L'Ombre rouge
L’écrivain Jorge Semprun voit son passé resurgir lorsqu’on lui remet une série de clichés de Tina Modotti
Auteurs espagnols
De ces fragments d’images oubliés, il va tenter de recomposer la vie et élucider la mort mystérieuse de celle qui fut autant l’une des plus grandes photographes de son temps qu’une militante révolutionnaire passionnée. Entre Jorge, le résistant communiste devenu écrivain, et Tina, l’artiste devenue agent du Komintern, se joue alors un étrange chassé-croisé. Des trajectoires de vie différentes, écrites à la même encore rouge, dans l’ombre du pouvoir soviétique.
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| Date de parution | Mars 2020 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Une étrange BD sur un personnage qui a réellement existé et dont un ancien communiste va retracer la vie. Je ne savais pas qui était cette femme et j'ai dû vérifier à la fin de la BD si ce qu'ils disaient était exact, ce qui est le cas. La masse de recherches du être colossale pour réunir ainsi tout les éléments de la vie de Tina Modotti, mais aussi travailler sur l'écrivain Jorge Semprun, personnage ayant lui aussi réellement existé. Cela dit, une bonne recherche et une idée intéressante ne font pas une bonne BD. Et malheureusement l'écueil ici est la construction narrative, alternant les flashbacks et les considérations sur les partis communistes notamment Mexicain de l'entre-deux guerres. Pour être franc, j'étais perdu à un moment. C'était confus et j'en ai surtout tiré les dissensions entre les trotskistes et les communistes fidèles à l'URSS de Staline, qui aura assassiné tout ce qu'il pouvait de penseur du plus grand ennemi. Trotsky est l'ombre qui plane sur la BD, figure qui semble derrière pas mal d'assassinat de personnes qu'on a soupçonné de sympathie envers lui. Le tout dans une enquête étrange qui tente de savoir si Tina Modotti fut assassinée, question restée sans réponse à la fin de la BD. C'est dommage, parce que j'ai bien aimé les diverses informations que je comprenais, et notamment la place de la photographie dans la dénonciation des horreurs du capitalisme ou la libération de la femme au sein du communisme de ces années-là. Encore une fois, on découvre que la pensée communiste, loin des goulags et de Staline, fut aussi un espoir et une révolution intellectuelle pour tout une frange de la population qui subissait de plein fouet les affres d'un patronat décomplexé. Il est dommage que la BD biographique soit aussi complexe à comprendre, noyant un peu le tout dans les considérations entre chaque personnages, les implications politiques et les ordres secrets, pour au final aboutir à une question sans réponse. Je me dit que mieux menée, cette BD aurait pu combiner la biographie intéressante avec la présentation de l'expansion du communisme dans ces années-là, entre les espoirs, les idéaux et la réalité. En l'état, j'ai surtout eu du mal à suivre et comprendre qui était là et pourquoi. C'est dommage, j'aurais voulu plus aimer.
J’avoue, je ne savais pas trop où j’allais en me procurant cette BD. Aucune idée de qui était Tina Modotti. Bon ben tant pis, je plonge on verra bien… et je n’ai pas été déçu, enfin, un peu. Je vais vous expliquer. C’est l’histoire exaltante et rocambolesque de Tina Mondotti que le duo Pécau et Gonzalez retrace à travers 112 pages. La miss est Italienne. Elle est née en août 1896. Elle se nomme en fait Assunta Adelaide Luigia Modotti Mondini. Vous comprenez pourquoi elle décide de porter le nom de Tina Mondotti ! Plus facile à porter ! Elle décédera au Mexique en janvier 1942. Elle débarque à new York en 1913. Au fonctionnaire de l’immigration elle déclare qu’elle n’est ni anarchiste ni polygame, et n’a jamais été en prison. Elle ne le sait pas encore, mais elle va mentir sur les trois sujets ! Il y a de la matière non pour une BD ? Plutôt intéressant en théorie sur le papier et c’est bien ça qui m’a séduit. Pas contre l’approche des auteurs est troublante… Un ancien agent des services secrets de l’armée rouge mandate un écrivain pour démêler le vrai du faux dans la mort de Tina Modotti. Nombreux allers dans le passé et retours dans le présent ce qui complexifie considérablement l’histoire. La vie de Tina est tumultueuse et ces flash back sont pénibles pour suivre celle-ci. Quelques pauses et relecture de certaines planches sont nécessaires pour mieux appréhender la lecture de cet album. Oui oui j ai employé le mot « pénible » c’est pourquoi ma note ne sera que de 3 sur 5. Dommage. Jean Pierre Pecau n’a pas été au top de sa forme sur ce coup-là contrairement à la série wonderball.
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