Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire - Commander en ligne : pourquoi Cultura ?

Bloodi

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 3 avis)

Les aventures misérables et délirantes d'un punk junky constamment à la recherche de sa dose salvatrice.


Les années Métal Hurlant Les drogues Punk Rigolo Trash

Inspiré par le mouvement de punk, Pierre Ouin et ses amis Bénito et maximum, ont lancé le fanzine Krapö. Indépendamment de créer des histoires extrêmement violentes, Ouin et Co ont organisé quelques "happenings" remarquables, comme l'arrosage des assistances à une convention de bandes dessinées et à des chutes de poumons de veau sur des artistes au salon international à Angoulême. Pierre Ouin a rejoint le magazine Métal Hurlant en 1982, où il a entre autres créé un personnage qui n'est autre que l'ordure Bloodi. Bloodi est un punk complètement shooté en permanence, violent et anti-social. Il passe ce qui lui sert de vie à courir après la drogue pour se planter le maximum de seringue dans le corps, ou bien à sauter sa copine qui se révèle être une ratte (une vraie, l'animal, quoi). Et le reste du temps, eh ben, il est complètement shooté, violent et anti-social. Une BD de l'underground français.

Scénario
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 1983
Statut histoire Histoires courtes 6 tomes parus

Couverture de la série Bloodi © Divers 1983
Les notes
Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 3 avis)
Cliquez pour afficher les avis.

30/03/2004 | Ro
Modifier


Par XIII
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

J'adore cette série, car elle traite avec humour de sujets graves, et qu'il faut remettre dans le contexte d'époque. C'est l'underground des années 80-90 qui y est (à peine) caricaturé. Un copain qui lisait une des bd de Ouin dans mon salon à reconnu la reproduction graphique de la vision que tu as dans un fourgon de l'administration pénitentiaire, en arrivant à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, on peut reconnaitre aussi le quartier de Barbès, La Chapelle, à travers la vision déformée de l'anti-heros. Les squatts, la drogue dure, les gangs de tarés, les flics alcoolos et la société en général, vus par les yeux d'un punk toxico accro à la dure. C'est gore et toxique, mais moi, j'adore, à remettre dans le contexte d'époque, avec Kebra le Rat de Tramber et Jano, en regardant mon inestimable collection de cartes des "Crados" avec Gudule Pustule et René Morvoné. C'est quand même particulier, on vous parle ici d'un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaitre...

19/03/2022 (modifier)
Par jul
Note: 3/5

Bloody c'est culte mais pas pour tout le monde. C'est la bd la plus amorale que je connaisse, le héros Bloody passant le plus clair de son temps à se défoncer (avec sa "meuf" la ratte) et à chercher sa came. Et puis on a un aperçu de tous les petits aléas de la vie de rêves du junky (vol, prison, mst ...) mais toujours sur un mode cartoon "léger" et "comique" qui dédramatise cette vie. Enfin non ça ne dédramatise pas vraiment. Ça aurait plutôt tendance à énerver car c'est très agressif, bête et méchant, pas tout le temps drôle et dessiné un peu en fonction de l'état de l'auteur (Pierre Ouin étant lui-même héroïnomane je crois). De temps en temps c'est très beau avec plein de détails et de couleurs et parfois non c'est bâclé. On navigue entre le style Fluide Glacial, Psychopat, le fanzinat punk et même la vieille illustration type Dubout (l'auteur étant fan de cet illustrateur). Et puis il faut être sensible à cet univers punk assez antipathique je le reconnais. Mais moi j'aime bien car c'est une oeuvre assez unique dans la bd. Complètement amorale. Elle reflète bien cet univers vu par le consommateur et non pas par le médecin. Ce n'est pas de la prévention mais derrière le côté déconnant de ces aventures "cartoonesques" l'auteur ne cache pas l'aspect glauque et misérable de cette vie. Il en fait même l'éloge. C'est bien ça le problème. C'est irresponsable et immature. En même temps c'est l'essence même du "no futur" ...

09/05/2013 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

J'hésite entre 1/5 et 2/5 pour noter cette série. Car je n'aime vraiment pas l'underground, et là on est en plein dedans. Déjà, je n'aime pas le dessin. Mais ensuite le scénario est gore, trash et surtout anti-social. Un héros dont le but dans la vie est de trouver la plus grosse dose de dope, et le maximum de seringues pour se les planter aussi sec dans le corps, ou alors qui passe son temps à sauter une ratte... Bof... D'autant que la violence, ici représentée presque à la manière du Itchy & Scratchy show des Simpsons, c-a-d violence exagérée, facile et donc heureusement pas vraiment choquante, est vraiment gratuite et volontairement gore. C'est de la BD volontairement choquante, dans le plus pur style underground des années 80, et moi je n'aime pas ça du tout. Mais d'un autre côté, à la relecture de la série, j'ai réalisé que je n'avais pas, en cours de lecture, d'envie pressante de refermer les albums sur un mouvement de colère. Les histoires réussissent à se laisser lire, même si l'on s'en vient rapidement à détester le personnage principal. En outre, certaines planches font preuve d'une certaine originalité, non seulement dans le scénario jusqu'au-boutiste mais aussi dans la narration. Je pense par exemple à une planche où, pour suivre la narration, il ne faut pas suivre l'ordre des cases mais plutôt les mouvements de Bloodi qui traverse les cases dans un ordre chaotique (dans l'histoire, il arpente dans tous les sens une rue pleine de monde à la recherche de sa dose de dope et la planche représente la rue toute entière). Bref, tout n'est pas à jeter dans cette série, mais ce n'est pas pour autant que je vous la conseille.

30/03/2004 (modifier)