Messaline - La Déesse aux miroirs

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Aujourd'hui encore, le nom de Messaline rime avec luxure et dépravation. Mais qu'en est-il vraiment ? Quelle est la véritable histoire de cette Valeria, que le destin a placée sur le trône de Rome ?


Au temps de Rome et de l'Empire Romain Auteurs italiens Rois et Reines d'Europe

An 39 après J.-C. Valeria Messalina, 14 ans, est considérée comme la plus belle fille de Rome. Forcée d'épouser Claude, elle semble condamnée à la tristesse. Mais tout change quand Caligula est assassiné et Claude choisi comme nouvel empereur. Les portes du pouvoir s'ouvrent toutes grandes, mais ce sont la solitude et le besoin d'amour de Messaline qui vont tisser sa sinistre légende...

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 17 Septembre 2025
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Messaline - La Déesse aux miroirs © Delcourt 2025
Les notes
Note: 3/5
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17/05/2026 | Noirdésir
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Delcourt développe sa collection des « reines de sang » et trouve tout naturellement dans les premiers temps de l’Empire romain des personnalités à même de l’intégrer. Sont d’ailleurs publiées quasiment en même temps trois séries, sur trois femmes contemporaines, Poppée, Agrippine, et donc cette Messaline (toutes ces séries ayant au scénario Luca Blengino). Et d’ailleurs Agrippine apparait très souvent dans cet album – et joue un rôle central dans la chute de Messaline. Si Messaline n’a été que peu longtemps au sommet de l’État – à partir du moment où son mari Claude devient empereur, elle appartient aux cercles du pouvoir, via sa famille, dès son plus jeune âge, et elle a été la maîtresse de Caligula. Si Blengino nous la présente au départ pas mal ballottée par les événements, rapidement elle prend de l’assurance et, pour mieux contrôler le pouvoir qu’elle possède – même par procuration – et satisfaire ses besoins – sexuels par exemple – elle va plonger dans une surenchère d’assassinat, ce qui justifie sa présence dans la collection. La biographie est bouclée en un tome (3 seront consacrés à Agrippine), ce qui montre le passage éphémère au sommet de l’État. L’album se laisse lire, plutôt agréablement, et le personnage de Messaline reste ambivalent. Presque attachant même, malgré le sang qu’elle a sur les mains. La fin de l’album sert presque d’introduction à la série sur Agrippine… Dessin et colorisation font honnêtement le travail, le rendu est suffisamment précis et agréable pour bien accompagner cette plongée dans les turpitudes du 1er siècle, durant lequel les empereurs se succèdent très rapidement – les impératrices aussi donc…

17/05/2026 (modifier)