Une dernière partie de flipper... (Tilt)

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Devenir adulte ou continuer à jouer au flipper ?


Adolescence Animalier Auteurs nordiques Pays scandinaves

1993, dans une banlieue quelconque. Plus vraiment des ados, pas encore des adultes, Rick et Bass traînent dans une salle d'arcade miteuse enchaînant plans foireux et petits larcins. Pour eux, pas question de devenir adultes. Pourtant, ne serait-il pas temps ? Sous l'influence toxique de Rick, son ami d'enfance, Bass va devoir se prendre en main s'il ne veut pas sombrer. Soif de vivre et insouciance de la jeunesse dans ce qu'elle peut avoir de plus fantasque en plein âge d'or du flipper et des jeux vidéo...

Scénario
Dessin
Couleurs
Traduction
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 24 Janvier 2018
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Une dernière partie de flipper... (Tilt) © Aventuriers d'ailleurs 2018
Les notes
Note: 3/5
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24/05/2026 | Ro
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Par Ro
Note: 3/5
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Dans les années 90, deux ados paumés passent leurs journées entre salles de flipper, petits larcins, combines foireuses et fréquentations douteuses, jusqu'au moment où l'un d'eux commence à comprendre qu'il devra peut-être sortir de cette spirale avant d'y rester coincé. L'identité visuelle de cet album est très forte. J'aime beaucoup cette énergie un peu rebelle et nerveuse qui se dégage du dessin de Rune Ryberg. Le trait se déforme selon les émotions et les expressions des personnages, avec quelque chose de très vivant et instinctif, et les couleurs très saturées, presque agressives parfois, donnent une vraie personnalité à l'ensemble. Toute cette ambiance visuelle colle parfaitement à ces souvenirs d'adolescence un peu sale, bruyante et désordonnée des années 90. L'histoire se lit bien et les personnages sont intéressants, notamment cette relation d'amitié toxique entre Rick et Bass qui finit par devenir le vrai coeur du récit. En revanche, toute la thématique autour du flipper comme métaphore de cette adolescence balancée dans tous les sens ne m'a pas énormément parlé. Pourtant je suis de la même génération que l'auteur, mais je n'ai jamais connu cette fascination pour les flippers ou les salles d'arcade. C'est malgré tout ce qui donne son identité particulière au récit. J'ai aussi trouvé que l'album avait tendance à s'étirer un peu en longueur au milieu, avec certaines scènes de dérive ou d'embrouilles qui finissent par se répéter. À l'inverse, la conclusion, autour de la volonté de sortir d'un milieu et de fréquentations toxiques, arrive presque trop vite et de façon assez abrupte. J'en retiens donc une lecture sympathique, très personnelle et pleine de caractère, portée par son univers graphique et son atmosphère, même si je n'ai pas trouvé l'histoire réellement passionnante.

24/05/2026 (modifier)