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Service Banalitaire

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Sales souvenirs du Service militaire.


- eh bien mon grand !! Tu partais sans dire au revoir à ton père et à moi !... en plus tu partais sans tes sous... té ! te v'la cinquante francs pour ton voyage... surtout ne les perds pas !! dans cette poche t'as des biscuits... surtout n'oublie pas d'écrire à ton oncle Ernest, il ne serait pas content... t'as tous tes papiers ?... ton père et moi nous te faisons un gros bisou !... tu sais, il fallait bien que t'y partes un jour ou l'autre... tout ira bien va ! (quatrième de couverture)

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Février 1983
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Service Banalitaire © Futuropolis 1983

18/07/2022 | Noirdésir
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L'avatar du posteur Noirdésir

Comme l’écrit le préfacier (copain de jeunesse des deux auteurs, condisciples du même lycée de Sarlat), cet album est le fruit de leur expérience du service national, qui leur est apparemment resté en travers de la gorge. Le dessin est simple, use d’un Noir et Blanc tranché, au trait gras. C’est en tout cas efficace, et au service (c’est le cas de le dire) d’un propos qui est lui aussi simple et clair : c’est un rejet du service nationale (ou militaire). C’est peut-être moins brutal, violent que Presque de Larcenet, mais le propos est sans concession. Le travail d’abrutissement, de soumission à une routine sans intérêt (de soumission tout court), face à des petits chefs imbus d’une autorité dont ils abusent d’autant plus facilement qu’ils n’en ont aucune naturelle, la vulgarité des instructions (à base de termes homophobes et sexistes), les classiques y passent (et ont longtemps perduré, si j’en crois mon expérience, une grosse dizaine d’années plus tard). Cela se laisse lire sans problème, mais il y manque je trouve un peu plus d’humour, ou alors une ligne directrice politique plus claire. Détail qui me chiffonne, les auteurs, ou au moins l'éditeur, auraient pu mieux se relire, pour chasser les nombreuses fautes d'orthographe... Quelques années plus tard, les deux auteurs reprendront leur collaboration, chez le même éditeur, mais sur un sujet moins noir, en tout cas moins engagé, avec Arthur Peyremolle. A emprunter si vous tombez dessus (ce qui n’est pas évident je pense).

18/07/2022 (modifier)