Les Infortunes de Madame de Beaufleur

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1454 - 1643 : Du début de la Renaissance à Louis XIII Hard & Soft, d'un érotisme à l'autre

France, XVIe siècle. Monsieur de Beaufleur, riche noble de la cour, meurt empoisonné. De forts soupçons pèsent sur son épouse et, afin d'éviter tout scandale, le Roi envoie ses mousquetaires à la poursuite de la veuve. Las, l'un d'eux est un ancien amant de Madame de Beaufleur qui a une certaine propension à régler ses affaires par le sexe et qui ne manquera pas d'atouts pour le convaincre à nouveau...

Scénario
Dessin
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Juin 2013
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Les Infortunes de Madame de Beaufleur © Delcourt 2013
Les notes
Note: 2/5
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03/01/2026 | Noirdésir
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Je découvre cet auteur italien avec cet album. Si graphiquement il possède un indéniable talent, l’histoire en elle-même – si l’on fait abstraction des scènes de sexe, m’a clairement laissé sur ma faim. Le dessin de Venturi, qui possède quelques accointances avec celui de Magnus, est plutôt bon. Un trait fin, qui use bien du Noir et Blanc, et ne néglige pas les décors (pas toujours présents, mais souvent très détaillés et soignés, c’est même maniéré parfois). Les scènes de sexe sont elles aussi bien présentées. Graphiquement donc, c’est agréable. Le récit quant à lui ne brille pas par son originalité. Le titre fait penser à certains romans de Sade, mais l’intrigue n’en possède ni la force brutale et politique, ni les tensions érotiques violentes. Une belle et riche veuve – madame de Beaufleur donc – est accusée de maricide, et va durant tout l’album chercher à fuir les suites judiciaires, aidée dans sa fuite par des hommes qui tous vont goûter de son hospitalité intime. Hélas, les scènes de sexe s’enchainent en faisant perdre tout intérêt à la trame générale, Venturi plaçant ici à peu près tous les classiques du genre, madame de Beaufleur copulant avec tout ce qui passe à sa portée (de ses protecteurs à une nonne lubrique, en passant par toute une bande de brigands), et ce dans toutes les positions. La tension érotique y perd évidemment en même temps que la crédibilité de l’histoire. Madame de Beaufleur aurait pu être dotée d’une personnalité plus forte et perverse je pense, pour donner plus de densité à l’intrigue. Du sexe en costume (fin du XVIème ou début du XVIIème siècle ?) joli à regarder, mais qui se perd dans les poncifs du genre.

03/01/2026 (modifier)