L'Oiseau de Tazmamart

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

10 juillet 1971, Ahmed Marzouki reçoit l’ordre de tirer sur tout ce qui bouge. Il se retrouve ainsi impliqué, à son insu, dans une tentative de coup d’État contre Hassan II, roi du Maroc.


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À la fois acteur et victime de l’Histoire, il connaîtra la violence des interrogatoires puis l’enfer de Tazmamart, un bagne secret en plein désert où il passera dix-huit ans dans l’isolement le plus total, effacé de la mémoire du monde. Dans l’ombre de sa cellule étroite aux allures de tombe, où le temps s’étire à l’infini, il fait la rencontre de Faraj, un petit oiseau blessé qui ne peut plus voler. Avec lui renaît l’espoir, et l’horreur du quotidien est soudain balayée par le vent de la liberté à venir. D’après le témoignage d’Ahmed Marzouki, l’un des rares rescapés du bagne tristement connu comme l’Alcatraz marocain, auteur de Tazmamart. Cellule 10.

Scénario
Dessin
Traduction
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 20 Février 2026
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série L'Oiseau de Tazmamart © Alifbata/Le Fennec 2026
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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17/05/2026 | Noirdésir
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L'avatar du posteur Noirdésir

J’arrondis aux trois étoiles parce que ce témoignage est important et permet de découvrir l’horreur occultée par les médias et autres politiques ou « people » (Rachida Dati ou Jamel Debbouzze par exemple) lorsqu’il s’agit d’évoquer la monarchie marocaine. Un bagne dans lequel ont été emmurés et torturés psychologiquement des centaines de personnes, désignées comme opposants. L’album s’inspire du récit de l’un d’eux, embarqué à son insu dans une tentative de coup d’État assez foireux, et qui a passé de très nombreuses années dans le bagne de Tazmamart perdu dans le Sahara (secret, inconnu des cartes). On suit la coup d’État, puis l’arrestation, la torture et l’incarcération. Le personnage principal survit, jusqu’à ce que, des informations ayant filtré à l’étranger, le pouvoir décide de fermer ce bagne et de faire sortir les quelques survivants. Notre héros malgré lui a pu tenir en partie grâce à un oiseau, qu’il a secrètement recueilli, soigné et nourri, cet oiseau devenant pour les détenus un espoir. Hélas, le récit manque de souffle, la narration comme le dessin sont un peu ternes, ça manque de dynamisme. Mais le sujet sauve l’ensemble et maintient l’intérêt (de toute façon l’album se lit très vite). Note réelle 2,5/5.

17/05/2026 (modifier)