La pythie vous parle

Note: 1/5
(1/5 pour 1 avis)

De la Grèce ancienne à nos jours, l’histoire est truffée de gens ayant recours aux conseils « d’experts » pour parfaire leur vie ou sortir d’une mauvaise passe. Dans le monde contemporain cette tendance s’est définitivement imposée, se transformant en véritable obsession collective. Internet, en particulier, grouille de consultants, coaches et gourous avec des millions de followers prêts à nous conseiller sur, à-peu-près, tout…


Auteurs nordiques Documentaires La BD au féminin

Mais, en suivant leurs conseils, nous perdons souvent de vue leur sens… ainsi, par exemple, si nous nous donnons un mal fou à préserver notre santé et vivre jusqu’à 100 ans, nous sommes incapables de savoir pourquoi nous devrions continuer à traîner notre carcasse sur la surface de la planète aussi longtemps que possible. S’appuyant sur moult exemples, dans La pythie vous parle Liv Strömquist essaie de comprendre la raison de ces contradictions et esquisse sept conseils sur la manière dont nous devrions vivre et des raisons pour lesquelles nous devrions le faire. Dans ses pages, nous croiserons une multitude d’« experts » et « conseillers » : Carrol Righter, l’astrologue de Ronald Reagan, exhortant invariablement dans ses horoscopes à « être beaux et heureux » ; la duchesse Meghan Markle, écrivant des conseils de vie sur des bananes distribuées à des travailleuses du sexe à la rue ; l’influenceur masculiniste Rollo Tomassi, conseillant aux hommes de rester immobiles dans l’entrée de leurs maisons pour avoir le contrôle de leurs relations amoureuses ; la psychologue d’Instagram Nicole LePera, incitant à fixer des limites aux personnes qui profitent de notre capital émotionnel. Nous saurons aussi pourquoi sainte Catherine de Sienne a passé un deal avec Dieu et s’est laissée mourir de faim pour sauver l’âme de son père ; et, également, pourquoi l’artiste de cirque antillais Ludger Sylbaris affirmait d’avoir fait le meilleur choix de sa vie en décidant de sortir, se saouler, se bagarrer et finir en taule. Faisant appel aux écrits de nombreux philosophes et sociologues, de Zygmunt Bauman et Hartmut Rosa à Slavoj Žižek, d’Eva Illouz à Byung-Chul Han, en passant par Jacques Lacan, Liv Strömquist développe, avec l’humour et l’ironie qu’on lui connaît, une critique subtile des théories du développement personnel. Elle ne se prive pas, en même temps, d’en souligner le caractère moralisant et culpabilisant et leur parfaite adéquation avec la conception néolibérale de l’individu et de la société. Bref, La pythie vous parle est un livre de développement personnel… contre le « développement personnel » Texte: L'éditeur

Scénario
Dessin
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Novembre 2024
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série La pythie vous parle © Rackham 2024
Les notes
Note: 1/5
(1/5 pour 1 avis)
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16/02/2026 | Gaston
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Par Gaston
Note: 1/5
L'avatar du posteur Gaston

Au secours cet album a failli tuer mon cerveau ! Bon ok j'exagère un peu et je suis peut-être un peu méchant, mais voilà j'ai trouvé cet album complètement indigeste. J'ai arrêté ma lecture au cours du chapitre 2. J'avais encore 5 autres chapitres à lire, mais je me suis dit que j'avais d'autres choses à faire et de toute façon je ne pense pas que ma note aurait changé si j'avais tout lu au complet. L'autrice brasse plusieurs thèmes et beaucoup trop à mon avis. On saute du coq à l'âne tout le temps, il y a pleins d'anecdote et au final j'ai du lire le résumé trouvé sur internet pour bien comprendre ce que j'avais lu vu qu'il y avait tellement d'informations que je retenais pas grand choses (en gros, il avait un astrologue populaire avec les stars, l'horoscope ça existe, la société nous oblige à être amusant et puis aussi le néo-libéralisme et le capitalisme font des trucs pas bien). Pour moi c'est vraiment ce qu'il y a de pire en documentaire BD. Il y a tellement de textes que sur certaines pages il y a juste des bulles de textes et le dessin lui-même est vraiment pas terrible et ne donne pas envie de lire une BD. C'est dommage parce qu'en lisant le résumé je vois des sujets intéressants et je pense que je suis d'accord avec l'autrice. J'avais déjà lu un autre album d'elle qui était moins mauvais, mais déjà je trouvais que le dessin était tellement facultatif qu'elle aurait tout simplement pu écrire un livre et je pense que c'est encore plus le cas ici. Vive les BD documentaire, mais celles dont le dessin est au service de l'histoire et semble pas être là juste parce que certains imaginent qu'on va attirer plus de lecteur avec un livre qui a des images.

16/02/2026 (modifier)