Les Enfants du bois

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Un conte sombre où une étrange fratrie affronte différents monstres, à commencer par leur propre père...


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Pour son anniversaire, Aliénor reçoit un cadeau particulier de la part de son père inventeur : un petit frère au corps de métal. Malade depuis des années, la jeune fille espérait autre chose. Surtout que le jouet se nomme Blaise, comme le petit frère qu'elle n'a jamais connu. Et que son père prétend qu’il a une âme… Flanquée du garçonnet qui l'agace, Aliénor va un jour découvrir la vérité sur sa soi-disant maladie. Les deux enfants fuient alors dans les bois, où fantômes, goules et secrets les attendent...

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 25 Février 2026
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Les Enfants du bois © Drakoo 2026
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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24/02/2026 | Ro
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Par Ro
Note: 3/5
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Aliénor, adolescente persuadée d'être malade depuis des années, voit son quotidien bouleversé le jour où son père, inventeur de génie un peu inquiétant, lui offre pour son anniversaire un petit frère au corps de métal. Le garçonnet s'appelle Blaise, comme le frère qu'elle n'a jamais connu, et son père affirme qu'il possède une âme. Lorsqu'elle découvre que sa maladie dissimule en réalité un mensonge bien plus grave, elle s'enfuit dans les bois avec ce frère mécanique. Avec cette BD, on est dans un registre gothico-mélancolique pour adolescents qui aurait parfaitement trouvé sa place dans la collection Métamorphoses des éditions Soleil. L'ambiance est sombre, légèrement brumeuse, entre conte macabre et fable initiatique, mais clairement destinée à un jeune public (Young Adult, comme on dit). Le dessin s'inscrit pleinement dans cette tonalité popularisée par plusieurs autrices italiennes nourries de littérature gothique, de Disney et de manga : un imaginaire romantique sombre assumé, porté par un graphisme accessible aux jeunes lecteurs. Visuellement, cela fonctionne plutôt bien, même si l'ensemble reste très balisé dans ses codes. Sur le fond, le récit aborde le deuil, la frontière entre l'humain et la machine, ainsi que la tentation prométhéenne d'un inventeur qui rappellera inévitablement Frankenstein. L'intention est louable et les thèmes sont forts, mais il se dégage de l'ensemble une tonalité légèrement mièvre, celle d'un récit davantage destiné aux adolescents qu'aux adultes. Le personnage du père, notamment, m'a semblé stéréotypé dans son rôle à la fois autoritaire et manipulateur, tout en revendiquant un amour absolu pour sa famille afin de justifier ses actes. Il incarne presque trop parfaitement la figure du savant aveuglé par son propre génie, ce qui enlève un peu de subtilité à l'ensemble. Je ne peux pas dire que ce soit raté : le dessin est mignon et d'une belle qualité technique. Mais je trouve le tout trop tendre et convenu dans sa manière d'aborder des thèmes pourtant largement exploités, comme si la noirceur était constamment adoucie pour rester accessible.

24/02/2026 (modifier)