Le Long des ruines

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 3 avis)

La ville s'étend sans fin sur la planète. Dans cette cité-monde, Samuel F. Monroe voyage là où on a besoin de lui : à la fois psychiatre et soldat d'élite, ce curieux guérisseur peut plonger dans le cerveau des patients endormis. Leurs pensées sont comme des mondes virtuels, dans lesquels Samuel voyage pour retrouver les consciences perdues.


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Il plonge et les ramène à la vie. Riches patriciens reclus sur leur îlot verdoyant, les Midori ont appelé Samuel : leur fille Rose a sombré dans un profond coma depuis des années. Alors Samuel plongera, une fois encore - mais cette fois, il n'ira pas seul : Anha, la soeur de Rose, a insisté pour être de l'expédition, à travers cet inconscient instable et dangereux... Comment l'esprit de Rose a-t-il pu engendrer tant de violence ? Après Isles et Crépuscule, Jérémy Perrodeau embarque à nouveau le lecteur dans un récit intrigant et haletant. Le Long des ruines confirme le talent immense de son auteur, et la force de son univers de science-fiction étrange et onirique, au croisement de Tarkovski et David Lynch.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 14 Janvier 2021
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Le Long des ruines © 2042 (anciennement 2024) 2021
Les notes
Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 3 avis)
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29/03/2021 | cac
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Par gruizzli
Note: 2/5
L'avatar du posteur gruizzli

Je ressors franchement déçu du récit. Passé l'introduction et les explications de ce qui va avoir lieu (l'intrusion dans la psyché d'une personne coincée dans le coma), le récit prend très vite une tournure linéaire pas super intéressante, le tout débouchant sur une fin assez convenue et qui m'interroge sur le sens global du récit. Au point de me faire demander s'il y en a un. Soyons honnête, malgré son pitch intéressant, la BD est un récit linéaire dans un monde post-apo où l'on recherche quelqu'un. Le reste est de la fioriture autour de ce récit central qui va être le cœur de l'histoire. Sauf que c'est vite linéaire, répétitif et pas super intéressant à suivre. L'idée qui aurait rendue ça intéressant à suivre aurait été les questions que ça soulevait sur la représentation mentale, la cartographie des souvenirs, émotions, etc ... Sauf que le récit ne développe jamais le moindre aspect de ce qu'on voit dans le monde mental, on en ressortira sans aucune clé de compréhension et le tout semble plus être là pour introduire le récit que pour réfléchir à l'ensemble. D'ailleurs le questionnement final, sur le poids de supporter toutes ces personnes disparus, me semble assez peu développé notamment parce qu'il me semble que des réponses concrètes et un peu évidentes peuvent apparaitre. Plusieurs choses auraient pu être soulevées par le récit, mais au final rien n'en ressort. C'est dommage, l'idée de base était une occasion en or pour extrapoler. Le dessin est étrange, très schématique dans les cases et ne s'attardant pas sur les détails. C'est un peu difficile de rentrer dedans dans des premières pages assez chargées mais finalement j'ai été assez vite habitué, même si je n'en ressors pas convaincu par le style. C'est assez froid, et si les personnages ont tout de même assez d'expressions pour qu'on s'y attache, le reste est souvent trop schématique pour que j'arrive à m'y projeter vraiment. De fait, ma lecture est assez anecdotique, je ne pense pas que je retiendrais beaucoup de choses de cette BD si ce n'est l'impression qu'il y aurait eu tellement plus à faire.

21/07/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Le point de départ de cette BD a réveillé chez moi un vieux souvenir car quand j'étais gamin, j'avais commencé à imaginer et écrire une histoire où un duo partait à la recherche d'une personne disparue en traversant son imaginaire, chaque étape prenant la forme d'un univers différent, presque comme un récit de fantasy en perpétuelle transformation. Ici, l'idée de départ est très proche, même si Jérémy Perrodeau l'aborde sous un angle différent, davantage tourné vers la science-fiction et un imaginaire post-apocalyptique peuplé d'armes, de technologies et de paysages en ruines. Le style ultra minimaliste du dessin m'a rappelé celui de Stanislas : des personnages réduits à l'essentiel, des formes géométriques simples et une narration très épurée. Globalement, cela fonctionne plutôt bien et participe même à l'atmosphère étrange du récit. En revanche, cette simplicité atteint parfois ses limites lorsqu'il s'agit de représenter certains objets futuristes originaux. Le véhicule volant des premières pages en est un bon exemple : j'ai eu du mal à comprendre exactement ce que je regardais, le dessin étant tellement simplifié qu'il devient ambigu. À l'inverse, la bichromie bleue, les textures et les grands paysages donnent une identité visuelle forte à l'album et créent une ambiance réussie. J'ai aimé la façon dont le récit s'installe. Les premières pages entretiennent un certain mystère autour de cette technologie permettant d'entrer dans l'esprit des personnes plongées dans le coma, puis viennent progressivement les règles de cet univers mental et les dangers qui l'habitent. Une fois ce cadre posé, l'histoire choisit une direction qui m'a plu : celle d'un véritable récit d'aventure. Samuel Monroe et Anha partent en expédition dans un monde hostile à la recherche de Rose, et l'album reste jusqu'au bout fidèle à cette promesse. J'ai apprécié qu'il ne cherche pas à devenir un traité psychologique ou une réflexion métaphysique complexe. Il raconte avant tout une quête, avec ses rencontres, ses dangers, ses affrontements et ses découvertes. J'ai également apprécié le fait que l'histoire possède une véritable conclusion. Beaucoup de récits contemporains aiment entretenir le flou ou s'arrêter brutalement ; ici, l'intrigue trouve sa résolution et bénéficie même d'un court épilogue. C'est suffisamment rare de nos jours pour mériter d'être souligné. Pour autant, je ressors avec le sentiment qu'il y avait matière à aller beaucoup plus loin. Tout le concept de cet imaginaire à explorer, de ce monde intérieur qui se construit, se transforme et menace de s'effondrer, me semblait riche en possibilités. Or, une fois lancé, le récit choisit finalement une trajectoire assez simple de chasse à l'homme dans un décor post-apocalyptique. C'est efficace, mais j'aurais aimé que l'auteur exploite davantage les implications de son idée de départ. C'est d'autant plus frustrant que beaucoup d'éléments restent sans véritable explication. Qui sont réellement les habitants de ce monde intérieur ? Ont-ils une signification psychologique, neurologique ou symbolique ? Représentent-ils des souvenirs, des traumatismes, des mécanismes de défense ? Le récit ne semble jamais vouloir répondre à ces questions. De même, la société futuriste aperçue au début de l'album reste simplement esquissée sans qu'on en sache davantage. Je n'avais pas besoin d'explications exhaustives, mais quelques clés supplémentaires auraient donné davantage de profondeur et de cohérence à l'ensemble. Malgré ces réserves, j'ai passé un bon moment de lecture. C'est une aventure originale, portée par un univers intrigant, une identité graphique forte et une narration fluide. Je reste simplement avec l'impression qu'un concept aussi riche aurait pu donner naissance à quelque chose de plus ambitieux et marquant.

12/06/2026 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
L'avatar du posteur cac

Je découvre Jérémy Perrodeau avec ce récit de science-fiction de 224 pages. Un bon pavé mais d'une lecture pas si longue car beaucoup de scènes d'action sans texte avec un découpage cinématographique. Une belle qualité d'édition de la part de 2024, épaisse couverture cartonnée et impression en 3 couleurs de nuances de bleu. On se trouve dans un futur où les villes sont des mégalopoles grouillantes, du bruit, des voitures volantes. Isolée de tout cela sur une sorte d'oasis perchée dans les cieux vit une famille aisée. Une de leurs filles est dans le coma depuis des années. Ils font appel à un homme qui a développé une étrange machine, il va tenter de pénétrer dans le 'monde intérieur', dans l'esprit de la fille pour essayer de la guérir. Sur le papier, ça fait très Inception. L'homme est d'une part un aventurier car il progresse dans un paysage inconnu, lunaire ; il affronte de multiples dangers et populations parfois hostiles (des anticorps ?) du monde de la jeune fille. Mais d'autre part c'est une sorte de médecin de l'esprit, comme un psy qui doit dénouer les résistances de la jeune fille et comprendre son coma. Pourquoi s'est-elle enfermée dans une telle violence ? Une lecture assez linéaire avec une fin sans grande surprise. Malgré tout j'ai passé un bon moment dans ce récit qui recèle beaucoup d'imagination avec un trait simple et minimaliste mais qui m'a plu.

29/03/2021 (modifier)