Escape

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

Quand un récit de la Seconde Guerre mondiale comme Inglourious Basterds croise l’univers anthropomorphique de Blacksad , cela donne Escape : une fuite désespérée au cœur d’un monde en guerre, où des animaux humanisés rejouent les horreurs d’un conflit rappelant directement la montée du fascisme et les ravages des bombardements. Entre survival militaire, tension permanente et réflexion sur la responsabilité des soldats face aux civils, le récit mêle action nerveuse et regard plus humain sur l’absurdité de la guerre.


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Pilote de bombardier aguerri, Milton Shaw effectue des missions au-dessus d'un monde déchiré par la guerre face à un empire de chauve-souris impitoyable. Mais lorsque son avion est abattu, Milton se retrouve derrière les lignes ennemies, dans les ruines fumantes d'une ville qu'il a lui-même bombardée. Et il a intérêt de vite trouver un moyen de s'enfuir, car il le sait : dans moins de 24 heures, son propre camp va larguer une énorme bombe destinée à finir le travail. Blessé, désarmé et traqué par les factions fascistes qui tiennent le pays d'une main de fer, Milton devra se battre pour s'échapper avant que la bombe ne tombe et n'efface tout... et tout le monde.

Scénario
Dessin
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 15 Mai 2026
Statut histoire Série en cours 1 tome paru
Dernière parution : Moins d'un an

Couverture de la série Escape © Urban Comics 2026
Les notes
Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)
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25/05/2026 | Hub
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Par Hub
Note: 4/5
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J’ai vraiment été happé par ce récit. Dès les premières pages, j’ai ressenti une tension constante et une atmosphère lourde, presque étouffante. L’histoire se déroule dans un monde anthropomorphique ravagé par une guerre qui rappelle directement la Seconde Guerre mondiale. On suit Milton Shaw, pilote de bombardier expérimenté, chargé de frapper une ville contrôlée par un empire de chauves-souris fascistes. Mais après sa mission, son avion est abattu et il se retrouve seul derrière les lignes ennemies, au milieu des ruines qu’il a lui-même contribué à créer. Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’évolution du regard de Milton. Au début, il bombarde sans réellement voir les conséquences humaines de ses actes. Depuis son avion, les victimes restent abstraites, lointaines, presque invisibles. Mais une fois au sol, confronté aux survivants, à leurs regards, à leurs blessures et à leur peur, il découvre peu à peu leur humanité. On ressent son malaise grandissant et cette culpabilité silencieuse qui s’installe en lui. Pourtant, malgré cela, Milton reste focalisé sur sa mission. Il continue d’avancer avec cette mentalité de soldat convaincu que son objectif doit être accompli coûte que coûte. J’ai trouvé ce contraste très fort émotionnellement : il comprend progressivement l’horreur de la guerre, tout en restant prisonnier de sa logique militaire. J’ai aussi beaucoup aimé la manière dont les flashbacks sont intégrés au récit. Contrairement à certaines œuvres où ils cassent le rythme, ici je les ai trouvés très naturels et bien amenés. Ils enrichissent énormément l’univers, donnent plus de poids aux enjeux et permettent surtout de mieux comprendre la personnalité de Milton, ses motivations et ce qu’il laisse derrière lui. Ça renforce encore davantage l’attachement au personnage et l’impact émotionnel de certaines scènes. Visuellement, Acuñalivre un travail magnifique. Les dessins sont ultra détaillés, dynamiques et immersifs. Les scènes de destruction dégagent une vraie brutalité, tandis que certaines expressions ou regards transmettent énormément d’émotions malgré l’apparence animale des personnages. L’ambiance visuelle participe énormément à cette sensation de guerre sale, oppressante et désespérée. Au final, Escape m’a laissé une impression assez forte et mélancolique. Derrière son récit de survie et d’action, c’est surtout une BD qui parle de la déshumanisation provoquée par la guerre, du poids de la culpabilité et de la difficulté à continuer d’avancer quand on commence enfin à voir les victimes derrière les cibles.

25/05/2026 (modifier)