vous voyez que rien d'improbable ne me fait peur. C'est donc sans méfiance que j'ai lu ce tome. Très vite, le dessin m'a paru... "bof bof". Héritier et témoin d'une tradition assez ancienne, le dessin est bien dans le style des années 1960 ou 70, c'est à dire maladroit, inutilement anguleux, et à l'encrage gras. Comment ça, le manga date de 2004 ? Mais mais vous voulez dire que c'est vraiment moche ?? Deuxième point qui m'a gêné, le système de narration. Il est à la fois lourd et répétitif. Zatoïchi passe dans un coin, se retrouve malgré lui dans un règlement de comptes, et se doit de régler le problème en deux coups de sabre pour tuer 20 mastards grimaçants. Et puis il laisse un bon souvenir aux gentilles gens du voisinage, qui versent une petite larme. Je reconnais que le personnage, en lui-même, est attachant. La postface et l'entretien accordé par l'auteur permettent même de comprendre un peu mieux l'importance de celui-ci dans la tradition artistique japonaise. Mais c'est à peu près les seuls points positifs -à mes yeux, hein, je suis une tanche de classe mondiale- qui caractérisent ce manga.

18/02/2007 (modifier)
Par Cassidy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

J'avais bien aimé le film de Kitano (j'avoue n'avoir vu aucun des Zatoïchi originaux, en revanche) ; aussi, quand j'ai vu ce manga dont le dessin me paraissait plutôt sympa et qui, miracle, n'était pas le premier d'une série de 287 tomes, mais un recueil avec deux histoires complètes, je me suis laissé tenter. Bien m'en a pris car moi qui n'aime généralement pas les mangas, j'ai tout de suite accroché à celui-ci et je l'ai lu d'une traite. Evidemment, on est en droit de tiquer face à l'idée d'un personnage aveugle et pourtant capable de sabrer les plus fines lames du Japon même lorsqu'il se bat à un contre dix, mais si vous êtes prêt à accepter l'invraisemblable habileté du héros, vous vous laisserez embarquer avec plaisir dans ses aventures. Le dessin est réussi (et c'est rare que je dise ça pour un manga) si l'on excepte le fait que les enfants soient dessinés dans un style différent des autres personnages et proches du style "Astro le petit Robot", que personnellement je n'aime pas. Les scènes d'action sont pour une fois lisible, et alternent avec des séquences plus paisibles où le dialogue a le grand mérite de ne pas sombrer dans la philosophie à 2 sous sur ces thèmes aussi puissants et variés que sont le sabre, le combat, les combattants au sabre, le duel, la vie, la mort, le sabre, les sabreurs, la mort, les duellistes, la vie, les gens qui découpent leur contemporains avec un sabre, la vie et la mort, les instruments tranchants populaires du Japon et les duels au sabre. Enfin le personnage lui-même, d'apparence débonnaire, pas forcément disposé à sauver la veuve et l'orphelin à la base mais qui s'y retrouve généralement contraint pour éviter de finir lui-même découpé en rondelles, est attachant. Bref, une petite BD très sympa, à recommander à ceux qui se lassent des histoires en 50 tomes dont l'intrigue est trop saucissonnée de duels pour réellement progresser.

15/02/2006 (modifier)