Le Papillon des étoiles
Et si la seule façon de sauver l’humanité était... de la faire renaître ailleurs ?
Conquête de l'espace Vaisseaux de colonisation interstellaire
Ceci est l’histoire d’un voyage unique qui va durer 1 200 ans. Ceci est l’histoire d’une micro-société en route vers l’inconnu, avec ses rêves, ses conflits, ses espoirs et ses dérives...
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Editeur
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Genre
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Public
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| Date de parution | 01 Octobre 2025 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Le Papillon des étoiles raconte le voyage interstellaire d'un immense vaisseau générationnel transportant des milliers de colons vers une exoplanète censée accueillir une nouvelle humanité après mille ans de trajet. J'aime la science-fiction lorsqu'elle parvient soit à me faire rêver par son imagination, soit à me convaincre par sa crédibilité. Ici, malheureusement, ça a coincé dès les premières pages. J'ai eu l'impression que Bernard Werber avait sa conclusion en tête et qu'il a construit tout le reste de son récit pour atteindre au forceps cette idée, quitte à multiplier les facilités, les incohérences et les raccourcis au point de rendre l'ensemble difficile à prendre au sérieux. Le dessin n'aide pas vraiment. Le photoréalisme de Jean-Michel Ponzio donne l'impression de feuilleter un roman-photo de science-fiction. Les personnages semblent figés dans des poses artificielles, comme des acteurs photographiés puis redessinés, ce qui enlève beaucoup de naturel aux scènes et aux dialogues. Mais c'est surtout le scénario qui m'a constamment sorti de l'histoire. Tout repose sur des éléments bien trop bancals. Qu'un milliardaire finance un programme spatial ambitieux, pourquoi pas. Qu'il construise en secret un cylindre d'O'Neill de plusieurs dizaines de kilomètres capable d'accueillir 144 000 personnes sans que les besoins colossaux en matériaux, en infrastructures orbitales et en lancements de fusées ne soient connus de toute la planète des décennies avant son achèvement me paraît déjà beaucoup plus difficile à avaler. Sans parler de cette navette spatiale capable d'accueillir plus de 100 000 passagers à bord et son décollage dans une scène digne de la fin du générique d'Il était une fois l'Homme. La suite accumule les invraisemblances du même genre : une destination mystérieuse connue d'un seul homme, un savoir vital concentré entre les mains de deux personnes seulement au mépris de toute prudence, une planète miraculeusement habitable découverte à l'avance, des révoltes caricaturales avant leur départ de Terre puis à bord du vaisseau, des décisions absurdes à tous les niveaux et des conflits internes qui semblent n'exister que pour faire avancer artificiellement le récit. Le voyage lui-même souffre du même problème. Les siècles défilent, les générations se succèdent, mais tout paraît simplifié à l'extrême. Les personnages sont réduits à des archétypes, les comportements collectifs semblent improbables et les énormes défis sociaux, techniques ou culturels qu'un tel projet devrait poser sont constamment survolés voire piétinés. Même l'arrivée sur la planète donne une impression de facilité déconcertante, en passant en deux pages d'un voyage interstellaire vers l'inconnu à une mise en orbite parfaite réalisée par une poignée d'adolescents autour de la planète promise, où comme par hasard il y a de l'eau, de l'air respirable et de la vie. Ce qui me déçoit le plus, c'est que tout cet échafaudage d'invraisemblances semble n'exister que pour conduire à un dernier chapitre dont on devine dès son début la très maladroite intention symbolique : dès que certains noms et certaines situations apparaissent, il devient évident où l'auteur veut en venir. Et lorsque cette révélation arrive enfin, il n'y a aucun émerveillement ni profondeur philosophique, juste l'impression d'avoir traversé une longue succession de clichés, d'incohérences et de raccourcis pour aboutir à une métaphore lourde et peu convaincante. Quelques idées de départ avaient pourtant du potentiel, notamment la question du vaisseau générationnel et de la transmission d'une civilisation sur mille ans. Mais elles sont constamment sacrifiées au profit d'un récit qui privilégie le symbole à la logique. Je ressors donc de cette lecture avec le sentiment d'un gros ratage, incapable de croire à ce qu'on me raconte et donc incapable d'être touché par ce que l'histoire cherche à démontrer.
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