La Vie extraordinaire d'Arizona Joe

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Quand la haute société croise la liberté des rails...


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle En avant-première Les hobos New York Nouveautés BD, comics et manga

New York, 1876. Newland Arrow, 13 ans, vient de perdre sa mère. Fils d’unriche banquier de Wall Street, il s’enfuit, incapable d’affronter le regard froid et brisé de son père. Dans un train, il rencontre Arizona Joe, un vagabond colossal et charismatique. De cambriolages en bars miteux naît une amitié improbable entre l’enfant bien-né et l’homme de la route. Le point de départ d’une aventure qui les transformera à jamais.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 27 Mai 2026
Statut histoire Série en cours (prévue en 2 tomes) 1 tome paru
Dernière parution : Moins d'un an

Couverture de la série La Vie extraordinaire d'Arizona Joe © Bamboo 2026
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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25/05/2026 | Ro
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Par Ro
Note: 3/5
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Un jeune garçon, visiblement de bonne famille, fuit en train la ville de New York et se retrouve pris sous l'aile d'un vétéran hobo charismatique, Arizona Joe. On croit au départ que cette série va s'attacher aux aventures de hobos sillonnant clandestinement les États-Unis à la fin du XIXe siècle. Mais on découvre assez vite que ce n'est en réalité qu'un prologue, et que le véritable récit porte sur ce même garçon devenu adulte, revenu dans son riche milieu de banquiers new-yorkais tout en conservant de cette courte errance un goût du risque, des combats clandestins et une fascination persistante pour ces vagabonds du rail. Le mélange est assez étrange et parfois difficile à cerner. Le personnage principal reste très distant tout au long du récit, parlant peu et laissant beaucoup de zones d'ombre. Comme il ne dit quasiment rien dans toute la partie introductive, il faut avoir lu le résumé de l'album pour bien comprendre les raisons profondes de sa fuite. De la même manière, la relation avec Arizona Joe m'a paru un peu artificielle : on ne saisit pas vraiment pourquoi ce vétéran hobo à l'allure de Richard Bronson s'attache aussi vite à lui, ni pourquoi, une fois adulte, Newland ressent ce besoin permanent de mettre sa vie en danger dans des quartiers présentés comme extrêmement violents voire mortels pour les autres que lui. Ce côté héros romantique, torturé mais constamment protégé par le scénario et sa position sociale, ne m'a pas énormément touché. En revanche, j'ai trouvé intéressante la plongée dans cette Amérique de la fin du XIXe siècle, qui rappelle déjà celle de la crise de 1929 alors que les grandes fortunes bancaires se construisent sur un pays traversé par des inégalités énormes. Tout l'aspect documentaire sur les hobos, les débuts de Wall Street et cette société fracturée apporte une richesse au récit, d'autant que le dossier en fin d'album est particulièrement instructif. Graphiquement, Fabrice Meddour livre un beau travail. Les couleurs désaturées sur lesquelles contrastent le roux intense des cheveux du héros lui donnent des petits airs de Sambre, ce qui participe à l'atmosphère mélancolique et poussiéreuse du récit. Et la couverture est très belle. Ce fut une lecture intéressante et assez atypique, mais je reste un peu à distance du personnage principal et de ses motivations. Je suis curieux malgré tout de voir où les auteurs veulent aller avec le second et dernier tome.

25/05/2026 (modifier)