Du sang sur la neige - La tragédie de Reesor Siding

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Du sang sur la neige éclaire les fractures sociales et économiques à l’origine de la tragédie la plus meurtrière de l’histoire syndicale canadienne. Grâce à un récit solidement documenté et aux illustrations immersives de Christian Quesnel, la bande dessinée lève le voile sur un épisode encore trop méconnu de l’histoire du Nord ontarien et de l’industrie forestière canadienne.


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Auteurs canadiens Canada Luttes des classes & conflits sociaux

1963, Nord de l’Ontario. La Spruce Falls Power and Paper Company règne en maître. Les bûcherons syndiqués qui alimentent la papetière sont sans contrat, alors que la compagnie fait appel à des cultivateurs qui détiennent des droits de coupe pour assurer son approvisionnement. Un climat de tension s’installe, dans l’indifférence des pouvoirs publics. Dans la nuit du 10 au 11 février, quatre cents grévistes convergent vers l’embranchement ferroviaire de Reesor Siding. Leur objectif?: empêcher les membres d’une coopérative d’acheminer du bois à l’usine. Pris de panique, ces derniers ouvrent le feu, faisant trois morts et huit blessés. S’ensuit un procès aux allures de mascarade, dont les répercussions marqueront la communauté de manière durable. Texte: L'éditeur

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 16 Février 2026
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Du sang sur la neige - La tragédie de Reesor Siding © Éditions Prise de parole 2026
Les notes
Note: 3/5
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23/04/2026 | Gaston
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Par Gaston
Note: 3/5
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Un album qui m'a surpris dans sa forme. Je m'attendais à une œuvre de fiction qui raconterait une tragédie syndicale oubliée (il faut dire que le nord de l'Ontario est une région surtout rurale, peu peuplé et loin du centre d'animation de cette province) et en fait c'est un documentaire. On suit tout le long le scénariste, qui est aussi historien, discuté de l'affaire avec une autre historienne dans des petites cases apposés sur des dessins plus grands et c'est la source d'une bonne partie du texte de l'album. Je ne suis pas particulièrement fan du procédé, en particulier parce que l'aspect art séquentiel de cette BD est souvent minimal hormis quelques moments percutant où ne sont pas présent les historiens comme lorsqu'on voit un individu prendre son fusil pour tirer sur les grévistes. C'est vraiment le genre de BD documentaire où j'ai l'impression qu'on aurait pu faire un livre sans problème. Il faut dire aussi que le travail de Quesnel ressemble plus à de l'illustration et si j'aime bien les décors, j'aime un peu moins les personnages qui sont souvent trop figés. On dirait juste que quelqu'un a dessiné par-dessus des photos. Sinon, cela reste quand même un album intéressant qui remets en lumière une affaire que toute le monde a oubliée. L'événement en lui-même est d'ailleurs banalement tragique pour n'importe qui qui connait un peu l'histoire des luttes ouvrières: compagnie toute puissante qui fait la loi, grévistes qui essaient d'améliorer leurs sorts, les autorités qui ne font rien et cela se termine dans le drame et la parodie de justice. Triste schéma qu'on a vu bien trop souvent !

23/04/2026 (modifier)