Le Dernier Lapon
Vol et meurtre au cœur de la Laponie, la police des rennes mène l'enquête...
Adaptations de romans en BD Les petits éditeurs indépendants Pays scandinaves
Depuis quarante jours, la Laponie est plongée dans la nuit. Et dans cette obscurité étrange, les éleveurs de rennes ont perdu un des leurs : Mattis a été tué et ses oreilles, découpées... comme on le fait aux bêtes pour les marquer. Non loin de là, un tambour de chaman a été dérobé. Seul Mattis connaissait son histoire. Les habitants se déchirent : malédiction ancestrale ou meurtrier dans la communauté ? Et quand l'extrême-droite s'en mêle, tout se complique...
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Genre
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| Date de parution | 05 Septembre 2018 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
En lisant cette BD j'étais certain d'avoir déjà lu le roman de base, mais dont l'histoire m'avait si peu intéressée que j'en avais oublié toutes les grandes lignes d'intrigues ainsi que la résolution. Et en voyant le résultat, je peux dire que je comprends pourquoi : c'est un polar classique dont la résolution n'apporte pas de conclusion satisfaisante au-delà de l'arrestation des méchants coupables. Le genre qui m'intéresse le moins, en somme. Je le redis souvent, mais le genre du polar n'a pas mes faveurs. Ici encore nous avons les ingrédients habituels : flics blasés et corrompus, magouille, passé qui refait surface, méchants très méchants et jeune recrue de la police qui découvre les méthodes. C'est intéressant dans le décor du grand nord Norvégien, mais une fois passé l'intérêt du cadre et du dépaysement, le récit pêche déjà beaucoup plus. En fait, je crois que le souci c'est que le récit part d'un évènement déclencheur qui n'aura que peu de résolution au final. Le vol du tambour sera finalement résolu sur un coin de table, amenant à une autre problématique qui n'est pas très intéressante non plus, autour d'un secret enfoui sur les terres autochtones. L'auteur a voulu clairement parler de ce qu'on a fait à ce peuple Lapon qui est encore victime de sa simple existence, attirant sur lui le pire du capitalisme. Sauf que le récit lie les deux d'une façon que je trouve maladroite et qui n'a pas d'intérêt réel. En fait, je trouve que le récit aurait pu s'arrêter sur l'histoire du méchant, c'est-à-dire l'exploitation des sols autochtones et les conflits qui en découlent, comme c'est aussi le cas au Canada par exemple. Là le mélange avec le vol du tambour amène à plein de pistes qui, si elles sont résolues, n'apportent pas grand chose au final. De fait, la résolution est assez détachée du reste du récit pour moi. Il manque un réel intérêt à arriver à la conclusion, une envie de voir ce qui se résout. Là, j'ai pas vraiment l'impression qu'il y ait de résolution mais juste un arrêt après qu'on ait empêché le méchant de nuire. La BD est donc une adaptation et celle-ci est plutôt réussie, avec un dessin qui marche bien et colle au récit, porté par les touches de bleus sur la neige. Je me suis juste dit que certains détails autour des violences sexuelles ou le flic qui embrasse sa partenaire sans consentement n'était pas indispensable. Ils apportent l'idée de la violence, mais dans le cas du flic je ne vois pas en quoi ça sert le récit, surtout que ça fait de notre protagoniste un agresseur sexuel, ce que je n'apprécie pas outre mesure. Donc voila, une nouvelle fois je découvre un polar et une nouvelle fois je trouve que le récit sonne faux. Il y a des bâtons dans les roues des protagonistes qui semblent être là pour servir un récit plutôt qu'une crédibilité, les méchants très méchants sont méchants et l'histoire se dénoue sans réelle fin, juste un arrêt de l'enquête. Et puis voila, j'ai fini de lire, c'était sympa surtout niveau du dessin, j'aurais à nouveau oublié l'histoire dans six mois et ça ne m'aura pas apporté grand chose. Je pense vraiment que le polar ce n'est pas pour moi ...
Très beau travail éditorial – comme toujours avec cet éditeur : cela rend la lecture agréable, d’autant plus que la narration est fluide, et que le dessin – après un temps d’adaptation concernant les visages (les nez surtout parfois) et une relative rigidité des corps – est lui aussi efficace. Pour ce qui est de l’histoire, c’est une enquête aux multiples pistes, mais assez classique dans son déroulement. C’est d’ailleurs le principal reproche que l’on pourrait faire à cet album, qui peine quand même à surprendre. La touche d’originalité, qui fait sortir cette histoire de l’ordinaire, c’est le cadre dans lequel elle se déroule, à savoir le grand nord norvégien, avec les tensions entre autochtones (les Samis) et Scandinaves. C’est d’ailleurs autour du vol d’un tambour traditionnel – mais qui se révèle rapidement plus important qu’on ne le pensait – que tourne cette enquête. Une lecture sympathique, un peu dépaysante, qui se déroule sur un rythme un peu lent : pour amateur de polar nordique qui prend son temps…
J'ai franchement adoré ce roman policier ayant pour cadre la Laponie. Il s'agit d'une histoire de tambour chamanique et de meurtre entre éleveurs de rennes. Il y a une atmosphère nordique toute particulière qui m'a tout de suite séduit. Au niveau graphique, c'est du noir et blanc mais agrémenté d'un peu de bleu avec quelques nuances de gris. Cela donne une couleur assez pastel assez original. Le dépaysement sera garantie au pays des aurores boréales. Pour une fois, je ne me suis pas ennuyé dans ce roman policier car on découvre la culture des samis (vrai nom des Laponsà) dans un contexte de colonisation par des scandinaves norvégiens ou suédois. Il y a même un français mais qui vient au nom d'une exploitation minière. Il faut dire que le sol regorge de richesses. Au final, une oeuvre fluide et harmonieuse. Le froid et la nuit polaire nous prennent aux tripes dans la blancheur de la Laponie.
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