Vivre libre ou mourir - Punk et Rock alternatif en France, 1981/1989

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

L’utopie du punk rock alternatif français des années 80 – préface de LORAN, Bérurier Noir


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Documentaires Musique Punk

L'histoire du rock alternatif français des années 80, reflet d'une société en mutation, racontée à travers les destins croisés de musiciens de l'époque. L'histoire de ces groupes français qui ne ressemblaient qu'à eux, Bérurier Noir, Mano Negra, Négresses vertes, les Garçons Bouchers... un récit choral, mettant en scène des personnages clefs de la scène : Loran et François du groupe Bérurier noir, Didier Wampas (The Wampas), François Hadji-Lazaro (Les Garçons bouchers, Pigalle), Helno (Négresses vertes) sont ainsi suivis à travers leurs aventures de l'époque, superposant le temps de l'action et celui du recul et des leçons tirées. On s'intéresse aux destins croisés des uns des autres, révélateur des espérances, des illusions et des désillusions, des réussites et des échecs du "mouvement".

Scénario
Dessin
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 13 Mars 2024
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Vivre libre ou mourir - Punk et Rock alternatif en France, 1981/1989 © Glénat 2024
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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24/02/2026 | Noirdésir
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Les deux auteurs s’intéressent de longue date aux cultures et musiques qui sortent des sentiers battus (voir leur relativement récent Underground) dans la même collection de Glénat. Ici, ils s’intéressent au mouvement Punk en France – et à son dérivé « Rock alternatif », durant la décennie des années 1980 – même s’ils débordent un peu en amont et en aval de cette période. On sent que les auteurs sont à la fois connaisseurs, mais aussi « amoureux » de leur sujet, et qu’ils ont puisé aux bonnes sources pour construire leur documentaire, très détaillé, rempli d’informations de première main, mais qui sont toujours contextualisées. Car c’est aussi l’intérêt de ce documentaire de ne pas se contenter de l’aspect purement et uniquement musical, « artistique » (même si cet adjectif aurait révulsé certains des puristes punks des débuts), et de toujours l’inscrire dans un contexte politique et social plus général. La fin du Giscardisme, l’arrivée de la gauche au pouvoir (les progrès et les rapides désillusions), la montée du FN sont autant de marqueurs forts, pour des groupes qui souvent se sont inscrits hors du système, mais dans les luttes sociales. Je n’ai découvert certains de ces groupes (Bérurier Noir, Ludwig Von 88) que vers 1988, un copain lycéen me les ayant fait écouter. Et je n’ai vu les Bérurier qu’une seule fois, lorsque je participais aux manifestations contre la réforme Devaquet (perchés sur un char, ils donnaient une pêche de folie aux manifestants autour d’eux !). Et la Mano Negra ou les Négresses vertes que j’ai écouté ensuite étaient un peu le feu de la comète, on était déjà dans quelque chose de plus « commercial ». Mais cet album se révèle à la fois factuel et intéressant, et les lecteurs peuvent (re)découvrir un pan de la culture populaire qui s’est développé sans – voire contre – les médias traditionnels (le mépris et le et le refus de collaborer étant sans doute réciproques, tout du moins jusqu’à la fin des années 1980).

24/02/2026 (modifier)