La Roue sans merci

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)

Souvenirs, souvenirs...


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La vision d’une grande roue transporte une vieille femme dans ses souvenirs de jeunesse. Après Shanghai Chagrin (L’Association, 2021), Léopold Prudon signe un court récit virtuose sur le temps qui passe et le fonctionnement singulier de la mémoire.

Scénario
Dessin
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Février 2022
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série La Roue sans merci © L'Association 2022
Les notes
Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)
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24/10/2022 | Noirdésir
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Par Mashiro
Note: 4/5
L'avatar du posteur Mashiro

J’avais beaucoup aimé Shanghai Chagrin du même auteur. J’étais donc curieux de découvrir le dernier ouvrage du jeune auteur Léopold Prudent. La Roue sans merci est un petit ouvrage d’un vingtaine de page et d’une taille à peine plus grande que ma main (j’ai de grandes mains donc ça n’aide pas). Cependant, derrière cette petite BD se cache tout de même une grande BD. En quelques mots et quelques images, Prudon nous parle d’amour, du temps qui passe et qui ne revient pas. On assiste à un vieux couple qui se promène en bord de Loire et qui vit ses derniers instants face à cette grande roue qui tourne. Cette même grande roue qui était présente lors de la rencontre du couple des décennies auparavant et qui à travers elle nous faire revivre les moments du débuts. La grande roue tourne continuellement et rappelle finalement l’horloge qui également tourne et qui inlassablement laisse le temps filer. Le dessin est intéressant. Il ressemble à des ombres qui s’alternent. Des formes blanches sur fond noir et vice versa. Ce n’est pas forcément mon style mais c’est impressionnant ce que l’on peut faire en quelques coups de pinceau. C’est léger, c’est touchant, c’est poétique, tout cela sans forcément être trop.

11/07/2026 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Un vieux couple (dans tous les sens du terme) se balade devant la grande roue d'une fête foraine. L'homme a un malaise, et la femme, sous l'effet du stress, mais aussi sous l'ombre déstabilisante et pleine de souvenirs de la grande roue, se souvient. Elle se souvient d'instants fragiles, heureux, de leur rencontre sans doute - rien n'est précisé, on est, là aussi, sur une intrigue qui ne livre pas toutes ses clés. On le voit, qui plus est avec une faible pagination, il n'y a pas d'histoire alambiquée. Mais la captation de courts instants, du début et d'une fin d'histoire, la roue, qui tourne de façon immuable, imperturbable, jouant ici à plein son rôle métaphorique. La fragilité du récit est accentué par le dessin de Prudon. Je ne sais pas quelle technique il a employée. Le rendu fait penser à des papiers collés, ou alors un travail au pochoir, je ne sais pas. En tout cas on a un Noir et Blanc tranché et fragile, donnant l'impression qu'à tout moment l'image va s'enfuir - comme la vie - et qu'il faut en profiter de suite. Une petite Patte de Mouche sensible, intéressante, même si frustrante, car très courte (cela se ressent peut-être davantage ici qu'ailleurs).

24/10/2022 (modifier)