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La Route de la Vie

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)

Les nazis envahissent l'Union soviétique en 1941. Ils assiègent Leningrad. La ville est coupée du reste du monde et les habitants meurent de fin. Avec son violon, Olenka a t-elle le pouvoir de libérer les malheureux habitants ?


1939 - 1945 : La Seconde Guerre Mondiale Auteurs italiens Contes funèbres Russie

Pendant la seconde guerre mondiale, l'armée allemande part à la conquête de l'Union soviétique. Elle va alors encercler la ville de Leningrad, privant ainsi tous les habitants de nourriture. La misère et la mort sévissent. Mais l'avenir se joue sous d'autres cieux. La déesse de la vie est prisonnière et sa disparition causera de nombreuses victimes. Le seigneur du solstice va donc tout faire pour la sauver. Pour cela, il est prêt à tout. C'est ainsi qu'il va trouver Olenka, une petite fille qui voit la magie qui entoure le monde. Seule avec son chien et son violon, elle glisse de l'espoir dans la noirceur qui gagne chaque être humain. Son pouvoir immense s'étend au delà de ce que l'on voit...

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 28 Février 2018
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série La Route de la Vie © Glénat 2018

22/10/2018 | Erik
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L'avatar du posteur Noirdésir

Le cœur du sujet est douloureux et pas trop souvent traité en BD : le terrible et meurtrier siège subi par les habitants de Leningrad durant la seconde guerre mondiale. Mais l’aspect purement militaire est rapidement escamoté, et les auteurs ont choisi de traiter ce sujet par la bande, par analogie, avec une bonne dose de fantastique. Une petite fille, qui a perdu ses parents au début du siège, nous sert de « guide », de fil rouge, comme elle va servir de passage entre les hommes et certaines divinités païennes. Certains passages entre ces divinités sont peut-être un peu trop longs ou obscurs, et j’aurais sans doute aimé un rééquilibrage au profit de la « réalité », avec le siège davantage développé. Mais finalement le fantastique passe plutôt bien. J’ai eu aussi certaines réserves concernant le dessin, qui a des allures brouillonnes parfois, mais là aussi il a fini par me convaincre, et certaines planches sont réellement très belles. Bref, un drame humain et historique traité sous forme de conte fantastique, avec un final à la fois triste et positif, la mort apportant son humus à la vie. Une lecture originale de cet épisode historique, à découvrir.

29/03/2021 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Rarement je n'ai lu un conte pour enfant aussi triste. Aussi, je me demande si c'est vraiment destiné à la jeunesse. Il faut dire que le siège de Léningrad durant la Seconde Guerre Mondiale a fait près d'un million de morts. Il n'y a pas eu autant de mort en France durant cette même guerre. C'est un chiffre effrayant qu'on a du mal à s'imaginer. Un million de personnes qui ont perdu la vie si ce n'est pas dans les combats, c'est par la famine. On observera que le peuple soviétique s'est battu courageusement pour être maître de son destin et non dans la fuite éhontée face à l'adversité. Ce conte slave met l'accent sur une petite fille qui vient de perdre sa famille et qui n'a plus rien à perdre que sa vie pour sauver celle de son peuple. Certes, il y a un côté fantastique qui mêle les saisons hivernales avec la déesse de la vie contre le démon de la mort. Je trouve que cette histoire est bien menée jusqu'au final époustouflant et dramatique. Le graphisme est d'ailleurs d'une grande beauté et d'une grande précision notamment dans les décors et les visages des personnages. Sinon, la pureté et l'innocence peut rencontrer l'horreur, la guerre ainsi que la mort.

22/10/2018 (modifier)