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Rendez-vous à Phoenix

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Tony Sandoval raconte à la première personne son passage en clandestinité du Mexique aux USA.


Immigration clandestine Mexique et mexicains Paquet

Tony Sandoval est né dans le nord ouest du Mexique. La tentation du passage de la frontière le gagne peu à peu et c'est sa rencontre avec une américaine qui va le décider à franchir le pas. Mais pas d'illusion à avoir, il n'obtiendra pas le visa espéré. Il décide donc de passer clandestinement et traine le long de la ligne. Le hasard va le mettre en contact avec un groupe qui a décidé lui aussi d'affronter le mur, les barbelés et les gardes américains.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Traducteur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 29 Juin 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Rendez-vous à Phoenix © Paquet 2016

18/06/2022 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Sans dramatisation outrancière, Tony Sandoval nous raconte son expérience de migrant clandestin. 3 tentatives lui seront nécessaires pour enfin parvenir à franchir la frontière séparant le Mexique des Etats-Unis. 3 tentatives, c’est finalement peu par rapport à d’autres migrants mais c’est déjà énorme en termes de stress, de peur, de violence. Pourquoi devoir passer par la clandestinité alors que son souhait semblait légitime (retrouver sa copine américaine et essayer de percer comme dessinateur de comics) ? Pourquoi un visa lui a-t-il été refusé ? Pourquoi devoir attendre un an avant de pouvoir refaire une demande ? Autant de questions qui poussent à la réflexion sur le sens de la libre circulation des hommes… Outre sa propre expérience, l’auteur profite de l’occasion pour évoquer la destinée de tous ces migrants sud-américains pour qui le Mexique est un passage obligé avant le rêve américain. Il nous parle ainsi du rançonnage, des viols, des meurtres, des accidents lors de la traversée du Mexique par transport ferroviaire. Et moi qui vit dans mon petit confort d’Européen moyen, ce genre de récit me rappelle la chance que j’ai d’habiter un pays riche, de ne pas devoir quitter ma terre et mes proches pour un avenir meilleur. Au niveau du dessin, Tony Sandoval se fait plus sobre que de coutume. Son trait est plus direct, ce qui convient bien à un récit où l’essentiel réside dans le message et non dans l’esthétique. Il garde toutefois sa patte personnelle avec des personnages à grosse tête et membres filiformes. Pas la bd du siècle mais un récit sincère qui rappelle que les migrants sont pour la plupart des gens ordinaires qui désirent simplement vivre en paix.

18/06/2022 (modifier)