Fassbinder - L'Homme qui voulait qu'on l'aime
Retour sur le destin de l’enfant terrible du cinéma allemand.
Cinéma Documentaires
Né en 1945, dans l’Allemagne d’après-guerre, Rainer Werner Fassbinder grandit à Munich. Enfant, il écrit des pièces de théâtre et passe son temps dans les salles obscures… Bien que recalé des écoles de cinéma, il devient cinéaste et est vite considéré comme l’un des auteurs les plus prolifiques de son époque. Il réalise plus de 40 longs-métrages en 13 ans, travaillant avec la même troupe de comédiens. Bisexuel revendiqué, il épousera Ingrid Caven, tout en faisant tourner ses conquêtes masculines devant la caméra. Acteur, auteur et metteur en scène, il enchaîne les films à un rythme effréné à partir des années 70. Son cinéma engagé est hanté par l’histoire de l’Allemagne, mais ce sont surtout ses portraits de femmes qui marquent son œuvre... Ses héroïnes, tantôt proies ou objets de désir crèvent l’écran ! Influencé par le mélodrame hollywoodien de Douglas Sirk, Fassbinder montre sans fard la cruauté des sentiments et filme les femmes avec dévotion. Ses personnages reflètent la société de l’époque, ou celle de la Seconde Guerre mondiale : Maria Braun, Effi Briest, Lilli Marleen, Lola... Acclamé par la critique, il ne sera récompensé que pour son avant-dernier film, Le Secret de Veronika Voss, qui reçoit l’Ours d’or à Berlin en 1982. Les illusions perdues, l’homosexualité ou le racisme avec Tous les autres s'appellent Ali sorti en 1974, restent ses grands thèmes de prédilection. Figure emblématique du cinéma allemand, aux côtés de Wim Wenders ou Werner Herzog, il meurt à seulement 37 ans après une vie d’excès et d’épuisement en laissant des chefs-d’œuvre (Les Larmes amères de Petra von Kant, 1972, Le Mariage de Maria Braun, 1978, parmi tant d’autres...) qui toucheront, au fil des années, un public de plus en plus large.
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| Date de parution | 15 Mai 2024 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Rainer Fassbinder est un cinéaste allemand que je ne connaissais pas vraiment (contrairement à quelqu’un comme Werner Herzog). Simsolo en a visiblement été proche. Et ça se sent, car il entre ici dans l’intime du réalisateur et, s’il en dévoile les multiples facettes et la force, il ne cache aucune faille et défaut du personnage. On découvre donc un personnage et un cinéaste tous les deux atypiques et intrigants. Un cinéaste, acteur, dramaturge boulimique, qui multiplie les projets (le nombre de pièces de théâtre, de films qu’il réalise ou auxquels il participe en très peu de temps est incroyable. Avec une volonté d’intransigeance qui lui vaut de sortir des sentiers battus – mais aussi de connaitre une reconnaissance tardive et selon lui incomplète. La personnalité du bonhomme n’est pas en reste, et sort encore plus des sentiers battus. Il allie fidélité à quelques acteurs/actrices, à quelques amants (surtout) et maîtresses et versatilité. Son comportement semble avoir été limite à plusieurs reprises, et je pense que c’était quelqu’un qui nécessitait pas mal de courage pour supporter longtemps sa proximité – par ailleurs irradiante. Sa proximité avec des milieux d’avant-garde, voire avec l’extrême gauche allemande – est aussi intéressante. Reste que la narration m’a un peu lassé. Très saccadée, passant d’un bon mot, d’une période à l’autre, cela manque de liant et de fluidité à plusieurs reprises. Dessin et colorisation font le boulot, mais sont quand même très froids, et avare de détails – et parfois de précision. J’ai appris des choses intéressantes sur le personnage, donc la lecture est instructive. Mais ce même personnage, ainsi que la narration m’ont aussi laissé un peu de côté. Note réelle 2,5/5.
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