Balthazar au pays blême
Saint-Pétersbourg, début du XXe siècle. Balthazar s’enfuit de l’orphelinat pour échapper aux sbires du terrible Raspoutine.
Albums jeunesse : 10 à 13 ans Contes slaves Russie
Poussé toujours plus au Nord par ses poursuivants, le jeune garçon atteindra les confins de la Sibérie, où il découvrira à la fois le secret de ses origines et comment contrer les pouvoirs maléfiques du maître des ténèbres. Tout le merveilleux de la Russie éternelle convoqué pour un conte enlevé et flamboyant.
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| Date de parution | 30 Août 2017 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Dans un orphelinat de Saint-Pétersbourg, le jeune Balthazar est soudain pris en chasse par les sbires de Raspoutine, contraint de fuir à travers la Russie et de traverser un monde où se mêlent danger, magie et créatures issues du folklore slave. J’ai trouvé cette BD à la fois intrigante et un peu déroutante, mais suffisamment intéressante pour me donner envie de la défendre malgré ses défauts. Le récit puise très largement dans les contes et légendes slaves, en mélangeant des figures historiques comme Raspoutine avec une galerie de créatures et de références folkloriques (Baba Yaga, Kotcheï, la Roussalka, Kot Bayun (faussement renommé Tchoudo-Youdo ici) et autres figures du mythe russe). C’est précisément ce foisonnement qui fait à la fois la force et la faiblesse de l’ensemble : l’univers est riche, mais il finit par se brouiller lui-même, au point qu’on ne sait plus toujours très bien qui est qui ni d’où viennent certains éléments, avec par exemple des confusions ou réattributions de figures mythologiques qui participent à ce sentiment de désordre narratif. Le scénario est lui aussi dense, avec une accumulation de péripéties et de rencontres qui donnent l’impression d’un récit en perpétuel mouvement, mais pas toujours parfaitement structuré. Il en ressort une intrigue un peu foutraque, qui peut sembler confuse ou désordonnée par moments, mais qui conserve malgré tout une forme de cohérence émotionnelle. C’est d’ailleurs là que la BD m’a finalement accroché : dans son ambiance. Le dessin de Mathilde Domecq apporte beaucoup à cette impression, avec un trait mignon, expressif et vivant, soutenu par des couleurs douces qui installent une atmosphère à la fois froide et chaleureuse, parfaitement adaptée à ce voyage dans une Russie fantasmée. Les chapitres ponctués de pages en noir et blanc façon gravures renforcent aussi cette dimension de conte illustré. Même si le rythme est inégal et que la narration peut donner l’impression de partir dans toutes les directions, j’ai pris plutôt du plaisir à me laisser porter par cette BD pour la jeunesse, mélange de légendes, d’errance et de merveilleux. Il y a quelque chose d’un peu désordonné, presque excessif, mais qui colle aussi assez bien à l’idée d’un grand conte slave recomposé, où les figures mythologiques se répondent sans toujours chercher la rigueur. Note : 3,5/5
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