Tongues

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 3 avis)

Mélangeant science-fiction, mythologie et géopolitique, Tongues peut être considéré comme le magnum opus d’Anders Nilsen, un récit d’une ampleur rare et d’une ambition folle. Sur le plan graphique, l’auteur américain s’est surpassé et sa narration, au sein de laquelle s’entremêlent personnages, lieux et époques, est portée par un dessin à la fois maîtrisé et explosif, produisant des pages d’une beauté folle et subjuguante.


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Il est dit qu’un jour les dieux enchaînèrent l’un des leurs sur le mont Caucase, pour le punir d’avoir amené le feu aux humains… Des millénaires plus tard, le supplicié subit toujours la même punition – et, inexorablement, l’aigle, avec lequel il entretient désormais une étrange relation, vient se repaître de son foie. Mais dorénavant, c’est la vengeance qui l’habite. En Afrique de l’Est, la jeune Astrid est enlevée par d’étranges entités qui lui confient la mission de retrouver et tuer le mystérieux Omega. Au même moment, quelque part en Asie centrale, un Américain en fuite accompagné de sa peluche semble errer sans but dans le désert et se retrouve confronté à des mercenaires imprévisibles.

Scénario
Dessin
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 21 Novembre 2025
Statut histoire Série en cours 1 tome paru
Dernière parution : Moins d'un an

Couverture de la série Tongues © Atrabile 2025
Les notes
Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 3 avis)
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19/02/2026 | PAco
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Par Blue boy
Note: 1/5
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Peut-on considérer une critique pertinente lorsqu’on n’a lu qu’une partie d’un livre ? Tel est le dilemme qui se pose à moi ici, étant donné que je n’ai pas pu aller au-delà des 100 pages de ce pavé. J’avais décidé de le lire, car j’avais eu plutôt de bons échos à droite et à gauche lors de sa sortie. Malheureusement la déception est à la hauteur des attentes, et visiblement c’est un titre qui divise, les deux précédents commentaires le prouvent… En général, je suis plutôt sur la même longueur d'ondes que Paco, mais dans le cas présent, je vais devoir mettre une note radicalement opposée à son 5 étoiles. Et pour le coup, je rejoins Gaston dans son appréciation, sauf que je serai encore plus sévère que lui. Tout d’abord, c’est sûr, l’objet est imposant et intrigue autant par sa couverture que par le graphisme délicat, assorti à une mise en page très originale. Alors c’est avec une certaine curiosité que l’on se lance dans la lecture. Le début du récit est certes énigmatique, mais c’est aussi cela qu’on demande à une BD, qu’elle nous offre une perspective inattendue, nous demande notre participation active. Malheureusement, il semble qu’ici rien ne fonctionne. Après quelques pages pour le moins hermétiques, beaucoup trop hermétiques à mon goût, j’ai réussi à me lasser très rapidement. Il ne se passe rien pour véritablement captiver le lecteur. Malgré l’impression de départ que la narration serait aérée, les textes, écrits dans une police minuscule, s’avèrent pléthoriques, ce qui ralentit considérablement le rythme de lecture. Les références mythologiques (cf. Prométhée) nécessitent une certaine érudition en la manière, et le propos n’est aucunement didactique. Le graphisme, qu’on peut trouver avenant et poétique (on peut penser à Moebius ou Miyazaki), souffre d’un traitement inadéquat de la couleur. Je pense en particulier au passage (très longuet) où des types discutent dans le désert à la nuit tombée (j’ai oublié de quoi il était question). Pour restituer l’ambiance nocturne, l’auteur a cru bon de plaquer une tonalité très sombre sur toutes les cases, une vraie torture pour les yeux. Pour ça, il est fortement conseillé d’avoir une lampe de poche à ses côtés. D’une manière générale, les phylactères abondent, on ne sait pas toujours qui parle, c’est assez pénible. Toutes ces raisons font que j’ai mis fin au supplice assez facilement, d’ailleurs le bouquin n’arrêtait pas de me tomber des mains… L’ouvrage est assurément ambitieux, mais si ambition il y a, elle ne vise clairement pas à l’intelligibilité. A se demander si l’auteur a pensé un instant à ses lecteurs… On peut y trouver des qualités, certes, mais si je devais donner un avis en deux mots, le voici : prétentieux et indigeste.

05/07/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
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PAco a terminé son avis en précisant que ce n'est pas pour tout le monde qui va apprécier ce premier tome et il a raison parce que je suis complétement passé à côté de ce récit. C'est dommage parce que cette histoire qui mélange le fantastique et la science-fiction possède des qualités. La mise en scène est très bien travaillée et on voit toute l'énergie que l'auteur a mis pour créer une œuvre originale. L'univers qu'il a imaginé est bien intéressant. Le problème est que je n'ai pas trop compris ce que j'étais en train de lire. J'ai rien contre les scénarios qui nous larguent un peu au début et petit à petit on finit par comprendre, mais ici je trouve que cela prend trop de temps. Lorsqu'on commence enfin à comprendre, c'était trop tard pour moi j'étais complétement en dehors du récit et j'en avais plus grand chose à foutre. Les discussions entre les personnages m'ont grandement ennuyé. Cela reste tout de même un album intéressant et original dont je conseille la lecture, mais attention il faut faire un emprunt. Je pense que c'est typique le genre d'album qui divise entre ceux qui entrent dans le récit et ceux pour qui tout va rester hermétique.

01/07/2026 (modifier)
Par PAco
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur PAco

Ouais, culte ! C'est pas souvent (c'est le 4e en 5 ans), mais ce premier tome de cette série m'a totalement conquis ! Pfiouuuu... Il y a en effet bien longtemps qu'une BD ne m'avait pas fait autant halluciner. Que ce soit par le fond et la forme, Anders Nilsen qui gère dessin et scénario, nous embarque dans une œuvre grandiose. Oubliez déjà les cases, et je ne parle même pas de gaufrier ; Anders Nilsen explose les codes du découpage avec des planches renversantes de beauté où l'angle droit n'a pas sa place. Pas une case rectangle ou carré, tout s'agence en courbes ou en parallélépipèdes. Les pleines pages ou doubles pages qu'il intègre avec régularité nous ravissent les yeux et valorisent pleinement son graphisme et son imagination. Car la folie de son scénario lui donne l'occasion de nous en mettre plein la vue, mais jamais gratuitement. C'est beau, sensuel, barré, mais jamais gratuit, toujours pour pousser plus loin graphiquement ce que son histoire raconte. Et de ce côté là on est plus que servis aussi. Ok, on est paumés pendant un bon petit moment, le temps que les multiples facettes se rapprochent, s'assemblent pour commencer à former un prisme qui va nous offrir une perspective renversante et qui donne le vertige. Jouant sur le temps, la mythologie grecque et l'actualité brûlante de notre monde, Anders Nilsen compose une saga éblouissante qui remet étonnamment en perspective notre humanité... et sa connerie légendaire. Bref, j'ai plus que hâte de découvrir la suite de ce premier opus, et je ne peux que recommander chaudement la lecture de cette série, même si je pense que certains y resteront hermétique ou passeront complètement à côté. Mais pour les curieux et ceux qui aiment ce qui ne rentre pas dans les cases, attention, c'est la grosse baffe !

19/02/2026 (modifier)