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La Nuit du capricorne

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

La fin de l'adolescence vue de façon métaphorique.


Ciboulette

Dans la chambre d’un adolescent d’une banlieue pavillonnaire moyenne, un ver creuse les cloisons, attendant de muer pour prendre son envol : c’est un capricorne. Mais le grincement de l’insecte mordant les parois accomplit son œuvre : ces quelques jours avant de partir en vacances, notre héros les vit avec des sens et un esprit éveillés.Le manège des habitants, la géo-poésie des lotissements, et surtout les figures légendaires qui président à cela : dans cette déambulation, banalité de l’existence et mythologie mélancolique s’entremêlent pour dévoiler les rapports cachés de l’existence. Mêlant l’évocation nostalgique des fins d’été languissantes, la rêverie inspirée avec la description du monde mythique qui gouverne les humains, l’auteur de Baku rappelle que l’adolescence est, comme le Capricorne, le signe de la naissance à soi. En compagnie du capricorne, c’est à une exploration de la géographie occulte de l’adolescence que nous convie Grégoire Carlé. Invoquant Dédale cherchant la sortie de son labyrinthe pavillonnaire, ou Philoctète ramené à Ulysse par Néoptolème, l’auteur de La Nuit du Capricorne redonne au passage vers l’âge adulte toute sa profondeur, et à la vie son enchantement. (site éditeur)

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 2013
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série La Nuit du capricorne
Les notes (1)
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05/04/2020 | Noirdésir
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L'avatar du posteur Noirdésir

J’ai eu un peu de mal à entrer dans cette histoire, mais j’en suis ressorti très satisfait. Je vous encourage donc à ne pas vous laisser dérouter par l’aspect un peu décousu de l’intrigue, par ces digressions poétiques, mythologiques qui, finalement, renforcent l’histoire au lieu de la fragiliser, comme je le craignais de prime abord. Nous avons là une suite de rêveries, de notations, d’anecdotes concernant les bruits, la vie, les vacances. Mais c’est avant tout une façon métaphorique d’illustrer la fin de l’adolescence, l’ouverture à d’autres centres d’intérêt (comme peut le faire Charles Burns dans certains de ses albums). L’ensemble est plutôt chouette. J’ajoute que le dessin en Noir et Blanc, avec un trait parfois très gras, parfois plus fin et réaliste, mais toujours assez sombre, convient bien à cette histoire originale, que j’ai bien aimée. Note réelle 3,5/5.

05/04/2020 (modifier)