Avila
Parsemé de clins d’œil historiques et artistiques (Molière, Dumas, Vermeer…), Avila, sous couvert d’une aventure aux multiples rebondissements, est une quête initiatique sur l’identité, la transmission, la justice et la valeur du langage.
Nouveautés BD, comics et manga
Dans la France du XVIIe siècle où plane l’ombre machiavélique de Richelieu, Avila, jeune orpheline déploie pour qui veut ses talents d’herboriste hérités de sa mère. Convaincue de sorcellerie, elle doit prendre la fuite avec à ses trousses le terrible Trébuchet ; chasseur de primes et âme damnée du cardinal. Mais si Avila n’est pas une sorcière, quel pacte a-t-elle scellé qui lui permet de parler à Astor, son ombre maléfique ou de communiquer avec les animaux de la forêt ?
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| Date de parution | 15 Avril 2026 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
J’avais gardé de très bons souvenirs de lecture de La terre, le ciel, les corbeaux, des mêmes auteurs, raison pour laquelle je me suis embarqué dans cette lecture qui avait l’air vraiment très bien et que j’avais très envie d’aimer. Côté graphique (et même du point de vue scénaristique d’ailleurs), elle est même assez étonnante si on la compare à la BD précitée. En effet, on a l’impression que ce ne sont pas du tout les mêmes auteurs. Le trait est ici beaucoup plus fluide et rond, les couleurs plus lumineuses, et l’histoire plus pétillante. C’est surtout le dessin qui procure cette impression. Mais s’il donne effectivement la sensation de n’être pas produit par le même dessinateur, il est néanmoins très agréable. Le travail sur la couleur est soigné, apportant un dynamisme bienvenu. Les architectures sont très convaincantes, occasionnant même de très belles cases. L’histoire est touchante et les personnages plutôt bien troussés. Pourtant, il y a un petit truc qui m’a laissé un goût un peu amer. Plusieurs petits trucs en fait. D’abord, le personnage du narrateur, vieux colporteur battant la campagne avec son chien, est tout à fait agaçant. Outre le fait que son existence n’apporte absolument rien au récit, le ton qu’il adopte m’a tout à fait agacé, et s’il n’est heureusement pas omniprésent, on termine quand même sur lui. Et puis bon, à partir de la seconde moitié, je n’ai jamais pu me départir d’un sentiment de vacuité, sentiment qui domine une fois la BD refermée. Oui, tout ça pour ça. Si chaque élément pris individuellement reste intéressant (personnages bien campés, chouette dessins et couleurs, contexte historique…), on a quand même l’impression qu’Avila passe un peu à côté de son sujet, que les éléments s’enchainent sans vraiment parvenir à faire monter les blancs en neige. L’âme noire d’Avila, matérialisée par son ombre maléfique, n’est pas assez noire. On ne ressent pas assez les émotions unissant la mère et la fille. Globalement, les choses s’emmanchent un peu trop facilement, et les situations critiques se dénouent tout aussi facilement… Voilà pour ce qui m’a laissé sur ma faim. Mais je ne voudrais pas non plus torpiller cette BD qui au demeurant m’a donné quelques motifs de satisfaction tout de même (le dessin principalement). Mais bon, il faut être honnête : c'est une déception !
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