Les Utopistes

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Imaginez un monde presque identique au nôtre mais à une très grosse différence près : dans notre histoire, les grands mythes, les royaumes fantastiques, les contes et légendes et les divinités mythologiques sont bel et bien réels !


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Alexandre Desvereaux, le plus célèbre des aventuriers, véritable star du Net, a découvert le moyen d’accéder à ces territoires perdus grâce aux portails-miroirs, de mystérieuses structures cachées à travers le globe qui permettent d’accéder instantanément à ces endroits magiques. Mais cette découverte attise la convoitise de richissimes collectionneurs qui envoient des mercenaires y piller le moindre vestige, sans aucun égard pour l’héritage de l’humanité. Mystérieusement disparu depuis un an, Desvereaux laisse derrière lui son épouse, inventrice et ingénieure de génie, et sa fille Aurore, une ado opiniâtre et débrouillarde qui ne peut se résigner à la disparition de son père. Prenant son courage à deux mains, avec un groupe de gamins de son école, Aurore va se lancer au secours d’Alexandre. Et comme le dit son savant de copain Medhi : « L’utopie, c’est tout faire pour rendre l’impossible possible ! » Autoproclamée les Utopistes, la bande de gamins va devoir braver mille dangers pour accomplir son destin, à commencer par affronter un terrible dieu aztèque...

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 30 Janvier 2026
Statut histoire Série en cours 1 tome paru
Dernière parution : Moins d'un an

Couverture de la série Les Utopistes © Dupuis 2026
Les notes
Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)
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24/01/2026 | Ro
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Par Ro
Note: 2/5
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Dans un monde légèrement futuriste, presque identique au nôtre, les mythes et les divinités existent et sont accessibles grâce à des portails-miroirs disséminés à travers le globe. Disparu depuis un an, le célèbre aventurier Alexandre Desvereaux a laissé derrière lui sa femme et sa fille, plongées dans l'incertitude et la tristesse, sans savoir par quel portail il a pu se perdre. Jusqu'au jour où un trio de gamins surmotivés entre dans leur vie et met la main sur un indice décisif, leur permettant de se lancer tous ensemble à sa recherche, prêts à voyager à travers des mondes mythologiques et à affronter des dangers qui les dépassent largement. Il s'agit d'une série destinée aux jeunes adolescents, débordante d'énergie et de dynamisme. Au-delà des portails-miroirs et des univers qu'ils ouvrent, les héros, très inspirés par Les Goonies, disposent d'une technologie futuriste mêlée à des artefacts quasi magiques, comme le bâton de Sun Wukong manié par l'héroïne. Ainsi équipés, chacun apporte ses compétences au groupe : il y a le petit génie, l'ancien sportif devenu handicapé mais pilotant une main volante télécommandée, la casse-cou toujours prête à en découdre, la fille de l'aventurier qui porte à la fois son héritage et l'artefact qu'il lui a légué, et enfin sa mère, seule figure de retenue, qui apporte un peu de maturité et son savoir-faire technologique. Cette BD m'a pourtant laissé un sentiment de frustration, tant l'énergie communicative et le dynamisme du dessin sont plombés par une mise en scène beaucoup trop confuse. Le contexte et les enjeux ne sont exposés que très tardivement, laissant longtemps le lecteur dans le flou. L'exubérance des jeunes héros se transforme rapidement en brouhaha, avec des dialogues qui se superposent en permanence et plusieurs personnages s'exprimant simultanément, ce qui devient vite fatigant à la lecture. Graphiquement, si le design des personnages, très marqué par l'école Disney, est globalement maîtrisé, de nombreux défauts viennent en atténuer l'impact. Les expressions faciales sont trop souvent outrées, manquant de naturel, comme si l'ensemble des protagonistes, héros comme antagonistes, étaient constamment en représentation ou dans la surenchère. La mise en scène privilégie aussi presque systématiquement les personnages au détriment des décors. Même lors de la découverte de paysages censés être spectaculaires, le lecteur n'en perçoit quasiment rien, l'image restant focalisée sur les visages des protagonistes. Cette approche empêche à la fois de se situer dans l'espace, de bien comprendre les situations et de savourer la promesse d'évasion. Elle nuit également à la lisibilité des scènes d'action, rendues confuses par des cadrages trop serrés et une accumulation d'effets de flou et de vitesse. Sur fond de mythologie, de science-fiction et d'une touche de magie, la promesse d'aventure exotique et l'énergie déployée sont belles, mais les faiblesses de la narration et les choix de mise en scène génèrent trop de confusion pour pleinement en profiter, allant même parfois jusqu'à m'agacer.

24/01/2026 (modifier)