Petit traité de Vélosophie

Note: 2/5
(2/5 pour 2 avis)

Cycliste convaincu et baladeur invétéré depuis l’enfance, Didier Tronchet fait l’apologie du vélo et de ses bienfaits sur l’humanité. 54 planches d’humour bon enfant et un tantinet provocateur.


Cyclisme

Didier Tronchet fait l’éloge du vélo, ce moyen de transport salvateur. Car le vélo, c’est la liberté, c’est le goût de l’effort et l’abnégation. La dissolution du stress et la paix intérieure, sans compter le gain écologique. Mais qui dit vélo dit aussi crevaisons, vent de face, transpiration et concurrence motorisée. Qu’à cela ne tienne, Petit traité de Vélosophie propose des réponses spirituelles à tous ces aléas.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 27 Mai 2020
Statut histoire Strips - gags 1 tome paru

Couverture de la série Petit traité de Vélosophie © Delcourt 2020
Les notes
Note: 2/5
(2/5 pour 2 avis)
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01/06/2021 | Gaston
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Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

La couverture m'avait immédiatement fait penser à Footballeur du dimanche, album de Tronchet qui avait su me toucher par sa sincérité et une vraie émotion, alors même que le sujet ne me parlait pas du tout. J'espérais retrouver cette même sensibilité ici, appliquée au vélo. Malheureusement, j'ai eu l'impression inverse : là où l'un était incarné, intime et plein de sensibilité, ce nouvel album m'a semblé impersonnel et démonstratif. Le principe est simple : une succession de gags et de réflexions autour de la pratique du vélo, érigé en art de vivre face à la voiture, présentée comme l'ennemi par excellence. Sur le papier, pourquoi pas, j'apprécie le vélo sans toutefois pouvoir en faire souvent car j'habite loin de mon travail. Mais très vite, j'ai ressenti un côté plaqué, presque théorique. Le vélo est formidable en toutes circonstances, la voiture est dégueulasse, bruyante, agressive, peuplée de conducteurs hystériques. La comparaison m'a semblé forcée, voire malhonnête : on met face à face deux moyens de transport qui ne répondent pas aux mêmes besoins. Oui, le vélo a de vrais atouts, surtout en milieu urbain ou pour des balades de plaisir, mais cela ne couvre pas toutes les situations du quotidien, et tout le monde ne vit pas en centre-ville. Or ici, cette supériorité est posée comme une évidence indiscutable. Graphiquement, on est dans du Tronchet pur jus : un trait souple, immédiatement reconnaissable avec d'agréables couleurs. Cela se lit facilement, et certaines pages m'ont arraché un sourire. Mais l'humour est inégal et, surtout, j'ai vite eu le sentiment que les idées tournaient en rond. Le manichéisme m'a particulièrement gêné : les cyclistes sont du côté du bon sens et de la douceur, les automobilistes incarnent la bêtise et la brutalité. Je suis bien d'accord que la voiture pollue et est dangereuse, tandis que le vélo est bon pour la santé et la planète, mais là encore on ne compare pas la réponse aux mêmes besoins. Et à la longue, cela m'a donné l'impression d'une caricature militante un peu simpliste. Là où j'espérais retrouver l'émotion sincère d'un auteur parlant de ce qu'il aime, j'ai surtout lu un plaidoyer à charge, répétitif et trop binaire. Un album qui ne m'a ni touché ni vraiment amusé, et qui m'a globalement laissé sur le bord de la route.

20/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

J'aime généralement Tronchet et j'aime bien faire du vélo, mais je n'ai pas aimé cet album. Déjà au niveau humour, j'ai souri parfois et la plupart du temps je trouvais que c'était pas drôle. Ensuite, il y a quelques anecdotes et idées qui ne sont pas mauvaises, mais j'ai vite trouvé que cela tournait un peu en rond et surtout je n'ai pas aimé le manichéen de l'auteur. J'imagine qu'il exagère pour rigoler, mais voir une vision idéalisée des cyclistes alors que tous les automobilistes sont tous des gros méchants a fini par m'énerver. J'avais l'impression de lire de la caricature politique partisane, vous savez celle où les gens qui représentent les idées de l'auteur sont gentils et sensés alors que les adversaires sont tous super-méchants et hystériques. Bon j'avoue ne pas faire du vélo dans une grande ville alors j'ai sûrement pas la même expérience que Tronchet. Je n'ai pas trop aimé non plus qu'il n'aborde pas les transports en commun. Les seuls moyens pour se déplacer c'est soit le vélo ou l'auto (il parle un peu de sa mob, mais c'est tout), les autobus ou le métro ou le train n'existent pas apparemment. Un album qui m'a globalement ennuyé.

01/06/2021 (modifier)