Ken le transporteur

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Suivez Ken, un aventurier japonais téméraire et coureur de jupons, dans ses tribulations à travers l'Asie. Sa devise : "Je transporte tout, excepté les armes et la drogue".


Seinen

Ken est un transporteur. Sa devise "Je transporte tout, excepté les armes et la drogue". De Taiwan à l'Afghanistan, de jungles en déserts, en pleine guérilla, aux prises avec des bandits ou face à la mafia, Ken ne recule devant rien pour livrer les marchandises qu'on lui a confiées ! Tout au long de son périple, il visitera les plus beaux endroits, dénichera les plus beaux artefacts... et rencontrera des femmes et des hommes qui comme lui, ont soif d'aventure!

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 06 Décembre 2006
Statut histoire Série terminée 4 tomes parus
Couverture de la série Ken le transporteur
Les notes (1)
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11/11/2018 | Salèn
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Par Salèn
Note: 3/5

Ken est un transporteur, c'est à dire qu'il transporte tout sauf des armes et de la drogue. Les différents colis qu'il devra transporter (cela est la plupart du temps un objet mais peut aussi être une personne). Son métier lui permet de voyager dans tous les pays du monde et de vivre plein d'aventures. Je voyais cette série trôner depuis des années dans les rayons destockage des librairies, j'ai donc décidé de l'acheter car il n'y a que quatre tomes. Le premier tome met en scène Ken dans deux grandes aventures, une à Bali et une en Afghanistan. L'ensemble se lit bien, et est étonnamment assez dense au niveau de la retranscription des lieux visités, on voit que l'auteur est un passionné de voyages et qu'il a tenu à ce que son dessin retranscrive bien l'ambiance voulue. Parlons-en, du dessin, il est efficace, les personnages sont dessinés de façon réaliste, mais avec un twist un peu cartoonesque, et avec des décors jolis quand il y en a. Il y a plusieurs références aux travestis et aux personnes transsexuelles dans le tome 1 (notamment avec la présence des deux femmes de main jumelles qui travaillent pour la famille Wong, que l'on reverra dans les tomes suivants), je ne comprenais pas vraiment pourquoi, mais l'auteur finit par expliquer à la fin du tome qu'au départ il voulait que le personnage de Maria, dans la seconde histoire du tome 1, soit en fait un travesti, voulant explorer la situation d'une telle personne dans la société afghane. Il n'a finalement pas mené le projet à bien (probablement à cause d'un refus d'éditeur je pense), mais c'est dommage car cela aurait été très intéressant et aurait permis à la série de sortir du lot, d'autant que Ken a une relation avec Maria dans l'histoire, donc on aurait pu se pencher un peu plus sur les mécanismes d'une telle relation, d'autant plus qu'il ajoute qu'il n'était pas rare que des hommes hétérosexuels sortent avec des personnes travesties pendant la monarchie. Une occasion manquée, donc. Le tome 2 permet de découvrir des nouveaux personnages, comme Yuri, une habitante de Bali amoureuse de Ken, et Papa, un gangster désigné comme efféminé (décidément) de Bangkok. Outre Bali, que l'on visite deux fois (avec une histoire très intéressante sur un oiseau qui accompagne les défunts), on voyage également en Thaïlande, au Vietnam et au Népal. On apprend des choses sur la culture de tous ces pays, la cuisine, et on découvre des objets de valeur de ces pays, que ce soient des statuettes, des poissons, des assiettes, des oiseaux ou des sculptures en bois parfumé. Dans le tome 3, on revoit Papa (qui pour l'anecdote révèle qu'il est homosexuel), l'une des jumelles qui travaillent pour la famille Wong, et on voyage de nouveau dans plein de pays : dans la province du Yunnan en Chine, à Katmandou au Népal, à la frontière mexicaine aux Etats-Unis, à Bangkok en Thaïlande, et au Cambodge dans le massif des Cardamomes. Une grande partie de ce tome se passe en Thaïlande, Ken effectue plusieurs missions là-bas, et il revient du Cambodge avec Leuat, une jeune femme et nouveau personnage récurrent de la série. Ce tome est très agréable à lire, j'ai commencé à m'attacher aux personnages de la série, et c'est toujours super cool d'apprendre des choses : sur la Thaïlande, sa cuisine et les coins étranges de Bangkok, sur les sangsues des Cardamomes ou sur la fabrication des moules pour créer des statues en or de la déesse Kannon. Le dernier tome, plus long que les autres, contient une longue histoire sur plusieurs chapitres, durant laquelle Ken fait face à son passé, puis une histoire de transporteur « «classique » en Inde, et enfin une dernière histoire durant laquelle on revoit la plupart des personnages récurrents de la série. À la fin du tome, on trouve une cinquantaine de pages d'histoires courtes mettant en scène l'auteur et ses amis dans plusieurs pays comme le Cambodge, la Thaïlande ou l'Indonésie, et on comprend alors que les voyages de l'auteur ont inspiré la création du manga ; même si on s'en doutait déjà vu le côté didactique de la plupart des histoires. Par contre ces histoires courtes ne sont pas intéressantes (elles le sont rarement en général), et en plus par deux fois l'auteur reparle de façon insultante de personnes travesties et personnes transsexuelles, mais c'est pas possible il en est totalement obsédé à ce niveau-là ! Au final, j'avais commencé la lecture de cette série à reculons, mais c'est un bon manga sans prétention, divertissant, sans prise de tête. Ce n'est pas la série du siècle mais j'en garderai globalement un bon souvenir. Moralité : ce n'est pas parce qu'une série est en arrêt de commercialisation et qu'elle se retrouve dans les librairies déstock que cela veut dire que c'est une mauvaise série !

11/11/2018 (modifier)