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Annihilator

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Ray Spass est un scénariste hollywoodien à succès embauché pour lancer une nouvelle franchise, consacrée au voleur futuriste Max Nomax, mais lorsqu'il découvre qu'il est atteint d'une tumeur au cerveau, Ray plonge dans une spirale d'autodestruction.


Ray Spass est un scénariste hollywoodien à succès embauché pour lancer une nouvelle franchise, consacrée au voleur futuriste Max Nomax, mais lorsqu'il découvre qu'il est atteint d'une tumeur au cerveau, Ray plonge dans une spirale d'autodestruction. C'est alors que son propre personnage de fiction, Max, apparaît dans son salon, et lui demande son aide pour ressusciter sa bien-aimée. Le créateur et sa création s'embarquent alors dans un périple sans répit, poursuivis par l'Annihilator, un tueur implacable.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Traducteur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 16 Septembre 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Annihilator

06/11/2018 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Ce récit reprend l’idée d’une rencontre entre un auteur et sa création. Ici, il s’agit d’un auteur qui s’est enfoncé dans tous les excès après un grand succès. Drogué, névrosé, déchu de son piédestal, ce personnage est on ne peut plus pitoyable. Face à lui, une sorte de super-méchant, arrogant, cynique et implacable, sorti tout droit de son cerveau, se retrouve sur Terre pour une raison que le lecteur ne comprendra qu’à la lecture de l’album. Le scénario s’articule sur deux fils narratifs. Le premier est un récit de science-fiction très emphatique et au ton sentencieux. On y découvre notre super-méchant enfermé dans une station spatiale suite à un crime dont on ignore tout. Le second fil narratif nous permet de suivre l’auteur sur Terre alors qu’il cherche à réaliser son come-back via la réalisation d’un scénario de science-fiction. Ces deux fils finissent par se rejoindre, bien entendu. Personnellement, je n’ai pas souvent été convaincu par ce principe de la rencontre entre un auteur et un de ses personnages de fiction. Je trouve cependant que la mise en place est ici plutôt bien vue, le personnage de fiction perdant au fil du temps son caractère fictionnel… car il y aurait une explication rationnelle au fait que l’auteur puisse raconter l’histoire de son personnage. C’est tordu et on est dans de la SF pur jus… mais c’est cohérent, quelque part. Par contre, j’ai eu du mal à apprécier la narration. L’auteur étant un grand névrosé constamment shooté, le récit de SF qu’il écrit (et qui constitue donc un des deux fils narratifs) est -très logiquement- décousu, obscur, allumé… En clair, c’est chiant à lire. Les passages où les deux personnages se rencontrent et interagissent sont plus agréables à lire mais on reste dans de la SF américaine très grandiloquente, gratuitement vulgaire et violente. Au final, alors que je trouve l’idée qui permet de relier ces deux univers assez agréable, la lecture de l’album m’a été pénible. Au niveau du dessin, si je ne nie pas la qualité du trait d’Irving Frazer, je continue à ne pas être fan de ce type de dessin très sombre avec un encrage marqué. Mais c’est juste une question de goût et les amateurs de comics devraient, je pense, beaucoup apprécier le travail réalisé ici. Deux styles picturaux distincts illustrent les deux fils narratifs, l’un -celui dédié à la SF- tient plus de la peinture, l’autre propose un aspect plus hachuré et plus brouillon. Au final, je n’ai pas été convaincu par cet album, non qu’il soit mauvais mais il n’était tout simplement pas fait pour moi, surtout du point de vue de la narration et du dessin qui me donnent ce sentiment d’être face à des auteurs qui cherchent plus l’effet que l’émotion… Bof, donc, dans mon chef… mais si vous êtes amateurs de SF américaine, sombre et violente, cet album peut constituer une belle surprise.

06/11/2018 (modifier)