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Buzzelliades

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Lorsque Buzzelli publiait dans la revue Menelik, cela donnait ça...


Auteurs Italiens

Imposant recueil des collaboration de Guido Buzzelli dans la revue pour adultes italienne Menelik. C'est un gros mélange de SF, de fantastique, avec une bonne dose d'érotisme. Mais aussi un mélange de BD et d'illustrations.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 1980
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru
Couverture de la série Buzzelliades
Les notes (1)
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06/02/2020 | Noirdésir
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L'avatar du posteur Noirdésir

Cet album au grand format reprend le travail que Buzzelli a publié (sous le pseudonyme de « Blotz ») dans le magazine italien « pour adultes » Menelik. Et on comprend aisément ce qui a pu chez Buzzelli séduire l’équipe de Charlie Hebdo et les éditions du Cygne (Cavanna signe d’ailleurs la préface de l’album). Dans les deux premiers tiers de l’album (c’est dans cette partie que l’on trouve parfois des dialogues, et des « bulles »), de belles doubles pages reprennent des parodies d’histoires où la SF et/ou le fantastique dominent – Flash Gordon (personnage presque fétiche de l’auteur, puisqu’il a débuté en illustrant en Italie des couvertures de ses magazines, et personnage qu’il évoque dans plusieurs de ses autres albums) apparait ainsi, au milieu d’autres. Et de lui-même, Buzzelli donnant souvent ses traits à certains de ses personnages : Buzzelli se lâche, donne ici libre cours à ses délires, le sadisme, mais surtout un érotisme à la fois ludique et violent animent ces scènes parfois loufoques. Entre chacune de ces doubles pages en couleur, des extraits en Noir et Blanc (je préfère nettement son travail en Noir et Blanc !) font la transition. Dans la dernière partie, Buzzelli parodie des unes accrocheuses de la presse à sensation, faisant preuve d’un humour très caustique, à la fois noir et absurde. Cet album est une curiosité, il est très marqué par une époque – certaines « provocations » paraitront sans doute désuètes aujourd’hui. Mais il se dégage néanmoins du dessin de Buzzelli une force qui me touche à chaque fois. Son trait fin, sec, hachuré, nerveux, s’accommode très bien de l’étrange, du « bizarre », d’un fantastique particulier qui innerve son œuvre. Dans cet album, le côté érotique de celle-ci est clairement mis en avant (c’était l’un des traits caractéristiques et revendiqués de la revue Menelik). Les amateurs de cet auteur italien ne peuvent qu’être intéressés par ce recueil, relativement différent de ses autres œuvres.

06/02/2020 (modifier)