L'Usine du pire

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Une plongée viscérale dans l’élevage industriel à travers les yeux d’une enquêtrice infiltrée.


Documentaires Les petits éditeurs indépendants

Cette œuvre graphique allie rage et rigueur documentaire pour révéler les rouages cachés de l’exploitation animale. À travers le regard d’une enquêtrice infiltrée, L’Usine du pire dévoile les réalités de l’industrie de l’élevage. Les animaux y apparaissent en négatif, leur présence se révélant par les structures et les objets qui les exploitent. Pia Shazar et Fanny Vaucher créent une oeuvre graphique saisissante où s’entrelacent la rage et la rigueur documentaire. Dans cette expérience viscérale, le autrices nous invitent à reconsidérer notre rapport aux animaux en nous confrontant aux mécanismes occultés de leur exploitation.

Scénario
Dessin
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 07 Avril 2026
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série L'Usine du pire © La Veilleuse 2026
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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04/08/2026 | Noirdésir
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Une œuvre coup de poing ! Qui va vous faire apprécier différemment votre prochaine tranche de jambon ! En effet, les deux autrices sont des militantes de la cause animale, et elles dénoncent ici sans ambiguïté, et avec un mélange de réalisme et de violence – verbale – le traitement subi par les animaux dans les « élevages industriels » (même si pour elles il ne s’agit pas vraiment d’élevage, mais plutôt de « fabrication ». Elles se sont inspirées de plusieurs actions ou documentaires d’autres activistes pour bâtir leur scénario. Nous suivons ainsi une personne qui va, l’espace d’une nuit, entrer clandestinement dans l’une de ces usines – ici un élevage de porcs –, tout étant presque montré comme si c’était filmé par une caméra de type « go-pro ». Singulièrement les animaux sont quasi absents, en tout cas invisibles (ils n’apparaissent que furtivement sous la forme d’ombres ou de milliers d’yeux au milieu de la pénombre). On s’intéresse essentiellement aux objets, aux outils, au décor, avec des commentaires et des petits à-côtés (par exemple lorsqu’on nous montre des pages internet vendant ces objets ou produits, avec des commentaires souvent glaçants), le tout accompagné de commentaire de l’activiste censé nous guider. On ne peut s’empêcher de faire quelques parallèles avec certaines images ou certains documents/commentaires liés aux camps d’extermination (j’ai en tête un passage du film « Nuit et Brouillard » sur les infirmiers nazis). L’album est sans nuance, c’est un cri du cœur – voire un hurlement – mais il ne laisse pas indifférent. Il est clair qu’on ne peut faire l’impasse sur les conditions d’élevage et d’abattage des animaux d’élevage. Je ne suis pas végétarien, mais je me pose de plus en plus de questions. Surtout à l’heure où des méga élevages regroupant des quantités astronomiques d’animaux dans des conditions déplorables se mettent en place, au nom de la rentabilité. En tout cas, peu importe notre avis sur le sujet, il me parait nécessaire d’avoir un débat éclairé et collectif à ce propos (ce qui n’est pas près d’être le cas je le crains). Cet album est une pièce – d’accusation – à verser au dossier…

04/08/2026 (modifier)