Opium war

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Le plus sulfureux des conflits.


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune Chine

Les premiers contacts avec l’Empire Céleste remontent à l’Antiquité. Pour autant, l’imposante nation va demeurer longtemps hermétique. La Chine autosuffisante ne voyant pas d’intérêt dans les relations avec l’étranger. Mais tout cela ne dure qu’un temps. Les puissantes compagnies maritimes européennes et plus particulièrement anglaises savent faire entendre leur voix à l’Empire du Milieu. Avec le XVIIIe siècle, on commence avec le commerce du thé avant d’imposer celui de l’opium, bien plus lucratif. Pis, la corruption devient la règle et l’opiacé importé massivement cause des ravages dans la population chinoise. L’empereur n’a comme autre choix que d’en interdire l’importation. Une décision qui va naturellement déplaire. Et dans des temps où l’on n’hésite pas à menacer l’autre avec ses armes pour imposer sa politique, la première puissance mondiale ne va pas longtemps tergiverser. Une première confrontation se tiendra entre 1839 et 1842. Le Royaume-Uni en sortira grand vainqueur en imposant à la Chine affaiblie d’innombrables concessions. Et l’appétit occidental n’a alors plus de limites. D’autres nations se joignent au festin impudique à l’image de la France et des États-Unis d’Amérique. Mais à force de profiter, on alimente les rancœurs et une nouvelle guerre devient inéluctable.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 22 Novembre 2023
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Opium war © Glénat 2023
Les notes
Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)
Cliquez pour afficher les avis.

28/06/2026 | Noirdésir
Modifier


L'avatar du posteur Noirdésir

Delitte en est de plus en plus réduit à racler les fonds de tiroirs pour trouver de nouvelles « grandes batailles ». Si ça peut permettre de faire connaitre des batailles peu ou pas connues, la raison qu’elles soient si peu connues s’explique aussi par le fait qu’elles n’ont pas eu un déroulé ou une importance intéressante. Et avec cet album, je n’y ai pas trouvé mon compte. Comme de plus en plus souvent dans cette collection, la bataille elle-même est réduite à la portion congrue (2/3 pages vite expédiées), le gros de l’album servant d’exposition. D’ailleurs, singulièrement, le titre donné à l’album, « Opium war » dilue et/ou déclasse d’office la bataille elle-même, celle de « Fatshan Creek » - par ailleurs bataille fluviale presque autant que terrestre. Il s’agit donc plus de traiter d’une « guerre », plus que d’une bataille. Et cette longue exposition n’est ici pas très intéressante, on ne s’attache à aucun protagoniste, ni au récit, assez convenu et peu dynamique. Le dossier final est lui aussi l’œuvre de Delitte. Il est intéressant, même si peu développé. Mais surtout, comme je l’avais remarqué déjà pour plusieurs albums de cette collection, mais ici le procédé est encore plus utilisé, plusieurs pages de texte de la partie Bd (ces textes explicatifs hors phylactères) reprennent mots pour mots le texte du dossier. Cela accentue l’aspect dispensable du récit Bd, et donne une connotation de flemme au travail Bd de Delitte. Dessin et colorisation sont lisible, mais manquent de détails – que ce soit pour les décors, les navires, ou pour les visages des personnages. Ils font le boulot, mais ça n’est pas ma tasse de thé.

28/06/2026 (modifier)