e-dad

Note: 2/5
(2/5 pour 2 avis)

Père virtuel & fantasmes divers.


Cyberpunk : Espaces virtuels

Tous les soirs, afin de pouvoir s'endormir, une fillette s'adonne au Cyberespace. Elle y retrouve Monsieur Papa, un personnage en négatif qui se substitue au père absent dans le monde réel. Ce Cyber-Papa peut suivant les circonstances et les caprices de l'enfant se transformer à volonté. Cette série est toujours basée sur le même schéma : Monsieur Papa sauve Li-Li-San de la mauvaise situation où il l'a mise. Avec cette nouvelle série créée pour le marché japonais, Beb Deum revisite le mythe de Little Nemo au pays des rêves cybernétiques.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Juin 2000
Statut histoire Histoires courtes (One shot.) 1 tome paru
Couverture de la série e-dad
Les notes (2)
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28/10/2003 | ThePatrick
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Par Spooky
Note: 2/5
L'avatar du posteur Spooky

J'avais un peu peur en voyant la couverture que ce soit violent, malsain et manichéen... Quelques pages plus loin (lues très vite), le verdict tombe : bof. Certes, on échappe au politiquement incorrect, à la violence gratuite. Mais on ne ressent pas d'intérêt pour autant ; le concept du père virtuel est -selon moi- très mal exploité au final. Le dessin de Beb Deum, qui se veut "matrixien" (désolé, je ne sais pas trop comment le qualifier), manque pourtant de rigueur et se contente de facilité dans la plupart des cases.

27/07/2004 (modifier)

Je ne sais comment le dessin a été fait, mais il est très beau : lisse, avec des effets de rondeur superbes, très expressif, et bénéficiant de cadrages intéressants et originaux. Les quatre histoires sont assez étranges, rappellant par exemple par leur côté absurde et un peu fantastique "Philémon". Je n'ai clairement pas aimé cet album. Les histoires sont courtes, et finissent un peu en queue de poisson. Mais surtout, il y a dans tout l'album une ambiguïté qui m'a un peu repoussé, entre sado-masochisme, amour d'une part et haine et violence d'autre part. Les jeux ici sont cruels, et l'amusement tourne vite à la peur, le partenaire en ogre, le jeu en affrontement. C'est très bien, ça fait réfléchir et ça sort certainement des sentiers battus et d'un cadre "où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". Ca relève également des problèmes liés à la confrontation réel/virtuel, comme de nombreuses oeuvres de SF ont pu le faire, mais ici en plus condensé, dynamique, violent. Bref, un album qu'au niveau sentimental je n'ai pas aimé, mais qui à un niveau un peu plus détaché comporte des caractéristiques très intéressantes.

28/10/2003 (modifier)